AT SECOND EMPIRE
Cil |i()lili(iue coiiiiiKM-riale de la Eraiice à ne la prendre même qu’à jiai'lir de la fin du xviif sièi la, a plusieurs fois changé d’asiH'cl. Sa structure actuelle date de la loi du 11 janvier 1892; mais avant de l’étudier telle qu’elle est actuellement, il sera utile de voir ce (jii’elle a été au cours du xix® siècle (\).
.lusqu a la fin de 1 ancien régime, la politique commerciale liaiîçaise avait été dominée par le souci du développement indus- Iriel cl par le souci de l’alimentation nationale. Elle tendait d’une part a développer les exportalions île jiroduits fabriqués et à fermer autant i|ue possible aux produits fabriqués étrangers le mai’cbe inleriinii', d’autre part, à assurer rajqirovisionnement alimentaire du peiqile, notamment en interdi-^ant ou en ne permettant que par intermittences l’exportation des céréales : prolectionidsme industriel, mais non agricole, ne momement d’idées qui, au xvm'' siècle, a formé la doctrine du libéralisme économique, avait cependant commencé dans la seconde modié du siècle à relâcher cette politi([ue rigoureuse; le sacrifice qu’elle imjdiquait de l’agriculture à l’industrie a fourni aux économistes de l’école pbysiol'ralique un de leurs terrains de lutte; ça a été la question des blés ipii fut si jiassionnément discutée dans la seconde moitié du xviii'’ siècle (-). Eue autre question, celle des toiles peintes ou
(I) Oiivi*:iges H ronsiilter .-sur hi coininerciaie de la France ; Anié,
Kiuile sHv /e.9 Uir'tjs de doutme et sur les traités de commerce (Paris, 187G); Levasseur. Histoire du coinmerce de la France TParis, 1011-1912); Arnauné, Le rftm)nerre extérieur et les tarifs de do^nine Paris 1011).
Les physiocratos, sur le ïondeniont de leur théorie du produit net (t. L liv- L chap. vi), qui faisait de la production agricole la seule richesse, ont réclamé la liberté du commerce des céréales : libre circulation à l’intérieur