CHAPITRE IV
U CONCENTRUTION DE LA PRODUCTION
201. DillÏTciits aspects de la coneeiitralion. — L’examen des statistiiiues permet de déterminer, an moins d’une manière approximative, comment, dans un Etat, se réiiartissent à un moment donné les entreprises au point de \uie de leur importance comparative, c’est-à-dire quelle est à ce moment, et dans telle ou telle branche du travail industriel, la part de la petite, de la moyenne ou de la grande production. Si on effectue ces recherches pour la même nature d’industrie et pour des périodes successives au eoims des soixante ou quatre-vingts dernières années, et si on rapproche les résultats obtenus, on constatera fréquemment le double phénomène suivant ; <l’une inirt le nombre des entreprises a sensiblement diminué: d autre part, le chiffre moyen du personnel par établissement a augmenté.. C’est la jireuve qu’il s’est opéré une concentration dans la branche d’industrie observée, c’est-à-dire que la production en grand tend à s’y substituer à la petite production.
D’autres fois, le fait de la concentration se dégage moins nettement. Par exemple, le nombre total des entreprises a augmenté, mais cet accroissement porte exclusivement sur les moyens et les grands établissements, tandis que le nogibre des petites exploitations a diminué. Ou bien l’accroissement nmnérique s’est produit pour les petits établissements comme pour les grands, mais d’une manière moins sensible. Dans toutes ces hypothèses, il y a concentration puisque, dans la production totale, la part afférente aux grandes entreprises s’est accrue proportionnellement à celle qui revient à la petit-- production.
La concentration s’accompagne fréquemment d’un autre phénomène que l’on appelle 1’ « intégration » . Il consiste dans