FABLE DU CERF
UN Cerf alla boire à une fontaine dont eau étoit jort claire ; april quileut bu, il se mit à sy mire, ‘| prit un grand plaisir à voir la beaut}k de son bois. |
Mais la joie qu'il en avoit se chat gea bientôt em un chagrin cuisant, ti voyant que ses jambes étcient st longu et si laides.
Hi A Pendant quil songeoit à cela, 1 plus. :
N oupre, M suruint un Chafseur avec une meute
À de chiens.
« de chair eu M - Aussitôt le Cerf s'enfuit, et court RECU I de toutes ses forces vers une grande De Pourmunt MR JOTét. pour Sy cacher; mais comme ompé, ct en mên W elle étoit fort pleine d'arbres, son bous, RE droite par malheur pour lui, se méla parmi venoit de Jr Jes branches, ce qui lux ta le pouvoir
pas élé si gour 4
sntre les dents, d'aller plus loin, et le mit en-cet état
présent.
Mau pouvoir des Chiens.
| Sens moral, | © ne faut n louer n1 blämer une Moose, sans avoir connu à quoi elle ne fontaMpeut étre propre.
are , apre 5" Leçon À LA 5" CLasse.
Sy 7mareT, ‘| | | | ir La beautilk
de perdre ce qu
Mots de trois Syllabes au plus.
OUR connoître le prix de l’argent, il faut être obligé d’en emprunter.
Il y a bien des gens qu’on estime parce qu’on ne les uonnoît pas.
| La plus grande sagesse de l’homme consiste à conpoitre ses folies,
| I faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne orturne que la mauvaise.
oùt se chat cursant, C1 né st longui
Pour s'établir dans le monde, on fait tout ce.qu’on peut pour y paroître établi.
Ne remettez point à demain ce que vous devez faire aujourd’hui,
On ne donne rien si librement que les conseils,
Nous oublions aisément nos fautes, quand:elles ne sont sçues que de nous.
Le refus des louanges est souvent un désir d’être loué deux fois.
Tout le monde se plaint de sa manière ; mais per. sonne ne se plaint de son jugement.
| Il y a plus de gloire à pardonner, qu’il n’y a de plai
sir à se venger.
On n’est jamais si heureux ni si malheureux qu’on le croit. |
Parlez peu, et parlez bien, si vous voulez qu’on vous regarde comme un homme de mérite.
Nous aurions souvent honte de nos plus belles ac. tions, si le monde voyoit les motifs qui les produisent,
Le mauvais usage que nous faisons de notre bonheur, est souvent la cause de nos disgraces.
Ne nous reposons point sur la vertu de nos pères et de nos ayeux, s6yons nous mêmes gens de bien.
Le mérite et la grandeur d’un homme ne se doivent mesurer que sur sa vertu, et non pas Sur sa fortune,
Gre Leçon À LA Dm CLASSE.
Mots de trois Syllabes et moins.
| , NE grenouille ayant un jour apperçu-un bœuf qui paissoil dans. une prairie, se flatta de pouvoir devenir aussi grosse que cet animal, ; . Elle fit de grands efforts pour enfler sa peau ridée, el demandaralors à ses compagnes, st sc taille commençoil à éguler celle du bœuf. L Élles lui dirent que non; alors. elle fit de noureaux
tout cequ'on
us devez faire |!
conseils,
quand:elles ne MD fer fut si violent qu'elle en creva sur le champ.
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de bien.
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(l cu-un bœuf qu ER ouvoir devenir
h peau ridée, el lle commençoi
M étre vêlus, logés, nourris, et servis comme eux. plus belles ac- h les produisent. p notre bonheur, E
semble ; le Chen se logeoit la nuit M dans le creux d'un arbre, et le Coq se iperchoit sur ses branches.
suivant sa coutume.
t de nouxeaut ER, ÈÛ EN SAISIT,
efforts pour s’enfler toujours de plus en plus ; et demanda | encore une fois aux grenouilles si elle approchoit de la ‘ grosseur du bœuf.
Elles lui firent la même réponse que la première fois,
La grenouille ne changeu pas pour cela de dessein, elle persista ; maïs le dernier effort qu'elle fit pour s'en-
Sens moral. |
Les petils se perdent quand ils veulent aller de pair avec les grands et les imiter,
La grenouille fit une grande faute de vouloir compaver sa laille à celle du bœuf. Les effurts qu'elle fit pour l'égaler furent cause de sa perte.
ette fable dépeint au naturel les gens du bas peuple, ui, oubliant leurs élats veulent s'égaler aux grands,
7m Leçon À LA Dm CLasse, FABLE pu CHIEN, pu COQ gr pu RENARD, UN Chien et un Cog voyagoient en-
Vers minuit le coq se mit à chanter,
TO RU PEER eo Le
Un renard qui étoit à Pafut, re | | l'eut pas plutôt entendu, qu'il s'ape || procha de l'arbre dans le dessein de |
À! commença à enjoler le coq hour M le faire descendre, proteste qu'il n'a | jamais rien entendu de plus charmant W que sa voix, et qu'il n'est risn au li monde qu'il ne voulut faire pour avoir le plaisir d'embrasser celui qui venoitk de lui chanter une si belle chanson.
Parlez en bas au portier, dit le cog qu'il vous ouvre la porte, et je suis à VOUS.
