V. SCBUOLLER, Revue d'econ oolii., 1889, p
maux qu'il engendre. Une bonne organisation du travail, réalisée par des règlements d'ateliers permanents et équitables, empêchera la division excessive du travail et laissera au travailleur le temps suffisant pour réparer ses forces physiques et morales.
Les limites rationnelles de la division du travail commencent où il n'y a plus pour l'ouvrier d'économie réelle, où les profits pour la main-d'œuvre sont compensés par les pertes sur la santé et l'intelligence de l'ouvrier. Le travailleur indépendant qui possède les instruments de production détermine facilement le point où la division du travail empiète sur ses forces physiques ou morales ; mais il en va tout autrement dans la grande industrie, où règne la séparation du capital et du travail.
Harcelé par la concurrence, l'entrepreneur se soumet à cette loi : diminuer les frais de production pour abaisser h prix de vente, vaincre les concurrents et augmenter la production. C''est ainsi que très souvent la division du travail profite plus à l'entrepreneur qu'au travailleur. Comment tenir la balance égale et rendre équitables les rapports entre le capital et le travail ? Ce sera le rôle de conciliation et de médiation dévolu aux juridictions professionnelles, chambres syndicales, corporations, conseils du travail, conseils d'industrie, qui débattront, dans le calme et la justice, les revendications équitables des ouvriers et les intérêts des patrons.
La puissance productrice de l'homme, augmentée par la division du travail, reçoit un nouvel accroissement et un nouvel essor par l'emploi des machines.
AuTicLE 6. — Aides du travail [*uite).