I. Ail. eath., i5 novembre 1886, p. 53o
s. V. Tbért, Repue eath. des Inttit., 1890, t. Il, p. 444.
d*autres termes : le droit inviolable de l'ouvrier à la conservation de l'existence et de la moralité est un élément essentiel du contrat du travail.
3° Parce que le contrat de travail n'est pas un contrat de location de choses, « il ne peut être question pour le maître de jouir de l'ouvrier en bon père de famille * ». Cette objection nous paraît un sophisme. L'ouvrier n'est pas une chose, le contrat de travail n'est pas une location de choses. Rien n'est plus vrai. De ce lait incontestable concluez avec M. Funck-Brentano : « Si l'homme n'est pas une marchandise, sori travail, qui n'est autre chose que lui-même, ne saurait en être une. Dans tout état social, le travail est la coordination des efforts des uns avec ceux des autres en vue de la satisfaction des besoins de tous. Gomme tel, c'est un appui mutuel entre l'ouvrier et le patron qui le demande, entre l'apprenti qui veut acquérir la pratique et le maître qui s'engage à la lui donner. C'est un contrat sui generis qui n'est ni un louage, ni une vente, dans lequel il faut respecter, d'une part, la manifestation des besoins, car ils sont le stimulant du travail, et, d'autre part, déterminer les responsabilités qui en dérivent 2. »
Laissons ces controverses qui ont divisé les catholiques 'en France pour demander à l'Encyclique Rerum novarum un terrain d'union et de concorde.
Devoirs réciproques des maîtres et des ouvriers. — Les devoirs des maîtres et des ouvriers résultant du contrat de travail sont résumés avec une netteté parfaite dans l'Encyclique Berum novarum.
Devoirs des maîtres. — Ces devoirs sont renfermés dans ces trois formules de l'Encyclique :
i°Les chefs d'industrie doivent respecter dans l'ouvrier la tlignité humaine, que Dieu lui-même traite avec un grand respect';
a" Les chefs d'industrie doivent accorder à l'ouvrier le
I. "V. Thért, Repue cath. des Instit., 1889, t. II, p. 496; — V. contra : Potuiek Traité du louage, VII» partie; — Hebté-Bazim, Traité élémentaire, p. fi.u a. Nouvelle Revue, juillet 1892.