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V. plus haut, n

5lS QUATRIÈME PARTIE. — CHaEITRE It

cette voie qu’avec une extrême prudence. Mieux vaudrait, semble-t-il, que les ressources absorbées pour la constitution de pensions de retraite dont le chil'fre restera forcément très faible fussent consacrées à l’assurancie contre la maladie et aux frais accessoires. Les sociétés qui ont su borner leur activité à l'attribution de secours en cas de maladie et de décès réalisent X>arfois des résultats remarquables, ("est ainsi qu’avec des cotisations dont le montant, pour la plupart des membres, ne dépasse pas 10 francs, la Société de secours mutuels des fonctionnaires de l’enseignement public secondaire et supérieur parvient à attribuer des secours s’élevant parfois à plus de 2.000 fr. Elle comprend, il est vrai, plus de 7.000 membres.

11 est vrai aussi que les recettes provenant de dons et legs, ainsi que les cotisations des membres honoraires sont de nature à faciliter de semblables résultats, ^lais peut-on équitablement en faire grief aux sociétés de secours mutuels? înous avons vu que les fonds provenant de la prévoyance, cotisations des membres participants, droits d’entrée, intérêts des capitaux placés, représentent plus des 2/3 des ressources annuelles delà mutualité. Pour le surplus, les cotisations des membres honoraires, les dons et legs, émanent le plus souvent de personnes qu'un lien professionnel rattache à l’association mutualiste; elles procèdent de la solidarité idus que de l’assistance. Les subventions de l’Etat elles-mêmes se justifient comme un stimulant à la prévoyance et, par suite, comme un moyen efficace de diminuer les charges éventuelles de l’assistance publique.

S’il peut arriver enfin que la mutualité manque parfois de mesure dans les manifestations de sa propagande et qu’elle se laisse trop facilement influencer par le souci de distinctions honorifiques, il ne serait pas juste cependant d’exagérer la portée de ce grief. Les abus signalés tiennent, pour la plus grande part, à la dispersion des effectifs mutualistes; ils s’atténueront par l’effet de la concentration qui, peu à peu sans doute, substituera aux milliers de très petites sociétés réunissant chacune moins de 50 membres, un nombre sensiblement plus restreint de puissants groupements, uniquement soucieux du but de prévoyance assigné à leur activité.

ÎK)G. Les institutions d’assuranec dues à l’initiative privée (suite) : 2° l’assurance contre les risques personnels autres i|ue la maladie. — En dehors de la maladie, les personnes sont

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