‹ Cours d'économie socialeChapitre 279 sur 310 · I Tim., YI · texte numérisé non relu

I Tim., YI

MISÈRE ET BIENFAISANCE ^iS

nances ou la bienséance impose à sa personne. Nul^ en effet, ne doit vivre contrairement aux convenances^. Mais, dès qu'on a suffisamment donné à la nécessité et au décorum, c'est un devoirde verser le superflu dans le sein des pauvres'. C'est un devoir, non pas de stricte justice, sauf les cas d'extrême nécessité, mais de charité chrétienne, un devoir, par conséquent, dont on ne peut poursuivre l'accomplissement par les voies de la justice humaine. Mais, au-dessus des jugements de l'homme et de ses lois, il y a la loi et le jugement de Jésus-Christ, notre Dieu... Du reste, voici en quelques mots le résumé de cette doctrine : « quiconque a reçu de la divine bonté une plus grande abondance soit des biens externes et du corps, soit des biens de l'âme, les a reçus dans le but de les faire servir à son propre perfectionnement, et, tout ensemble, comme ministre de la Providence, au soulagement des autres. C'est pourquoi, quelqu'un a-t-il le talent de la parole, qu'il prenne garde de se taire ; une surabondance de biens, qu'il ne laisse pas la miséricorde s'engourdir au fond de son cœur ; l'art de gouverner, qu'il s'applique avec soin à en partager avec son frère et l'exercice et les fruits '. »

Cet enseignement de Léon XIII, pour être compris exactement, demande deux éclaircissements :

1° Que faut-il entendre par le superflu ? Ce mot doit être pris dans un sens relatif à la personne, considérée non seulement par rapport à sa condition sociale, mais encore par rapport à l'obligation qu'elle a de pourvoir aux besoins de sa famille*. Par conséquent, le superflu, c'est ce qui excède le nécessaire à l'existence, le décorum suivant la condition sociale, l'épargne pour les mauvais jours et la constitution d'un patrimoine convenable pour les membres de la famille. Le superflu a donc une extension assez large. Déterminer

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