Les diverses espèces de consommation. Nous
savons que la consommation est la fin et la fin légitimé de la richesse, la dernière phase de l’œuvre économique. Si 1 homme prend de la peine pour produire, conserver, échanger la richesse, c’est parce qu’il compte y trouver, directement ou indirectement, les moyens de satisfaire ses besoins. Le besoin est. comme nous l’avons expliqué, la cause déterminante de l’effort économique et la consommation qui donne
satisfaction au besoin est en quelque sorte la récompense de lefîort. ^
Il s’en faut de beaucoup cependant que toutes les consommations aient pour résultat ou pour but immédiat une satisaction personnelle, ni même que toute richesse consommée
aboutisse à une satisfaction. Il y a des consommations de diverses espèces.
2*^8 la consommation
Nous savons aussi que J’iiomme. ne créant ni matière ni lorce, ne peut anéantir ni la matière ni la force. Gomme c’est de rutilité qu’il crée en produisant, c'est aussi de l'utilité qu'il détruit en consommant la richesse.
On peut d’abord diviser l'ensemble des consommations en deux ^Tandes catégories : consommations reproductives et consommations i)nproductives. La priimière catégorie comprend toutes les consommations qui sont faites en vue de la production ou, plus exactement, en vue de la création ou de la conservation d une utilité quelconque, produit, service, force productive. La seconde comprend les autres consommations , c’est-à-dire toutes celles qui n’ont pas un but industriel, qu’elles aient pour objet ta satisfaction d’un besoin personnel ou qu’elle ail pour cause une perte accidentelle.
On peut aussi, d’après la durée du service et le temjis qui s'écoule entre le commencement de l’usage et la destruction complète de l’utililé d'un objet, distinguer les co?isommations rapides et les consommations lentes.
Les services personnels sont tous <le la première catégoriel les deni’ées alimentaires, les combustibles lui apparliennent également. Ce n’est pas que ces richesses soient nécessairement toutes consommées aussitôt que (créées. Elles peuvent être conservées et elles sont susceptibles d’accumulation. Mais on en consomme en une fois ou en peu de temps toute l’utilité; quand on mange un pain, le pain n’est plus; quand on a joui pendant quebjues jours de la vuc^ et du i»arfum d’un bouquet, les fleurs fanées n’ont plus de valeur.
A la seconde catégorie appartiennent les monuments et les maisons (|ui peuvent servir au même usage pendant de longues années et même durant des siècles, les vêtements qui rendent le même service tant qu’ils ne sont pas usés et même les parures qu’on porte tant (|u’elles ne sont pas détraîchies, les machines, les outils qui concourent pendant un temps plus ou moins long à la production, les livres qu’on garde dans sa biblotbéque même quand on ne les lit pas. Cette distinction est imjioi’tante, particulièrement dans la consommation industrielle où chaque produit doit renlermer la valeur totale des consommations rapides
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employées à sa fabrication, tandis qu’il ne renferme que l’amortissement des consommations lentes.
Rapides ou lentes, les consommations sont toujours une destruction d’utilité ; toute richesse, excepté les fonds de terre, se consomme et a une fin. Les monuments les plus solidement construits de l’antiquité sont aujourd’hui des ruines et ceux du moyen âge qui servent encore ne doivent d’avoir conservé leur utilité qu’à de coûteuses dépenses d’entretien.
On peut distinguer, d’après la qualité des consommations, les consommations privées et les consommations publiques., les premières comprenant tout ce que consomment les particuliers et les groupes de particuliers, les secondes comjirenant tout ce qui est consommé pour les services publics, c’est-à-dire les dépenses de la communauté politique.
La consommation, dans le sens économique, est beaucoup plus prochaine que le sens ordinaire du mot le ferait supposer. Voici un pain et un fromage ; tout le monde sait que la consommation ne tardera pas à absorber ces produits alimentaires et que, ce soir probablement, le pain ne sera plus et que, dans queb{ues jours, le fromage aura cessé d’être.
Mais voici des planches chez un menuisier. Comment et quand seront-elles consommées? Quand elles auront cessé d être planches pour devenir tablettes, caisses ou panneaux. Voici du coton chez un manufacturier. Sera-t-il consommé, lors({ue l’étoffe qu’on en fera aura été portée et usée? Il le sera bien avant ; car il cessera d’être coton lorsque le fdateur l’aura converti en fil, comme le fil cessera d’être fil lorsque le tisserand l’aura converti en tissu, et le tissu cessera d’être tissu lorsque la lingère l’aura coupé et converti en objets d’habillement. La plupart des produits, excepté la terre, sont continuellement détruits ou usés par une consommation incessante.
H9. La consomuiation reproductive. — Quand Ull cultivateur met du blé en terre, il le consomme. II consomme de plus le travail des semailles, les façons données au sol,
1 intérêt de son capital pendant neuf mois et il consommera ensuite le travail de la moisson : toutes ces consomraations ne sont que des avances faites à la production. S’il a bien opéré.
LA CONSOMMATION
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Dans le nomfire des consommations de ce genre uécessai,-»a une industrie agricole ou manufacturière, il y en a de r ,n
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dresser un é.at des diverlrsT^ltliotTdul'Sr compose un tableau r/uirenroduit WnuhL “^‘J^^t^^Jclles, on
plus haut des éléments du capital fix^ « dr'capUal clicukm:
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Lentes :
Appartenant
■iMatièî^es premières.
Salaires,
en général au 1 -^oàUier indu capital ü.\e. (
V Mobilier pers^
Î^07jer{si rentrepreneur est locataire).
A titres dépenses f/énéra~ les de l'établissoment Uépenses d'entretien de I entrepreneur.
J^niiments (si rciitreprciieur en est nm prietaire). ^
Mobilier industriel.
personnel de l'entrepreneur.
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