‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 538 sur 568 · V. l. I. n“» 13U et · texte numérisé non relu

V. l. I. n“» 13U et

»e trouverait, par suite des circonstances, inférieur au montant des indemnités dues. D'où néces.sité absolue, iiour cette Compagnie, de posséder personnellement des capitaux importants et d’accumuler des réserves en prévision du cas où les sinistres, au cours d’une période plus ou moins jirolongée, viendraient à dépasser les prévisions. D’où aussi, comme contre-partie du risque de perte, la chance pour la Compagnie d’assurances à primes fixes de réaliser des bénéfices en exigeant de chaque assuré une prime supérieure au chiffre strictement nécessaire l)our couvrir le risque probable, tamlis que l’assurance mutuelle ne visant à aucun autre bénéfice que la sécurité procurée aux mutualistes, rapprochera le plus jtossible, théoriquement du moins, le total des cotisations qu’elle exigera du total des indemnités à allouer. Si donc, au point de vue de la garantie du risque, le système des primes fixes peut paraître plus avantageux pour les assurés, à raison de la réparation intégrale qui leur est promise en tout état de cause et de raccumulation des capitaux affectés à la sûreté de cette obligation, il semble (pCaii point de vue de l’économie dans le coût de l’assurance, ce soit la mutualité (pii doive de beaucoup l’emporter.

En fait, chacun de ces modes d’assurance a son champ d’application privilégié^. A l’assurance mutuelle conviennent les risques menaçant d’une manière uniforme un petit nombre d’individus qui se connaissent et qui peuvent, au point de vue de l’éventualité des sinistres, exercer les uns sur les autres un con trôle effectif. A l’assurance à primes fixes correspondent principalement les risques susceptibles de s’étendre à la fois à un grand nombre de personnes et de les frax>per d’une manière très inégale. Il serait sinon impossible, du moins la plupart du temps très difficile, de couvrir de semblables risques par l’association directe des intéressés. Seules, l’obligation légale et l'intervention des pouvoirs publics pourraient peut-être assurer la constitution de mutualités assez puissantes pour assumer d’aussi lourdes responsabilités.

En France, en dehors du risque d’incendie, pour lequel assurances mutuelles et compagnies à primes fixes sont en concurrence, la mutualité n'a guère pris d’extension que xiour certains risques personnels, tels que le risque de maladie et pour les risques agricoles, pour celui notamment de la mortalité du

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