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Cours d'équitation

La Commission spéciale chargée de l'examen du Cours d'Êquitation de M. d'Aure, écuyer en chef de l'École de cavalerie, fat, conformément aux ordres d'un de vos prédécesseurs, réunie le 2 décembre 1850, et s'occupa de suite de cet ouvrage avec un intérêt actif. Après quelques observations admises, elle foi dans le cas de demander que ce Traité

rv îùi mis en application, au moins momentanée,

V) pour le mieux juger ; et un ordre ministériel du

(N 7 janvier 1851 fit donc remplacer l'ancien Coun

par le nouveau, de M. d'Aure. Le Commandant de

l'École reçut aussi l'ordre de demander à chacun

gk Ifle MM. les Écuyers professeurs, des rapports heb-

^ domadaires et mi résumé renfermant les observa-

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rïtiip que ces pratlcienB habiles pourraient avoir h faire. Le gfénéral de Goyou, après les avoir ezamiiidB et résumés, les a soumis au Conseil d'iustruc- 1i(tu âe l'École. Quelques justes observations fiireu( admises, et les autres repoussées. Cet officier g^'ïu^l, membre et rapporteur de la Commission spfeiHle réunie par votre ordre du 12 janvier 1852, lui H communiqué les rapports ci-dessus mentjonnéEi, le résumé qu'il en avait fait, les observations d'i Conseil d'instruction, et le procés-verbal de la ilôlC'i^fttion de ce Conseil, ea date du 9 novembre MA , approuvant unanimement et hautement l'tBiftTe de M. l'écuyer en chef d'Aure, et deman- «iHiit l'idoptîoD de sou Cours d'Équitation, enrempUraiiimt de l'ancien, datant de 1S2&, imparfEtit, et tie (Httivant plus satisfaire aux t)eso!ns de l'in- Btrufitiwi.

lîtiiro''.è»-verbal dit textuellement : « Le Conseil

■ (l'ioAi ructlon de l'École de cavalerie, après avoir

■ ètmMfiliy Court d'Égvitationd.e'M.. d'Aure, éouyer » eu rlief, se joint avec empressement aux éloges B que MM. les Écuyers ont exprimés dans leurs « raiipirte sur la valeur de cet ouvrage , etc.

> Il recctiuialt à l'unanimité qu'il doit être adopté

> îinmè<liatement & l'École , comme un code * d'itwlTUCtion équestre, propre à amener les

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> plus heureux résnltals dans l'ensei^ement de » l'équitatioii. »

La Ommi&àon spéciale avait donc pris ou sollicité tontes les mesnres les plus favorables pour arriTer à une appréciatiou exacte d'une œuvre dont rimportance incontestable s'augmente encore de la position si élevée que H. l'écuyer en chefd'Aure a su se créer dans l'art équestre. La Commission spéciale, après s'être livrée à une étude approfondie de l'ouvrage en question, afin de répondre h la mission de confiance dont vous l'avez chargée, est heureuse de vous dire de suite qu'elle s'associe complètement et unanimement à l'opinion déjà émise par le Conseil d'instruction de l'École. Me va cependant, pour vous mettre à même de mieux juger l'œuvre de M. d'Aure, entrer dans quelques détails. Ainsi :

Eu considérant cet ouvrage dans son ensemble, la Commission spéciale a reconnu que le travail pratique du manège avait dû être renfermé dans (quatre leçons, pour mieux répondre k la division de l'Ordonnance.

Les principes qui dominent dans ce Traita d'Équitation sont ceux qui seront admis de tout temps, parce qu'ils reposent sur les lois de l'org-an^ation de l'homme et du cheval.

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Le travail des leçons est indiqué avec une mèaiode bien graduée qui procède du simple au composé, et présente aux élèves les difficultéB de l'équiiation dans un ordre tel, qu'ils peuvent les eurmonter sans effort.

La Commission spéciale a désiré que M. d'Aure établit, dans le cours de ses leçons, la distinction qu'il feut faire entre le soutien, qui s'entend du rapiwrt constant qui doit exister entre la bouclie du cheval et la main du cavalier, et l'appui qu'il peut lui prêter, dans des cas très-exceptiounels, pour aug:menter la vitesse.

La Commission spéciale a voulu que, pour bien faire sentir au cavalier que ses jambes doivent toujours être près du cheval, on remplaçât l'expression àGjermer lesjambes, par celle-ci : augmenter la pression des jambes.

En consacrant un article aux courtes, M. d'Aure a été inspiré par une juste pensée, que le cavalier militaire ne doit reculer devant aucune difficulté d'équitation, et que le turf, compris avec certaines restrictions, peut lui servir encore de moyen d'instruction équestre, puisque avec ses fossés, ses barrières fixes et ses douves, il représente, en quelque sorte, le terrain du champ de bataille, hérissé de toutes ses inég'alités et de tous ses obstuulefi-

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La CommissiOQ spéciale émet, à rimaniraitè de ses membres, l'avis de l'adoption définitive , avec les rectiâcatioDs ou modifications qu'elle j a introduites, du Cours d'Êquiiaiiùn de M. d'Aure, écuyer en chef, et demande qu'il soit suivi offîcieUement à l'École de cavalerie, ainsi que dans tous les corps de troupes & cheval, k l'esdusion de tout autre ouvrage du même genre.

Agréez, Monsieur le Ministre, l'assuraDCe de notre profond respect.

£ef Géniraux Cointa de Cironeby, Comte PnrtoaneBDx , Comte de Goront les Cûloneli Comte de llocli«f«rt. Baron de

Ct Général ds (lioislon, prcsideiil de la Ciioimitiion,

Uorte.

tit Lieutenaiil-Colontl d'^'attnajûr,itecrélatré 4e ta Commission,

Comte P^Jol.

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