i.S9îf
wm
So.978.453
C’est dès 1922 ipie le tonnage de 1913 a été dépassé.
ITi changement remanfuable s’est produit depuis la guerre dans le rapport entre les importations et les exportations. Avant la guerre, les exportations étaient inférieures aux importations, et le rapport des premières aux secondes était d’environ 80 p. 100. Pendant la guerre, ce rapport s’est beaucoup abaissé; au point le plus bas, en 1918, il est tombé à 21 p. ItH). Depuis la guerre, il s’est relevé d’une façon continue et a dépassé, à jiartir de 1921, le niveau d’avant la guerre. En 1924, les exportations ont dépassé les importations : l’excédent des exportations a été, en chiffres absolus, de 1.321.5(13.000 francs, et le rapport des exportations aux importations a été assez proche de 104 p. 100. En 1925, même phénomène : l’excédent des exportations a été, en chiffres absolus, de 1.433.049.000 francs, et le rajiport des exportations aux importations a été du même ordre qu’en 1924, mais légèrement inf''rieur. Les cinq derniers mois de 1925 ont donné un excédent d’importations, et il en a été de même des premiers mois de 192(1.
Dans le commerce extérieur d’un pays, il n’y a pas seulement à considérer sa grandeur et ta proportion qui existe entre les exportations et les importations. Il y a aussi d’utiles données à tirer, d’une part de sa composition, d’autre part de sa répartition entre les pays étrangers.
UO.M.MERCE INTERNATIONAL. STATISTIQUES ET FAITS Id
En ce qui concerne la composition du commerce extérieur, les statistiques en donnent le détail au moyen d’une nomenclature des marchandises qui est très étendue. Mais ce qui nous intéresse ici est ta division entre les trois grandes catégories que distingue la statistique française : objets d’alimentation; matières nécessaires à l’industrie, ce ipii comprend soit des matières premières jirojirement dites, soit des matières ayant déjà reçu un commencement d’élaboration industrielle; objets fabriqués. A l’exportation, lu statistique compte, comme cat(*gorie distincte, les colis postaux. .V l’exportation et à l’importation, l’or et l’argent sont comjités à part.
A l’importation, c’est la catégorie des matières premières qui tient la iiremière place; dans les années avant la guerre, la projiortion des matières jiremières dans l’ensemble des importations était en moyenne supérieuie à (10 p. 100; les objets d’alimentation ne représentaient qu’environ 20 p. lOO, et les objets fabriqués à peu près la même jiroporlion. A l’exportation, ce sont les objets fabriipiés qui étaient à la jiremière jilace; ils formaient de 55 à (10 p. 100 des exportations; les matières premières venaient ensuite, avec une proiiortion inférieure de peu à 30 p. UK) en moyenne; l’exportation des objets d’alimentation était comprise entre 12 et 15 ju 100 de l’exportation totale. La conclusion à tirer de là était la suivante : la Erance consomme de beaucoup la plus grande partie des aliments tirés de son sol, et sa |iroduclion à ce point de vue, sans être adéquate à sa consommation, n’y est cepmidant pas très inférieure, puis(]ue nous m* tirons du dehors qu’environ un cinquième de ce qui nous est nécessaire; situation dont il y aurait lieu de se réjouir si elle n’était ipie l’effet de la fertilité du sol national, mais qui témoigne aussi de la faible densité et de la faible croissance de la population. Notre grand déveloj)jiement industriel est attesté jiar le contraste entre la prépondérance des matières premières à l’importation td celle des objets fabritpiés à l’exportation : la Erance lire du dehors une foule de matières brutes ou peu travaillées qu’elle revend sous forme d’objets prêts pour la consommation (*).
La composition du commerce extérieur a été fortement altérée dans les années de guerre et les premières années qui ont suivi
(ti) 1.0 Bullelin de slatistiqur et de léyislathn comparée, t. I.XXIX (miiiôe laiti), roiifornie une iutére.ssante étude statisliiiue sur le coiumerce de Iij France par catégories de marchandises, sous le titre Le commerce de la France avec les pays étrangers.
l i RELATIONS ECONOMIQUES INTERNATIONALES
le rétablissement de la paix. Actuellement, elle tend à redevenir ce qu’elle était avant la guerre, bien qu’avec des différences encore assez sensibles. Voici la comparaison, à cet égard, des années 1913, 1924 et 1925.
Importation.
Objets d'alimentation.
Matières nécessaires à
l’induslrie. 58,7
Objets fabriqués
Exportation.
Objets d'alimentation. .
Matières nécessaires à
l’industrie.. 27
Objets fabriqués
Colis postaux
La composition du commerce extérieur diffère grandement d’un pays à un autre, non seulement au point de vue de la nature des marchandises, mais à celui aussi de leur répartition entre les trois grandes catégories formées par les objets d’alimentation, les matières premières et les objets fabriqués.
Par exemple, en Grande-Bretagne, les denrées alimentaires tirées du dehors entrent, pour l’alimentation nationale, en quantités bien plus considérables, absolument et relativement, que chez nous; elles forment de 42 à 45 p. 100 de l’importation totale; les matières premières brutes ou demi-préparées en forment environ un tiers; les objets fabriqués, moins d’un quart. Par contre, à l’exportation, les objets fabriqués sont le principal, de beaucoup; ils ferment 80 p. 100 de l’exportation; dans aucun autre pays la proportion des objets fabriciués à l’exportation n’est aussi forte; en chiffres absolus aussi, l’exportation anglaise d’objets fabriqués est la plus grande du monde. Cette grande exportation d’objets fabriqués et cette grande importation de denrées alimentaires sont les traits caractéristiques du commerce extérieur de la Grande- Bretagne. Le développement industriel de ce pays n’a pas été sans entraîner, dans une mesure sensible, le sacrifice de la pro-