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par les socialistes, la propriété collective, loin de supprimer les maux dont souffre la société, ne servirait qu'à les aggraver dans une proportion notable.
« La force des raisonnements qui établissent le droit de propriété, dit. Léon XIII, est d'une évidence telle qu'il est permis de s'étonner comment certains tenants d'opinions surannées peuvent encore y contredire, en accordant sans doute à l'homme privé l'usage du sol et les fruits des champs, mais en lui refusant déposséder, à titre de propriétaire, ce sol où il a bâti, cette terre qu'il a cultivée'. » Et cependant c'est principalement la propriété du sol qui est violemment attaquée par une fraction du parti socialiste : le socialisme agraire.
ÂaricLB 4. — Le socialisme agraire.
Les défenseurs de ce système économique veulent, par des moyens différents, supprimer la propriété de la terre et la transférer à l'Etat ; c'est la nationalisation du sol [landnationalisation) . De Laveleye * et Henry George' sont les deux plus célèbres soutiens de cette théorie à laquelle adhèrent aussi Stuart-Mill*, Herbert Spencer*, Huet*, Hertzka^ Fiurscheim*, Samler*, Achille Loria*" et Sécrétan ".
Argument historique. — De Laveleye réclame la propriété collective du sol en s'appuyant principalement sur l'histoire. L'homme primitif, dit-il, à peine sorti de l'état bestial, vivait de la chasse, de la pêche, de la cueillette des fruits sauvages ; il ne songeait pas à s'approprier la terre. C'est le régime de la communauté négative de la Serbie.