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l’a.ssist\nce
administrative, à lacpielle, dans le langage usuel, on résiTve plus particulièrimient le nom d'assistance publiipie. A la diffénmee de l’assistance légale, l'assistance publique n'<*st pas obligatoire. Ivlle a, dans ses apjdications, un caractère local ou régional, et les ressources dont elle disjiose proviennent principalement de la volonté, soit des fiarticuliers eux-mêmes, (pii peuvent la choi- , sir comme organe de distribution, soit de collectivités luibliques décentralisé(‘s, départements, communes par exemjile.
L assistance publiipie ainsi définie est l'auxiliaire naturel et le complément indispensalile de la charité privée. Si die est inférieure a celle-ci au point de vue de l'action morale, elle peut, grâce à des moyens d’information ])lus étendus, distribuer les secours d une manière souvent jilus sûre et éviterplus facilement les fraud(‘s et les doubles emplois. D'autre jiart, la concentration ))lus grande des ressources lui permet de réaliser des œuvres de longue haleine, qui resteraient le plus souvent inaccessibles à la charité jirivée, les (cuvres d'hospitalisation par exemple. -\ ces divers titres, l'assistance publique est susceptible de rendre de précieux services. Son action, bien loin d'exclure l'initiative privée, peut d’ailleurs se combiner fort heureusement avec celleci. Tel est précisément le résultat d’une organisation connue sous le nom de « Système d’Blberfeld », du nom de la ville où elle fut pratiquée pour la première fois au milieu du xixe siècle. Le système d’Elberfcdd implique ralliance étroite de l'assistance iniblique et de la charité privée, la première dispensant les fonds, et la seconde ayant pour mis.sion, grâce à la fréijuentation à domicile des indigents, d'exiu'cer l’action morale nécessaire et d'assurer la ré])artition des secours dans les conditions les meilleures.
931. En France, l’assistance publique proprement dite manifeste son action sous deux formes principales : l’assitance aux indigents valides, parles bureaux de bienfaisance, et Tassistance aux malades et invalides, ]>ar les hospices et hô])itaux. Les bureaux de bienfaisance, et l’assistance aux malades et invalides, par les hospices et hôpitaux. Les bureaux de bienfaisance, dont la création remonte à une loi du 7 frimaire an sont, dans les communes où ils existent, les représentants des indigents. A ce titre, il leur appartient de recevoir les dons et legs ayant les pauvres pour bénéficiaires, ainsi que le produit de certaines taxes (droit des pauvres), et les subventions qui peuvent hnir être allouées par les pouvoirs publics. Ils ont pour mission de distri-
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buer des secours aux indigents domiciliés dans la commune. Quant aux hospices et hôpitaux, ils tirent une grande partie de leurs ressources des revenus de leur patrimoine personnel, auxquels s’ajoutent les dons et legs qui peuvent leur être faits et les subventions qui leur sont attribuées sous diverses formes.
En 1911, les bureaux de bienfaisance ont secouru 1.280.888 indigents et dépensé 53.105.000 francs. Quant aux établissements hospitaliers, leur clientèhi n’a pas été inférieure à 767.193 personnes, et le chiffre de leurs dépenses s’est élevé à 130.532.000 francs.