V. Gathrein, Das Prifateigenthum und seine Gegner
a. Pour la réfutation de la thèse historique de Laveleye, voir Revue des Questions historiques, juillet 1891 ; — Fustel de Coulanges, Recherches sur quelques problèmes d'histoire, et Reçue des Quest. hist., avril 1889; — Gathrein, Das Privaieigenlhum, § I ; — H. Pesch, Das Pricateigenthum, Slimmen, sept. iSgS.
la thèse historique de l'auteur, il se dégage de son livre une conclusion diamétralement opposée à celle qu'il détend. Si la propriété collective est le propre d'une civilisation inférieure, et la propriété privée le caractère d'une civilisation supérieure, il s'ensuit que la propriété privée est conforme au droit naturel au moins pour les peuples parvenus à un degré supérieur de civilisation. Qui voudrait au xx' siècle, rétablir l'esclavage par la raison que ce régime se trouve à l'origine de presque tous les Etats ?
Henry George. — Pour établir la nécessité de la nationalisation du sol, Henry George, l'économiste américain, s'appuie sur des raisons tirées de l'ordre économique et sur des arguments empruntés au droit naturel. Nous discuterons les premières lorsque nous traiterons de la rente foncière. Nous nous bornerons, en ce moment, à résoudre les principales difficultés de droit naturel qu'il soulève dans son livre Progrès s and Poverty^.
1° « L'homme ne peut appeler sien que ce qui est le produit de son travail [things which embody labor) ; or, le sol n'est pas le produit du travail de l'homme, donc il n'est pas objet de propriété privée^. »
Ge raisonnement pèche par la base. Le travail n'est, en effet, ni la source primitive , ni la source unique du droit de propriété. L'homme a le droit aux résultats de son travail... sans aucun doute, parce que le travail est un des titres légitimes de propriété ; mais cette affirmation ne détruit pas la propriété foncière privée. - V «*/ ' î' '<■■ |A-^' '
2" « Si le droit d'occupation est. le fondement de la propriété privée, ce titre doit être perpétuel et convenir également à toutes les générations postérieures '. »
C'est là tomber dans une équivoque futile. L'occupation n'est pas un titre éternel, elle ne vaut que pour la première générati">n ; la seconde et les suivantes possèdent à titre
I . Conf. Cathrein, Das Privaletgenthwm, § II-IV ; — Article de ta Civiîtà traduit dans la Revue cath. des Instit., décembre 1892, p. 426; — H. Pesch. Henry George und die Encyclika, 5^/mmfrt, septembre i8g4 ; — P. Lerot-Bbaulieu, Le Collectif visme ; — John Rae, Le Socialisme conlemporain ; — ElT, Labor moceinent in America; — A. Menger, Das Recht auf den vollen Ârbeitiurtrag in den Vereiuigten Staaten von Amerika.
a. Progress and Poverty, p. 242.