MANIFESTATION DE L'ÉTAT ANIMIQUE
Le langage du geste est marqué du nombre III dans la nomenclature des trois lan- fe gages qui concourent à Ja manifestation f complète de l’âme à l'extérieur. Nous le !
traiterons cependant en second lieu, parce qu'il est le second à se développer dans
j f l’enfant. è Ce que nous avons constaté de la circum- | # incession des énergies de l'âme dans le ?
langage des inflexions de la voix, nous ï allons le remarquer, et d’une manière bien:
plus frappante encore, dans le langage du geste.
Ainsi, bien que langage spécial du cœur, :
ë le geste pourra avoir cependant une phy- -
sionomie vitale ou une physionomie intellectuelle.
Le langage du geste est, comme celui des inflexions, un langage naturel ; c’està-dire, que nous le parlons d’instinct. L’enfant gesticule avant de raisonner ; aussi est-ce chez l’enfant qu’on trouve les meilleurs modèles de gesticulation, quand il ne remarque pas qu’on le regarde.
L'homme du peuple est, après l’enfant, le meïlleur modèle lorsqu'il exprime purement et simplement ce qu’il pense, car c’est alors qu’il a le moins de gestes voulus ou étudiés.
Cela ne veut pas dire que l’homme du peuple, de même que l’enfant, fait les gestes les plus élégants : il ne faut pas confondre l'élégance avec la vérité du geste.
Quand on dit que leurs gestes sont les
. meilleurs, on parle de gestes en tant que vrais, c'est-à-dire, exprimant exactement ce qu’ils veulent dire.
À mesure que l’homme développe son intelligence, soit en grandissant, soit en s’instruisant, il a une tendance à vouloir