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EDUCATION

DKKSSACiE DIT CHEVJlIi.

La durée et la valeur des services que le cheval est susceptible de rendre, dépendent de la manière dont il a été dressé. On ne doit demander au poulain que l'exercice ou 'e travail auquel il peut répondre, en raison de son âge, de sa force et de ses moyens. Esig-er au-delà de ce qu'il peut faire, c'est provoquer ses défenses et amener inévitablement des tares et son usure prématurée.

Le degré de sang d'un cheval, la manière dont il a été nomri, le travail auquel il a pu être soumis chez l'élevem", doivent faire juger l'époque plus ou moins rapprochée où il sera susceptible d'être mis en service. Néanmoins, quels que soient les bons soins qu'il aura reçus, il y a toujours l'époque critique où le poulain prend ses dernières dents de cheval et où les gourmes peuvent survenir ; c'est pourquoi il ne faut lui demander qu'un travail modéré, de quatre à cinq ans ; l'exercice auquel on le soumet doit être alors tout dans l'intérêt de sa santé : ce sera un commencement d'éducation qui le met-

ti'a h même d'être dressé promptement quand il aura acquis toute sa. force et son développement.

On doit régler le dressage dujeune cheval en raison de ses qualités, de sa force, de son degré de sang et delà manière dont il a été nourri dans lejeuneâge. II e.'t clair que celui qui est resté h l'herbe jusqu'à quatre ans demande plus de ménag-ements que celui qui, dès l'âge de dix-huit mois, a été employé aux travaux de la terre et fortement nourri, ou encore, comme le cheval de pur sang, qui aura été élevé à l'avoine depuis sa naissance. Si nous sommes ennemi des exigences prématurées, nous sommes partisan de tout travail intelligent qui, sans fatiguer le cheval, tend k développer dès le jeune âge sa force musculaire et ses moyens. Une bonne nourriture est a.ussi nécessaire pour aider ce dévelopment qu'un travail mesuré et progressif. Nous ajouterons encore qu'avec une nourriture substantielle, réparatrice, l'exercice devient iidispensable et qu'il combat la tendance des maladies inflammatoires.

Avant de faire monter le cheval, on doit le familiariser dans l'écurie à l'approche de l'homme, à se laisser brider et à souffrir la pression des sangles.

On le promènera ensuite avec la cavecine, p.uis avec le caveçon à grande longe, sans le monter.

Le travail en cercle à la longe est le point de départ de l'éducation du jeune cheval.

Le caveçon qu'on doit employer pour faire trotter un cheval doit être large, bien rembourré, afin

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de ne pns blesser le chanfrein. Il doit étrts placé assez haut pour ne pas gêner la respiration, el assez serré pour ne pas avoir trop de jeu, ce qui rendrait son action trop violente.

La long-e, qui doit se boucler à l'anneau du milieu du caveçon, doit être d'un assez fort diamètre pour qu'on puisse la fixer facilement et maîtriser le cheval.

Mmalèrc de Mslr la ■•■■■« et de l'en aerrlp.

La longueur de la longe doit être de cinq à six mètres ; on la diminue en raison du cercle que l'on veut parcourir ; on la prend avec les deux mains, l'extrémité dans la main gauche. Pour la raccourcir, on étend les deux bras pour la tirer par brassée, en mettant dans la main gauche la partie prise par la main droite. On la dispose ainsi par plis égaux jusqu'il ce qu'on la trouve suffisamment raccourcie; la main gauche se place alors sur la hanche gauche, et la main droite se porte en avant pour maintenir la longe et la faire a^fir.

Nota. Ceci s'exécute lorsque l'on &it marcher le cheval à main gauche ; les effets contraires ont lieu quand on marche à droite.

Lorsqu'on veut diminuer l'allure, on détermine avec la main droite de petites secousses horizontales, de manière à donner à la longe une légère oscillation, qui, se communiquant au caveçon, produit de petites saccades sur le cbantrein.

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Lorsqu'on veut donner au caveçon une action plus forte, afin d'arrêter le cheval qui s'emporte, et le corriger quand 11 se défend, on tire à soi la longe avec la main droite ; lorsqu'elle est bitfu tendue, on élève la main en la portant en avant, et on la retire brusquement aussitôt en l'abaissant verticalement, afin d'imprimer une forte secousse du caveçon sur le chaaifrein.

