I. Revue cath. des Insiit., 1890, t. II, passin
l'école CATHOLIQUS 167
Réforme sociale, bulletin de la Société d'économie sociale et des Unions de la paix sociale.
Les principes sur lesquels la société humaine a reposé de tout temps sont, d'après le chef de cette école, la religion, la famille et la propriété, le travail, le patronage.
Mais remarquons-le, d'après Le Play, la religion, base de l'ordre social, n'est pas nécessairement la religion catholique. « Il fallait, dit-il, éviter les terrains brûlants sur lesquels s'accumulent à notre époque tant de luttes stériles, et faire que l'enseignement de la paix sociale ne s'étendît pas sur les débats politiques ou religieux qui divisent tant de gens dans notre pays \ »
Cependant il y a eu de tout temps, dans l'école de Le Play,, un groupe nombreux de catholiques, réclamant hautement l'intervention, dans la question sociale, delà vraie religion, de l'autorité et de l'influence souveraine de l'Eglise.
« L'école de Le Play, dit Claudio Jannet, également éloi* gnée d'un engouement antiscientifîque pour les dogmes révolutionnaires, etd'un dénigrement départi pris pour les formes de la vie moderne, ne repousse aucun progrès matériel, mais veut partout introduire l'élément moral dans la vie économique. Faire respecter la loi de Dieu et, particulièrement, le précepte dominical ; assurer la liberté delà famille au point de vue de la transmission de ses biens et de l'enseignement de ses enfants ; soutenir les faibles et le& déshérités par l'épanouissement de la charité chrétienne et par les fondations pieuses ; donner à la commune et à la province l'autonomie compatible avec l'unité nationale et une juste centralisation politique, rétablir la paix par l'association libre et par le patronage des chefs d'industrie : voilà, résumé en quelques mots, le programme précis et pratique des réformes que préconise l'école de la paix sociale^. »
On voit par ce programme que les membres des Unions de la paix sociale adhèrent pleinement aux résolutions du Congrès d'Angers.