Le renard fit ce qu'on lui dit ; dl
le chien sauta sur lui dès le moment «th Le déchira. |
Sens moral.
On ne songe aujourd'hui qu’à se tromper les uns kE autres, et c’est à qui rérssira le mieux.
Lorsqu'on a affaire à un ennemi qui est ou trop ruse ou trop fort pour nous, il y a de l'adresse à savoir L} renvoyer à queiqu'un qui puisse lui tenir tête : maisi y ena encore plus à savoir se servir de ses propres armesE pour le faire tomber dans le piège qu’il nous lendoit.
Le coq savoît que le renard éloit l'ennemi mortel th toutes sortes de volailles, son instinct le portoît à s'ak défier, et à le craindre ; au lieu que le renard, quis fioit à son adresse et à ses finesses, et qui ne soupçontik pas même qu'un si simple animal pât lui faire la mont peine; tomba lui méme dans le piège qu'il lui aile dressé,
Ë La méme chose arrive dans ce monde, lorsqu'il plait d ç0g pour M à Dicu de confondre les perfides et les tyrans par les qu ul na M Lommes les plus vils.
charmant L | 8e LEcon À LA Be CLasse. SÉ Tien au MR
? 7 AVE ; Rex n’est plus ennuyeux dans la conversation que qui venoi Les longs discours dénués d':grément. a chanson. \ Il n’y a que ceux qui sont eflectivement méprisables M qui craignent d'êtr méprisés,
, dut le COQ, L'usage fréquent des ïinesses est toujours l’effet d’une ie + "1 MS grande incupacité. | |
t Je SUIS 0} On ne sauroit conserver l'amitié, si on ne se pardonne réciproquement plusieurs défauts.
Fuyez les procès sur toutes choses; la conscience s’y intéresse, la santé s’y altère, les biens s'y dissipent,
La patience est le remède le plus sûr contre les cas lomnies : le temps, tôt ou tard, découvre la vérité.
Le véritable mérite est toujours accompagné d’honnèteté et de modestie; comme le faux l’est de vanité et de fierté.
| La plûpart des hommes accommodent la religion à Jeurs intérêts, au lieu d’accorder leurs intérêts à la ré-
Digion.
Mots de cinq Syliabes au plus.
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est ou trop ru] resse à savoir l | onir tête : maisi 2s propres UTM,E nous lendoil.
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le portoit à sa le renard, qui" ui ne soupçon i faire la moin qu'il lui axol
Ome Lecon À LA me Casse,
; ABLE p'ux LABOUREUR #er pe ses ENFANS.
N laboureur faché de voir la dissention parmi ses nfans, et le peu de cas qu’ils faisoient de ses remonr rances, commanda qu'on lui apportét en leur présence n faisceau de baguettes, et leur dit de rompre ce fnis+ eau tout à la fois.
: Àls firent, l'un après l'autre, de grands efforts pour n venir à bout ; mais leur peine fut inutile. .
d x . TR De RAR Ah er E
ou
Il leur dil ensuite de délier le faisceau, et de prencre les baguettes separément pour les rompre ; ce qu'il PM .Jirent sans aucune peine. h..
Alors il leur tint ce discours : vous voyez, mes enfans, Ë que Tous n'avez p* briser ces baguettes tant qu’elles on élé liées ensemble ; ainsi vous ne pourrez être vaincus M par vos ennemis, 5è vous demeures toujours unis par une À bonne intellisence ; mais si les inimiliés vous désunis. PR sent, si la division se met parmi vous, il ne sera pu difficile à vos ennemis de vous perdre. J
| Sens moral,
La dissenlion est capable de ruiner les forces les plu M considérables ; mais la bonne intelligence les entretient, h
La division dans les familles, et la discorde qui s’y ren. M contre souvent entre les frères et sœurs, sont les division les plus facheuses : souvent elles détruisent les maisons À elles dissipent les biens, elles tcrnissent l'honneur et
bonne reputation ; en un mot elles causent des chagrin M continuels et des inimitiés invetérées. É
10" Leçon À LA ‘5 CLASSE.
FABLE DU SANGLIER ET DE L’ANE. LS, UN Ane ayant par accident rerll contre un Sangher, eut l'impudence dt} se moquer de lui, et de l'insulter.
Le Sangher frémissant de courrouk et grinçant les dents, eut d'aboril grande envie de le mettre en frests, mais faisant aussitôt réfléxion quuil tel animal n’étoit pas digne de sa
ne pren Aire et de sa vengeance, 1l se retint, ct
PS CU, conténta de lui dire : misérable que bu es, je te puntrois sévèrement, 51 tu
rez être vaincu Men valois la peine ; mais 7e ne veux
RME “Of pas me souiller du sang d'une ausst
ne sera pul,Je bête : tu n'es qu'un ane, et ta lä-
etc te met à couvert de mes coups,
es forces le lu 1H te sauve la vie ; après lui avoir
e les entretient, Bar : | :
orde qui s'yrer OU CES reproches, 1l le laissa aller.
sont és divisiont À Sens mor al,
cent son. \ , . * .
honneur au Le mépris est l'unique vengeance
sent des chagre Jon doive prendre d'un sot où |
un malheureux : d'ailleurs, la vic- |
More que l'on remporte sur un ennemi
DE L'ANE. My ci foible, est trop aisée, et ne fait
dent renBas honneur.
ipudence d:
yes, mes enfans, tant qu’elles ont }