L'emploi du caveçon, comme correction, egt d'un très-grand secours dans le dressage des chevaux de tout âge. C'est pourquoi il importe de savoir s'en servir et d'en connaître parfaitement la valeur. C'est un instrument aussi utile dans nae main habile que dangereux dans celle qui ne sait pas l'employer.

Les premières leçons de longe doivent toujours être données par deux personnes ; l'une tient la longe, l'autre la chambrière, pour suivre le cheval, pour le faire s'éloigner ou se rapprocher, ou pour provoquer l'accélération de l'allure. Cette dernière personne doit toujours agir d'après les instructions données par celle qui tient la longe.

Lorsqu'on veut faire marcher le cheval en cercle, il faut le diriger sur la ligne circulaire, en donnant k la longe environ iin mètre de longueur ; à mesura que le cheval, suivi de la personne qui tient la chambrière, se porte avec confiance sur le cercle, on déploie la longe eu se reculant, de manière à l'allonger et à augmenter ainsi le cercle que l'on veut suivre ; le diamètre ordinaire de ce cercle doit

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étra environ de huit mètres ; il est assez grano pouique le cheval ne soit pas gêné dansses mouvenienta, et assez restreint pour que l'on puisse toujours être maître de lui. Une fois que l'on a domié h la lou^ la longueur voulue, quatre mètres, la personne qu î la tient doit rester en place, afin de mieux régulariser le travail du cercle au centre duquel elle se trouve.

Le cheval étant mis sur le cercle à main droite, on lui fera faire plusieurs tours au pas on au trot. Quand il mEONihera avec confiance et franchise à cette main, on raccour:ira la longe pour attirer le cheval à soi, on le caressera et on le disposera à marcher à main gauche, en usant des mêmes moyens que nous avons indiqués pour le mettre à droite. Quand on attirera le cheval à soi, l'homme qui tient la longe se placera ensuite de manière à diriger le cheval à gauche.

On alternera souvent le travail à main droite et à main gauche, afin d'avoir souvent occasion, en attirant le cheval à soi, de le caresser et de l'habituer aus effets du caveçon, et surtout pour faire travailler alternativement les deus épaules ; on arrivera ainsi par un travail progressif à mettre un cheval au pas, au trot et au galop et à régler ses allures.

L'enrênementconcourtbeaucoupàréglerlemourement du cheval et à habituer la bouche au con-

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lad du frein qui doit servir plus tard à le diriger. L'eiirênement se fait avec un instrument que l'on appelle homme de bois, ou tout simplement sur un surfaix d'écurie, sur lequel on a fixé deux boucles, des deux côtés du coussinet.

Après avoir bridé le cheval avec le bridon, on passe les rênes dans les boucles de l'homme de bois ou du surfaix et on les arrête également, lorsqu'elles sont assez tendues, pour imprimer à la bouche du cheval une légère sujétion. A mesure que le cheval, en marchant, prend confiance sur cet appui, on l'augmente progressivement en raccourcissant les rênes, toutefois jamais Eissez pour empêcher le mouvement de se produire lorsqu'il est sollicité. Si l'on remarque que le cheval, tout en marchant, fait prendre h son encolure une position iausse, en la pliant trop d'un côté, on tend alors la rêne du côté qui parait le plus raîde, afin de l'assouplir.

Avec l'aide du caveçon et d'un enrênement bien entendu, ou régularise les mouvements et la position du cheval, tout en le familiarisant et en l'habituant à la domination.

Dans le résumé des principes de l'ancienne équjtation on verra que le travail préparatoire se faisait autour d'un pilier et même entre deux piliers ; nous croyons préférable dans l'intérêt du cheval de l'exécuter comme on vient de l'indiquer. Le cheval

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est (^'abopd moins restreint, etlhoinme, en contact constant avec lui, peut mieux sentir la nécessité d'augmenter ou de modifier les eftets du caveçon. Les piliers peuvent aussi avoir quelquefois leur utilité avec les chevaux violents, difficiles à maltrîsep. Leur emploi est bon aussi pour apprendre k un cheval à ranger les hanches et à prendre du tride dans les mouvements.

Lorsque le cheval aura été exercé assez de temps pour qu'aux moindres indications de la voix, de la chambrière et du caveçon, il marche régulièrement et sagement aux trois allures, on le sellera, et laissant les étriers tombants, on lui fera répéter le travail précédent ; les rênes du brïdou se fixeront alors au pommeau de la selle.

