‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 71 sur 568 · Karl Marx, /.r ntpiltil · texte numérisé non relu

Karl Marx, /.r ntpiltil

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183; Appriîcialioii »li‘s avantariPs allribuos et des eritiqiies adressées an réçjlme de libre eoneurrenee. — La conenrrence ne saurait lU’éteiKlre, croyons-nous, à toutes les vertus (jue lui prêtent ses défenseurs; elle ne mérite pas, d’autre part, tous les reproches qui lui sont adressés par ses advei’saires. lia vérit é nous parait être dans un moyen terme.

1° En ce qui concerne sa fonctio)\ réf*'ulatrice. la concurrence agit certainement d’une manière assez imparfaite. Xon seulement les indications foundes par elle n’empêchent pas les crises, mais elles ne peuvent même, i)ar suite de rinsuflisante mo)»ilité du capital et du travail, permettre de rétablir immédiatement l'équilibre rompu entre la production et les besoins. C'el)endant, de tous les régulateurs que l’on pourrait concevoir pour la production, la concurrence est encore le moins imparfait, car sa fonction à ce jtoint de vue repose sur l'action d’une loi naturelle, la loi de l’offre et de la demande’. Grâce aux indications qui résultent du mouvement des prix sous un régime de libre conciuTence les producteurs peuvent dans une certaine mesure l)révoir les crises et ])rendre les dispositions nécessaires pour y porter remède. ;Sans doute l’action réparatrice de la concurrence n'est pas immédiate; elle s’exerce du moins d'une manière cons tante et parvient plus ou moins rapidement, mais sûrement, à rétablir l’équilibre rompu.

20 La répartition des activités entre les diverses natures de travaux est, dit-on, toute différente de celle que l’on pourrait sout haiter voir réalisée, au point de vue de la morale et de la bonne organisation de la société. ^lais on n’observe pas suffisamment que la conciuTcnce. force économique, tend à réiiartir les individus entre les diA^ers emplois en proportion des besoins existants. c’est-à-dire en iiroportion de l’importance comi)arative des désirs qu’éprouvent les hommes, abstraction faite de leur moralité-. Si les débits de boisson pidlulent dans certaines régions, c’est précisément parce que ralcoolisme y sévit et, par un effet réflexe, leur multiplicité même contribue encore à répandre ce fléau; le jour où, sous l’influence de la morale et de l’hygiène, le besoin fâcheux des liqueurs fortes viendrait à s’atténuer, la fonction économique qui lui correspond ne tarderait guère à perdre de son importance. De même que rencombre-

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