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C. Petit catéchisme socialiste, i" entrelien

i. CoQf. Lerot-Beauueu, /c Collectif isme ; — D' Julins Wolf, Socialismu» und kapilalistische Gesellschaftsordnung; — Steccanella, S. J., Del Comnnismo; — Cvrille van Overbergh ; Caractères généraux du socialisme scientifique.

L ECOLE SOCIALISTE 2a3

sible, des objets de consommation nécessaires à la collectivité. Plus de surproduction, plus de production anarchique. On produira le nombre de chapeaux, souliers, vêtements, etc., la quantité de viande, blé, légumes, etc., nécessaires à l'entretien des citoyens, sans gaspillage ni déficit.

2* Echange des richesses. — Tous les produits de la fabrication nationale sont déposés dans des entrepôts publics. L'ouvHer, en échange de son travail, reçoit un bon en heures-travail; ce bon est échangeable contre les divers objets de consommation, dont la valeur est marquée en heures-travail. Ainsi, avec un bon de dix heures, vous pourrez vous procurer un quart d'heure d'allumettes, un quart d'heure de fil, une demi-heure de savon, un paletot de neuf heures, et le reste à l'avenant.

La monnaie métallique, ou fiduciaire, ainsi que le commerce, sont exclus de la société future, comme étant des scories du capitalisme bourgeois. Sur la masse des produits on fait un seul prélèvement, destiné à l'entretien des enfants et des citoyens incapables de travailler : invalides ou vieillards.

3° Répartition des richesses. — La répartition des richesses sociales se fait entre les travailleurs, proportionnellement au travail accompli et aux services rendus. D'autres réformateurs plus humanitaires donnent à chacun selon ses besoins l'aisance pour tous. Ne faut-il pas que la société régénérée soit un séjour de délices?

4* Consommation des richesses. — La consommation reste entièrement libre pour les objets d'usage. Le testament n'est toléré que pour les biens de jouissance personnelle ; les instruments de production retournent à la collectivité. Tel est le nouvel ordre économique proposé par le collectivisme.

La puissance destructive des docteurs du socialisme con temporain ne s'exerce pas moins dans la sphère des intérêts civils, moraux et religieux de la société; c'est ce que nous allons montrer.

22^ l'ordre social

Le socialisme et l'égalité. — Le socialisme implique l'égalité absolue de tous les hommes. Sans doute, les socialistes ne revendiquent pas l'égalité de tous les hommes au point de vue physique, in concreto : ce serait trop absurde; mais ils réclament tous la pleine égalité des droits.

Que la pleine égalité des droits in concreto suppose Téga- Jité absolue de tous, c'est là une conclusion inéluctable. Le droit concret étant celui qui peut s'exercer dans certaines circonstances et conditions déterminées, l'égalité absolue des droits concrets entraîne, parle fait même, l'égalité des conditions concrètes où se meut l'activité des citoyens.

Aussi, lorsque les socialistes poussent leur cri de ralliement : « mêmes droits et mêmes devoirs pour tous, abolition de toute inégalité sociale ou politique ^, égalité des conditions d'existence pour tous ^^ égalité absolue des droits », ils n'entendent pas le moins du monde l'égalité devant la loi, — depuis la Révolution de 1789, cette égalité est inscrite dans presque tous les Godes européens, — mais ils réclament V égalité de fait., V égalité réelle et entière des droits dans la vie pratique.

Quelle différence, en effet, quelle variété de droits réels dans la vie sociale! 11 y a les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, les entrepreneurs et les ouvriers, les hommes qui commandent et ceux qui obéissent; et, à chacune de ces classes qui se ramifient elles-mêmes en divers groupes, correspondent des droits et des devoirs différents. Telle est, sans contredit, l'inégalité des droits que le socialisme international prétend niveler.

Si les utopistes qui veulent réformer Tordre social revendiquaient simplement l'égalité des droits de la nature humaine considérée in abstracto^:çQvsoD.n?i n'y contredirait. Que les droits et les devoirs essentiels de la nature humaine soient communs à tous les hommes, rien n'est plus évident; mais que les droits acquis, que les conditions d'existence soient les mêmes pour tous, voilà qui ne résulte pas de l'égalité des droits essentiels de la nature humaine in abstracto.

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