Quand le cheval ne sera plus effrayé des étriers, on commencera alors la leçon du montoir ; l'homme qui tiendra la longe se placera en face du chevîd, la main droite tiendra la longe à trente ou trentecinq centimètres du caveçon ; la personne qui tiendra la chambrière se placera du côté droit du chevet et fera eftbrt sur l'étrivière droite, de haut en bas, pour feire contre-poids et empêcher la selle de tourner lorsque le cavalier s'appuiera sur Vétrier gauche. Le cavaUer abordera alors le cheval avec précaution, en le caressant, et prendra l'étrier avec la main droite pour le placer dans le pied gaache ; ils'enlèvera légèrement sur l'étrier, et n'enfourchera le cheval que lorsqu'il le sentira en confiance. Si le cheval pr&ente des difficultés, s'il se jette de côté.

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se presse sur l'homme et cherche à bondir, la personne qui tiendi'a la longe donnera des saccades du caveçon en abaissant la main verticalement,- ces saccades devront être assez marquées pour maitrieer le cheval ; on les répétera tant qu'il cherchera à se soustraire à l'approche du cavaher.

Une fois k cheval, le cavalier prendra les rênes du bridou et axera sa main de manière à offrir à la bouche l'appui que le cheval a pris précédemment, lorsqu'il était enrêné sur l'homme de bois ou le surfaix.

Dans les premières leçons, le cavalier doit se contenter de fixer sa position, d'assurer les mains, et laisser tomber les jambes sans les faire agir. L'homme qui tient la longe et celui qui tient la chambrière font alors répéter le travail qu'on a fait précédemment avec l'honame de bois ; le cavalier doit se contenter de caresser le cheval sur l'encolure, de le flatter de la voix, lorsqu'il le monte, quand il veut descendre ou lorsque, étant en mouvement, il le sent en confiance.

Le cheval n'étant plus effrayé du cavalier, on commencera k faire agir les j ambes pour le pousser en avant ; on pourra joindre à, cette action les appels de langue, l'aide légère de la cravache ; on combinera ces diverses indications avec ceUes que la personne qui tient la chambrière a dû donner précédemment pour accélérer l'allure. De même quand le cavalier voudra arrêter, il relâchera les jambes, et pofterala main enan'ière,enmémetemps que l'homme qui tiaat la longe agira de son côté

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pour indiquer l'arrêt De même, lorsque le cavalier voudra chaug'er de direction, les mains agiront, comme nous l'avons expliqué dans l'emploi du bridon, par traction et pulsion, en même temps que la personne qui tient la longe attirera le cheval à elle.

Les persomies qui tiennent la long* et la chambrière cesseront insensiblement leur action pour laisser le cavalier agir seul.

Quand le cheval se portera en avant, tournera h droite et & gauche par l'eiîet des jambes et des mains du cavalier, on lui ôtera le caveçon.

On doit, pour quelque temps, supprimer le travail en cercle.

Comme la première de toutes les conditions est de rendre un cheval franc devant lui, on commencera par le travail de lignes droites, afin de le diriger dans le mouvement en avant et direct. Il est bon de le faire précéder par un cheval fait. Celui-ci lui servira de guide et l'engagera à passer avec franchise devant les objets qui l'eussent efirayè s'il s'était trouvé seul. Étant ainsi guidé, il s'accoutume à se porter en avant, et à prendre de lui- . même ce soutien sur la main, si nécessaire pour assurer la franchise des chevaux et pour les diriger avec certitude.

Nous pouvons encore ici rappeler les préceptes de l'ancienne équitation, en ce qui a rapport à l'é- ' ducation des jeunes chevaus. On cherchait à les ' . appuyer sur la main et à les rendre fermes du col.

afin qu'ils fuBsent francs dans le mouveinent en avant. Ce n'était qu'ensuite, en raison des usages ()t des besoins de l'époque, que l'on soumettait les clievaux h des assouplissements plus ou moins marqués pour restreindre et donner du tride aux mou- Venients.

I II doit en être de mtoe de nos jours; on doit chercher à obtenir la franchise dans le mouvement en avant ; c'est l'action la moins fatigante, la plus facile et la plus utile pour le cavalier. Dans un mouvement si simple et si naturel au cheval, il n'aura aucune idée de défense, parce que rien ne provoquera sa résistance. La défense ne se produit que lorsquel'on veut exiger des mouvements inconnus au cheval ou qu'on lui demande ce qui est audessus de ses forces.

