‹ Cours d'équitationChapitre 16 sur 26 · PROGRESSION · texte numérisé non relu

PROGRESSION

A EDlVltE DAKS LES EXEHQCES A L'EXTI!RIëDR.

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Le travail de la quatrième leçon , qui s'exécute au manég-e à cette époque , doit aussi trouver son application dans les exercices extérieurs.

Déjà , dans la carrière , on aura exécuté sur dea chevaux moins maniables que ceux du manège, mais aussi sur une échelle plus large , les doublés , volfes, demi-voltes, demi-tours, etc Ces mouvements trouvent à chaque instant leur application dans l'emploi du cheval k l'extérieur et dans les exercices militaires ; on ne doit pas négliger , dans les promenades , de les faire exécuter; c'est ainsi que l'on complétera l'instructioii des cavaliers.

Le travail extérieur ne doit pas être considéré comme un exercice n'ayant pour but que de promener les hommes et les chevaux ; là , comme au manège, la leçon doit être donnée, et elle devient d'autant plus nécessaire, qu'alors il n'y a plus de routine pour le cheval ; que les incidents les moins prévus peuvent se présenter , et que l'on doit toujours se tenir en garde et prêt à appliquer un

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principe dont on peut alors mieux apprécier la valeur.

L'instructeur doit même , dans les promenades , faire naître les incidents, afin d'entretflnii" l'attention de l'élève et le faire travailler.

Lorsque l'on sortira, on formera les cavaliers pat deux , en ayant soin de les faire marcher à de longrues distances. La reprise ainsi disposée , quand elle sera arrivée sur un terrain convenable, on marchera au trot soutenu et régulier.

3i , dans la colonne quelques chevatlS excités par ceux qui les précèdent prennent le galop , les cavaliers auront à appliquer les moyens indiqués pour faire passer les chevaux du g-alop au trot.

On marcliera aussi par quatre. Dans cette formation, toutes les files sur lesquelles on se formera conserveront le même degré de vitesse ; les autres, momentanément forcées de l'augmenter , mettront en pratique les principes au moyen desquels on accélère la marche sans changer d'alliu^.

La formation une fois obtenue, on marchera ainsi, chaque reprise à une longue distance et alignée sur l'une de ses ailes , ou mieus encore sur le cheval qui a le moins de vitesse.

On fera ensuite augmenter ou diminuer l'allure , en exigeant toujours que les aligTiements soient observés dans chaque rang de quatre.

Ce travail d'ensemble exécuté , on fera de temps à autre former des groupes de deux , trois ou quatre cavaliers , eu ayant soin de mettre ensemble

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tes chevaux que l'on suppose avùir une vitess»! à peu près ég-ale, et l'on fera alors lutbr fintre eux et les uns après les autres les diveis groupes.

De semblables exercices servent à donner du tact, apprennent k régler les allures et à les développer.

Après ces sortes de petites courses au trot, on passera au pas , pour faire travailler individuellement chaque cavalier , qui devra alors rectifier sa position , régler l'allure de son cheval , et enfin régulariser tout ce que le travail précédent aurait pu changer.

Ces exercices au trot bien exécutés , on travaillera au g^op; on fera, comme au trot, marcher par deux ou par quatre. Le galop doit être demandé sans à-coup , sans surprise , afin de ne pas précipiter l'allure à son débat ; les départs froids et ralentis sont les meilleurs , parce qu'ainsi on reste constamment maître de son cheval, et qu'il est facile de régulariser le galop , qui doit être modéré pour pouvoir être long-temps soutenu.

Ce ne devra être que par exception , et pour de très-courtes distances , que l'on fera allonger li» galop, qui, dans ce cas, devra toujours rester régulier et n'être jamais a?sez développé pour que le cheval , sortant de son aplomb , prenne sur la main un appui trop marqué. C'est pourquoi il faut toujours allonger le galop graduellement , afin que les mouvements de l'avant et de l'arrière-main conservent un accord qui assure la régularité de la

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— 18» — marche et ue permette k la masse de s'engage! que daos mie juste mesm«.

