‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 132 sur 209 · MOUVEMENT INTERNATIONAL DES CAPITAUX · texte numérisé non relu

MOUVEMENT INTERNATIONAL DES CAPITAUX

que sur les placements en valeurs mobilières que nous ayons des données statistiques d’une certaine précision, bien qu’elles soient loin d’offrir des garanties de complète certitude (^). En France, fin 1912, sur un montant total de valeurs mobilières évaluées en capital à 108-115 milliards de francs, les valeurs étrangères s’élevaient à un chiffre de 40-45 milliards de francs, soit de 37 p. 100 à 39 p. 100 du total. En Angleterre, le revenu des valeurs coloniales et étrangères, mais seulement valeurs gouvernementales et de chemins de fer, atteignait à la même date environ 104 millions £ (2.600 millions de francs), ce qui, en supposant un revenu moyen de 5 p. 100, donne une valeur en capital de 2.080 millions £ (52 milliards de francs); le total des placements anglais aux colonies et à l’étranger en valeurs mobilières était à la même date estimé à environ 100 milliards de francs, sur un montant total de valeurs mobilières estimé à 145-150 milliards de francs.

La guerre a bien changé ces données. Pour ce qui est de la France, son avoir en valeurs mobilières étrangères iieut être eslimé actuellement entre 85 et 90 milliards de francs-]»apier, par conséquent beaucoup moins que les 40 à 45 milliards d'avant la guerre.

Cette partie de notre actif national a diminué par suite de diverses circonstances.

a) Il y a certains des placements faits avant la guerre dont la valeur réelle est réduite à peu de chose : par exemple les fonds russes.

b) Il y a eu, pendant la guerre et dans les premières années qui ont suivi, de bonnes valeurs qui ont été vendues par les capitalistes, soit par dévouement à la chose publique soit par intérêt. On disait aux capitalistes : « Vendez vos valeurs étrangères pour souscrire aux emprunts de l’Etat français. » Quelques-uns n’étaient pas insensibles à cet appel fait à leur patriotisme. D’autre part, tant que la dépréciation de la monnaie nationale a pu être considérée comme provisoire, ceux qui vendaient leurs valeurs étrangères pouvaient croire qu’ils faisaient une bonne affaire.

c) Au cours de la guerre, l’Etat français a demandé aux déten-

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