L'exercice des lignes droites se fera ainsi au pas, au trot et au galop, jusqu'à ce que le cheval, oliéissant à l'action des jambes et même des coups de talons non armés d'éperons, prenne sur les bridons un soutien assez marqué. Ce résultat ne sera pas long à obtenir, si dans toutes les allures on a soin de le faire précéder par le cheval qui doit lui servir de maître d'école. L'action naturelle qu'il emploiera pour le suivre, se maintenir à sa hauteur, le fera s'appuyer sur la main sans qu'il s'en doute. Du moment où. cet appui sera bien établi, le cavalier deviendra maître de la conduite.

■ C'est alors qu'il le mènera seul, en se contentant de lui iaire parcourir des lignes droites, et en le

— 2Û2 — poussant toujours sur ia main par l'action des jambes. Après avoir trotté et galopé sur des lignes dn»tes, ou temÙDera par un travail au pas eu cerclsi en changeant souvent de main.

Eu raison de la susceptibilité ou de la force du cheval, on recommencera ce travail tous les jours ou tons les deux jours. Quand le cheval répondra sagement à ces diverses demandes, et qu'il aura pris assez de force et de couflance, ou lui mettra hi bride. On doit employer im mors doux et tenir la gourmette lâche, afin qu'il prenne facilement son appui siu" le mors. On répétera le travail qu'on a fait avec lebridon.

Quand le cheval aura été confirmé dans son soutien avec le mors en travaillant sur des lignes droites, on le fera tourner à gauche ou à droite par l'ouverture etl'appui des rênes. Ces effets, dont l'application a déjà été donnée, seront promptement compris du cheval, s'il est assez ft'auc dans le mouvement en avant. On peut, dans le principe, associer à ces effets ceux du filet qui agit comme le bridon.

L'action d'avant en arrière du mors, pour provoquer le déplacement rétrograde, doit rester ignorée du cheval, jusqu'à ce qu'il comprenne bien les effets qui ont pour but de le tourner et de l'arrêter. C'est pourquoi il faut, comme nous l'avons dit, employer d'abord un mors doux et la gourmette lâche pour ne pas affecter trop durement la bouche et ne pas mettre le cheval dans le cas de se jeter dans un mouvement rétrograde, mouvement qui serait tou*

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jours désordonné s'il était provoqué par une embouchure trop dure.

n est toujours temps d'apprendre à un cheval à reculer. C'est un mouvement nécessaire, sans doute, mais il n'est que secondaire. Aussi estrCe la dernière chose à demander.

L'arrière-main est la partie du cheval la plus susceptible ; lui demander trop tôt des mouvements que, dans l'état de nature, le cheval n'emploie que très-exceptionnellement, c'est s'exposer à le tarer, et faire perdre à l'arrière-main sa qualité essentielle qui est de pousser la masse en avant.

Si nous avons béèoin de porter le cheval dans le mouvement rétrograde, il ne faut le demander qu'avec discrétion, au fur et à mesure que le cheval acquiert de la force et de la souplesse, et que le cavalier s'est mis assez en rapport avec le cheval pour lui faire comprendre l'action des aides qui peuvent fevoriser, aider et soutenir ces déplacements..

L'excès de ce travail ne peut servir qu'à le tarer, h diminuer sa Iranchiee, à provoquer ea défense, à la feîre naître et lui donner les moyens de se soustraire k la volonté du cavalier ; on doit comprendre combien il faut en être sobre sur un jeune cheval (1).

, (1) II est très-bon quelqnefoia d'atteler un jeane ckevsl de !«II« qui n'a pas pris toute sa Torce dajia les reins ou dans les Jarrets, ou qui a besoin d'être ens^sL "

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Avant de demander le mouvemeat rétrograde, ii faut, pour confirmer la franchise, faire connaître l'éperon au cheval et lui apprendre à se porter eo avant à ses attaques.

L'emploi de l'éperon sur un cheval qui ne le connaît pas, peut souvent, en raison de la sensation douloureuse qu'il éprouve et de la manière dont la maçse est engagée au moment de l'attaque, le faire «'arrêter, reculer et bondir; c'est pourquoi il ne faut commencer à lui faire connaître l'éperon que lorsque, par avance, il aura été placé dans les meilleures conditions du mouvement en avant, de manière qu'étant surpris par cette attaque, il ne puisse faire rien autre chose qu'accélérer l'allure.

