COMMERCE INTERNATIONAL. STATISTIQUES ET FAITS
ment. Eil 1913, les quantités, tant importées qu’exportées, étaient de 66.294.899 tonnes; en 1919, elles n’ont été que de 43.834.788 tonnes. La hausse des valeurs n’est donc que la conséquence de
l’inflation monétaire (*)•
Le second fait qui ressort du tableau ci-dessus, c’est l’écart énorme entre les exportations et les importations. Axant la guerre, l’importation dépassait l’exportation de 20 p. 100 environ, et la différence était comblée par le produit de nos placements à l’étranger et les dépenses des étrangers chez nous. Depuis 1914, 1 excédent des importations a été : en 1914, de 31 p. 100; en 1913, de 180 p. 100; en 1916, de 232 p. 100; en 1917, de 338 p. 100; en 1918, de 372 p. 100; en 1919, de 242 p. 100. C’est une grave rupture d’équilibre. Tandis que l’exportation était entravée par le manque de personnel, de matières premières, de houille, et par les difficultés des transports, il a fallu cependant, au cours de la guerre, importer de grandes quantités de marchandises, soit pour les besoins de la guerre meme, soit pour 1 alimentation nationale, et, la guerre terminée, pour reconstituer les pays dévastés et remettre en marche la machine économique. Si on considère les quardités, on voit que depuis 1913 les quantités exportées ont beaucoup plus diminué que les quantités importées; celles-ci ont passé de 44.220.386 tonnes métriques en 1913 à 38.334.369 tonnes métîiques en 1919, alors que les quantités exportées passaient de 22.074.313 tonnes à 3.320.219 tonnes.
Depuis la fin de la guerre, les chiffres du commerce extérieur sont à un niveau beaucoup plus élevé qu’auparavant ; c’est une conséquence de la dépréciation de la monnaie et de la hausse des prix. Voici les chiffres des trois années 1923-1923.
(l'aleur en milliers de francs.)
années importations export.vtions ensemble
(5) Voici îe^ valeurs comparées de la tonne métrique de marchandises en 1913 et en 1919 :
Coellicient
de
En 19ia En 1019 majoration
Marchandises importées Fr. 190
Marchandises exportées 311
Los oliiffies actuels ne sont pas comparables à ceux d’avant la guerre, jiarce cpie les francs ne sont plus les memes. Toutefois, même compte tenu de ce facteur, le commerce extérieur dépasse sensiblement celui d’avant la guerre. D’une part, si l’on calcule ai)proximativement la valeur du commerce extérieur en francs-or, on trouve, pour 19211, 19.725.1)00.000; j)our 1924, 21.874.000.000; pour 1925, 2 1. 8 10. 000. < RIO (contre 15.301.000.000 en 1913). D’antre pari, si l’on considère, non plus les valeurs, mais les ])oids, élément soustrait à l’influence des variations de prix, voici ce (pi’on trouve :
Pcids (en luîmes iiu;lii(pics).