Le g'alop sJlong^ d'uu cheval de chasse, de guerre ou de promenade ne doit jamais être poussé à l'extrême, comme celui d'un cheval de course. Quand on veut pousser la vitesse à la dernière limite, elle a besoin , pour se développer et se maintenir, du'soutien de la main, parce qu'alors le cheval, pour se porter en avant, emploie non-seulement toute sa force musculaire , mais encore toute samaese, queles mains dans ce cas doivent soutenir (et qu'elles soutiennent alors avec le filet , pour ne point offenser les harres).

Mais, dans les exercices où, à chaque instant , l'on a besoin de ralentir l'allure , de changer de direction et d'arrêter, il feut bien se garder de laisser trop engager le poids sur l'avant-main, puisque ce déplacement exagéré force le cheval à prendre sur la main un trop grand appui qui nécessite des actions trop dures pour ralentir ou arrêter , actions qui peuvent offenser les barres.

Le travail au galop se fera donc toujours de la feçon la plus régulière et sans jamais forcer le train. Si, dans les exercices au trot, on fait lutter les cavaliers pour connaître celui qui obtiendra la plus grande vitesse , on pourra , au galop , les faire lutter à qui ira le plus doucement. Ce travail, qui ne se demande que de temps à autre, oblige les cavaliers à ssservir de leurs aides, et ies met dans le cas d'en fair des applications utiles.

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Corom© DOUB l'avons dit plus haut, on ne fera allonger le gaiop que dans les cas exceptionnels , sur un bon terrain et pour de courtes distances.

Par exemple, la reprise étant au g-alop, on pourra commander aux dernières files de prendre la tête de la colonne ; il y aura , dans ce cas , obligation d'augmenter l'allure et nécessité d'indiquer à chacun des chevaux une direction nouvelle , ce qui demandera d'aute.Dt plus de fixité et de précision qu'ayant à en dépasser d'autres , ils pourraient essayer de se retenir pour ne pas les quîtter.

On pourra encore faire sortir de la colonne un seul cheval . que l'on fera- porter en avant au galop allongé, et, arrivé à un point donné , le faire retourner en lui faisant exécuter une demi-volte et le réunir aux autres chevaux par une seconde demi-volte ou par un demi-tour.

Ces différente exercices pourront se varier à l'infini : c'est à l'instructeur à les mesurer sur la force de ses élèves et sur les moyens des chevaux .

Ces promenades doivent durer pendant deux heures ou deux heures et demie , et être calculées de manière que les chevaux conservent leur énergie et leur régulante d'allure.

Un principe essentiel eo équitation , et dont on ne saurait trop pénétrer les élèves, c'est de ménager leurs chevaux , de ne pas exiger des inutilités qui usent leur force. 8'U faut faire des cavaliers énergiques, il faut aussi les rendre prudents et conservateurs. Ce n'est pas en mardiant à des

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allures déréglées , en sautant à tort et à travers des obstacles, que l'on fait des cavaliers hardis et habiles. Avec ce système on produit des casse-cou , n'ayant aucune idée delà conduite et qui ruinent les chevaux en pure perte. Pour amener de semblables résultats, le cavaher n'a pas besoin de leçons ; la fougue de la jeunesse et l'inexpérience eont trop bons maîtres pour faire des cavaliers imprudents, brutaux et maladroits .

Dans une instruction bien dirigée, il faut, comme je l'ai dit , associer la hardiesse à la prudence , et avoir toujours en vue la conservation du cheval qui nous porte , et qui ne peut servir longtemps que s'il est méuagé. Que toujours on se rappelle le proverbe : Qui veut voyager loin ménage sa monture.

Quand , après avoir marché au galop ou au trot , on passera au pas , on pourra encore fixer l'attention de l'élève , en lui' feisant alternativement ralentir et allonger cette allure ; cela servira à lui apprendre que l'accélération du pas s'obtient bien plus par la manière dont la masse est équilibrée , que par l'augmentation de l'action musculaire, quijoue, au contraire, un plus grand rôle, quand m cherche & ralentir cette allure. C'est à la suite ie ces exercices que l'on apprendra aux élèves à éviter les réactions produites par le trot allongé.

Comme c'est une innovation à introduire dans l'in struction équestre, il est nécessaire d'entrer dans quelques développements.

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