Ainsi, lorsqu'un jeune cheval suit par impulsion et dans une allure allongée le cheval qui le précède, tout son poids étant porté sur l'avant-main, c'est le moment le plus opportun pour lui approcher les éperons.

Si , placé dans des conditiona aussi favorables pour se porter en avant, le cheval que l'on attaque s'arrête, se jette de côté ou recule, on devra lui mettre la longe; on le poussera alors en avant avec le gras des jambes; puis on lui fera sentir l'éperon en même temps que la personne qui tient la chambrière frappera vigoureusement le cheval pour le pousser en avant.

Si l'on n'a pas le secours d'une lonjje et d'une chambrière, le cavalier doit se servir de la crava-

L'Iie, iju'il applique par coups redoublés sur les flancs. du cheval pour le chasser devant lui.

Le jeune cheval qui répond franchement aux attaques de l'éperon peut être considéré comme trèsavancé dans son dressage; rendu ainsi plus fidèle h Faction des jamhes et confirmé dans son rapport avec la main, il est susceptible d'être soumis à un travail plus renfermé; c'est alors qu'on pourra lui faire exécuter le travail de la reprise simple de manège : ce travail allégera l'avant-main, assouplira l'arrière-main et apprendra & exécuter les mouvements de côté.

Pour amener le cheval à exécuter les mouvements obliques ou par côté, il est bou de le faire marcher le long des mui's en demandant le travail de la demi-hanche; maintenu par un mur, il s'iiabitue facilement à ranger les hanches à l'action plus marquée d'une jambe ; la main, n'ayant plus autant à le maintenir, pour l'empêcher de se porter en avant, peut mieux marquer les indications des effets de rêne, qui servent à seconder dans les mouvements obliquesl'action desjambes.

Si le. jeune cheval se refuse à exécuter ces mouvements de demi-hanche, on peut alors s'aider du ;aveçon ou de la chambrière. Par exemple, s'il ne repond pas à l'action de la jambe gauche pour diriger les hanches à droite, ou k i'effet d'appui de la rêne droite pour engager l'àvant-main à gauche, ou hier encore à l'effet d'ouverture de la rêne gauche, toujours pour engager l'avant-main gauche,

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on mettra pied à ferre pour lui mettre le caveçon, OB le maintiendra ensuite en face du mur, et, avec la chambrière ou la cmvache, on donnera de petits coups sur le flanc gtiuche pour faire échapper l'arrière-main de ^uche à droite ; on ne laissera leR épaules aller à droite qu'en raison de la manière dpntrarrière-maiQ s'engagera ae ce côté. Si l' avantmain se porte trop h gauche, il faudra cesser de tirer sur la longe pour prendre le cheval par la bride et pousser la tête du côté où l'on veut faire appuyer l'avant-main.

Nota. — Très -souvent le cheval se refuee h marcher sur les pas de côté, parceque c'est un mouvement qui lui est inconnu; en l'exerçant comme nous venons de l'indiquer, il apprend à croiser les jambes ; lorsqu'il est familiarisé à cette manière de chevaucher, on le monte pour lui faire exécuter ce mouvement avec le secours des aides, auxquelles on associe pour quelque temps l'emploi de la longe et de la chambrière.

Lorsqu'il obéit avec confiance à ces diverses exig-ences, on lui demandera le mouvement rétrograde , auquel il répondra d'autant plus facilement qu'il aura acquis une connaissance plus grande des aides.

' Si , pour reculer , le cheval ne cédait pas à l'action du mors et arc-boutait ses membres de derfière , on se servirait alors du caveçon, que l'on ferait agir par saccades successives et dont on aug-

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menierait la force , jusqu'à ce qu'il se porte en arrière.

On combinera ensuite l'action du mors et même celle des jambes avec l'action du cavecon pour arriver à ne plus agir qu'avec les aides.

C'est premièrement en raison de l'eapôce, et secondement en raison de la conformation du cheval , que le cavalier doit mesurer see exigences On doit donc , avant de le monter, en feire l'eiamen sous les deus rapports que nous venoue d'indiquer.

Al'égard de l'espèce, on cherchera à reconnaître s'il est d'un tempérament nerveux ou sangruin, afin d'agir avec ménagement, ou bien avec plus d'énergie s'il est d'un tempérament lymphatique.

