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repos du dimanche, et, chaque jour, le repos nécessaire pour la restitution des forces dépensées au travail ^;
3° Les chefs d'industrie doivent payer à l'ouvrier uu salaire qui ne soit pas insuffisant à la subsistance du travailleur sobre et de bonne moralité ^
Devoirs des ouvriers. — L'Encyclique précise énergiquement les devoirs professionnels de l'ouvrier. Rien de plus facile que de se rendre agréable au peuple; rien de plus aisé que de se concilier la faveur des masses. Pour devenir populaire, il suffit de parler aux ouvriers de leurs droits et de passer sous silence leurs devoirs. Mais le Pape se garde bien de se taire sur les devoirs des ouvriers.
« Voici, dit-il, les devoirs qui regardent l'ouvrier : il doit fournir intégralement et fidèlement tout le travail auquel il s'est engagé par contrat libre et conforme à l'équité ; il ne doit léser son patron ni dans ses biens ni dans sa personne; ses revendications mêmes doivent être exemptes de violence et ne jamais revêtir la forme des séditions. Il doit fuir les hommes pervers qui, dans des discours artificieux, lui suggèrent des espérances exagérées et lui font de grandes promesses, qui n'aboutissent qu'à de stériles regrets et à la ruine des fortunes. »
Enfin, l'Encyclique n'oublie pas de prêcher aux ouvriers l'épargne et la prévoyance*.
Tels sont les devoirs des maîtres et des ouvriers, qui proviennent du simple contrat de travail; mais, outre le contrat de travail, il peut exister entre le maître et les serviteurs^ entre le patron et les ouvriers, une union morale donnant naissance à des obligations particulières : je veux dire la société hérile et la société patronale^ dont nous allons établir l'origine et montrer la structure.
ÀRTicLB 4. — Travail et patrona.
Société hérile. — On appelle société hérile^ Vumon mornle^ du serviteur avec le maître en vue des intérêts de celui-ci