Sous le rapport de la conformation, on examinera la direction de ses épaules , l'attache de l'encolure, la ligne du dos , l'attache et la longTjeur du rein , la disposition de la croupe , la longueur des hanches et leur plus ou moins d'ouverture , les aplombs des membres antérieurs et postérieurs, la construction des jarrets , etc.

Ce sera en raison de la direction de ces diverses lignes, des angles plus ou moins ouverts des rayent articulaires , comme du plus ou moins de netteté dans les jarrets, que l'on pourra pressentir les ressources qu'offre chaque cheval, et les difficultés qu'il pourra présenter.

Le dressage d'un jeune cheval, comme la conduite d'ur. cheval fait , doit être une étude conti-

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Quelle d'observation ; il n'est pas pos.dbIe de lui donner des qualités qu'il ne possède pas , on ne peut qne lui venir en aide en le plaçant dans les conditions les meilleures pour qu'il marche et travaille selon la nature de ses moyens , c'est-à-dire qu'il fiiut le mettre dans le cas de faire ce qu'il peut , l'aider pour cela , et non pas lui demander par la rigueur ce qu'il n'a pas la force de donner.

Si l'on outrepasse la mesure des exigences, on court le risque de provoquer les défenses ; si elles se manifestent, on doit s'empresser de revenir au travail simple , au mouvement en avant.

L'homme patient et liabile arrivera avec le temps à dresser toute espèce de chevaux ; celui, au contraire , qui veut aller trop vite, qui compte sur sa puissance d'action équestre pour les dompter , les ruine et ne les dresse pas.

Le cheval arrivé à ce degré d'instruction , on le soumet graduellement au travail de la troisième et de la quatrième le^n telles qu'elles ont été écrites ; on complète ainsi son dressage.

C'est ensuite qu'on l'exerce à la connaissance des armes , aux détonations , etc. 11 faut toujours marcher graduellement et sans surprise, et ne rien presser quand il s'agit de lui faire counaltre quelque chose de nouveau,

n«Ten» aoccHOlm p«ur raellller la «•■dnile éa

Naus avons indiqué tous les principes généraux

qui devaient dirig-er et motiver l'emploi des aides. H nous reste quelques mots h dire de certains moyens d'abrég^er et de faciliter l'éducation du cheval , comme aussi de rendre sa conduite plus sûre et plus juste lorsqu'il présente quelques sérieuses diiBcultés. La martingale fixe et la martingale à anneaux , par exemple , sont regardées par tous les hommes de cheval pratiques, comme d'une grande utilité pour placer et fixer la tête du cheval , lorsqu'il porte au vent et surtout lorsqu'on le monte en bridon. Il existe des chevaux dont l'encolure est tellement renversée , la tête si mal attachée , que même de bons cavaliers ne les peuvent monter aux allures allongées sans recourir à la martingale. Les jockeys eux-mêmes s'en servent en course , car ils comprennent que de la bonne ou mauvaise position de la tête dépend la disposition générale des forces du cheval. La martingale fixe convient particuhèrement aux jeunes chevaux; son point de résistance portant sur le chanfrein , on n'a pas h craindre d'offenser la bouche. Il faut plus de tact pour employer la martingale à anneaux , car elle sert à faire agir les rênes avec une ■ puissance qui pourrait offenser la bouche , ai on ne savait s'en servir avec discernement. La martingale à anneaux ramène plus efficacement la tète à ;une bonne position et peut être employée en course et même pour sauter, puisqu'on peut en diminuer ou annihiler l'effet , et qu'on ne s'en sert qu'avec an second bridon ou une bride.

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La muserolle , qu'on rejette souvent sans motife ou par esprit de contradiction , est cependant trèsutile et de nature à prévenir bien des inconvénientf dans l'éducation du cheval ; par exemple , le bâillement ou ouverture démesurée des mâchoires et la torsion de ces mêmes mâchoires qui font ce qu'on appelle les forces pour se soustraire au contact du mors. La muserolle tend à &xer et à concentrer les effets de la bride, et elle ne doit pas être trop serrée pour laisser à la bouche une liberté sufiisante pour permettre à la mâchoire inférieure de céder aux oppositions de la main.

On peut assurément, avec du temps et du savoir, dresser un cheval difficile sans recourir à ces moyens ; mais pourquoi les rejeter,quand ils simplifient le travail ? Il est toujours temps de les mettre de côté lorsqu'on a obtenu complètement le résultat qu'on se proposait , qui est , nous le répétons , de fixer la tête et de concentrer et régulariser Îm effets du mors.

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