PREMIÈRE PARTIE
Harche circulaire au pas. — Clioagcr de msin dans 1q cercle, — Marclio dimcte au trot. — Arrticr. — Rnpaplir an petii trot. — Cliangcr do main. — Marche directe au trot à maiu gaucIiQ. — Arrêter et repartir, — Changer de maio. — Marcltc circulaire au pas aux deux mains. — Mettre pied A (erro.
Avant de commencer le travail, l'instructeur doit, aussitxit que les élèves font k cheval et avant de les mettre en mouvement, examiner les positions et rectifier celles qui sont défectueuses.
Cette inspecfâon faite, il commande :
A vos rênes.
A ce commandement, les élèves ajustent leurs rênes, en mettant la main en rapport avec la bouclie du cheval, ainsi que cela a été expliqué à la leçon
L'instructeur, après avoir fait marcher les élèves et les avoir placés eu file, commande :
Prépares'VOMS à marcher en cercle à main droite.
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Avant de faire exécuter ce travail , on expliquera l'action des aides dans la marche circulaire. Elle sera facile à comprendre, si on s'est bien pénétré des principes enseifrnés dans la leçon précédente, relativement à la marche directe, aux doublés et au passage des coius.
Ainsi qu'il a été dit, l'avantrinain suit toujours la direction que lui donnent les aides des mains, selon qu'on fait primer la rêne droite ou la rêne gauche ; de même que l'airière-niain se maintient ou dévie, en raison de l'égalité ou de l'inégalité des jambes.
L'élève ayant donc également augmenté la pression des jambes et assuré les poignets pour établir un rapport intime avec la bouche du cheval, portera les deux mains dans la direction du cercle qu'il veut décrire. Ce déplacement continu et léger des mains maintiendra l'avant-main sur la ligne circulaire et l'empêchera de dévier de cette ligne, ainsi que dans la marche directe ; car si le cheval se portait trop en dedans du cercle, en amenant l'avantmain en dedans, les mam'^ restant à leur place, la rêne droite, qui agissait par une légère traction , déterminerait une preeMOn sur la face interne de l'encolure, ce qui obligerait le clie"; al à replacer Eon avaut>-main sur la ligne circulaire.
Les deux jambes , tout en provoquant, par une action égale, le mouvement en avant, maintiendront l'arrière-main qui, si elle cherchait à dévier, rece vrait naturellement un appui plus fort de la jambe sur îaquelleelle se porterait; la résistance de la jambe
— M — serait alors en raison au déplacement de l'airièpemain.
En thèse générale, dans les tournés et les mouvements circulaires, la jambe du dehors devra toujours se faire sentir un peu plus en arrière que la jambe du dedans. Il ne faut pas oublier que son action n'a pas seulement pour but d'empêcher les hanches de s'échapper, mais encore d'alléger le côté sur lequel on tourne ; par conséquent, l'action de la jambe du dehors produit plus d'effet par sa position en arrière que la pression.
Quand plusieurs tours auront été faits à main droite, que ce nouveau travail commencera à être compris et bien exécuté, l'instructeur commandera :
Préparez-vous à changer de main.
iprès avoir marqué le demi-temps d'arrêt, comme on l'a pratiqué précédemment, afin de prévenir le cheval et le préparer au changement de direction, le conducteur de la reprise portera les deux mains à droite, afin de couper le cercle en deux par une ligne droite que le cheval parcourra s'il reste maintenu par l'action égale des rênes, et celle des jambes qui régularisera les mouvements de rarrière-main. Une fois arrivé sur la piste du cercle, le cheval sera dirigé dans la hgne circulaire à gauche ; il y sera maintenu d'après les principes indiqués pour marcher à droite.
Nota. — T/iusti'acteur doit veiller à ce que chaque
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élève exécute le mouvement comme le chef de reprise. Il doit fidre souvent changer de main : ce travaQ, nécessitant de la part du cavalier une plus grande attention pour maintenir le cheval sur la ligne circulaire, l'habituera ainsi à varier et modifier les actions des aides.
L'instructeur doit aussi veiller à ce que la position des cavaliers soit en harmonie avec la position et le mouvement des chevaux. Ainsi, par exemple, le cheval suivant la ligne circulaire à droite, et se trouvant, par conséquent , un peu plié et plus tourné à droite qu'à gauche, le cavalier évitera de laisser tomber son assiette à gauche et de reculer l'épaule du dehors, en cédant à la tendance naturelle du mouvement circulaire qui le porte en dehors du cercle. Pour lui faire prendre cette position indispensable pour assurer la solidité, on exigera qu'il soit toujours en rapport avec la bouche du cheval et qu'il place ses mains comme il convient de les avoir pour déterminer la marche circulaire.
L'instructeur, voulant faire cesser le : avail en cercle, commandera:
Marcliez large.
A ce commandement, le conducteur de reprise diminuera l'effet des rênes indiqué pour le mouvement circulaire, et replacera les mains dans la direction de la ligne droite qu'il voudra parcourir. Les jambes agiront également pour entretenir le mouvement et faire donner le cheval dau.s la main.
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Une fois qu'à l'allure du pas on aura fait comprendre aux cavaliers tous les moyens qui tendent à dirigrer le cheval, soit pour suivre la marche directe ou la marche circulaire, on se préparera à faire marcher ùu trot, en commençant par la marche directe.
OBSERVATIONS PBÉUMINAIRES
sur LES MOÏENS A EUPLOÏEH POUR PRÉPARÉE LE CHEVAL A LA UAKCHE DIDECTE AU TROT.
Nous avons vu que tous les changements de direction doivent être précédés d'un soutien pour disposer le cheval à rassembler, à accorder ses mouvements et le préparer ainsi à mieux exécuter le changement de direction. De même, quand on veut chang-er d'allure, soit que l'on veuille passer d'une allure lente à une allure rapide, ou d'un mouvement précipité à un mouvement ralenti, le .cheval doit en être prévenu par une action combinée des aides. Dans ce cas, ce maintien de la main a pour but, non-senlement de prévenir le cheval qu'un changement va s'opérer, mais il sert aussi à régulariser le mouvement de l'allure que l'on quitte, et contribue, par avance, à régulariser le mouvement de celle que l'on veut prendre. Ainsi, lorsque l'insfructeui- commandera de se préparer à mar-
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cher au trot, quoique le clieval, pour prendre «ette allure, ait besoin de porter une plus grande partie de sa masse en avant, an commandement ;
Prcparc^vaus à marcher an trot,
Les élèves, tout en aug-mentant la pression des jambes, commenceront par former un soutien plus fort, afin de donner plus d'ensemble à l'allure du pas. Une fois cet effet produit, ils baisseront les poignets et diminueront par degTé le contact, qui ne doit pas toutefois cesser d'exister, eiifre les mains du cavalier et la bouclie du cheval, de façon k permettre à la tête de s'éloigrer et h l'encolure de s'allonger, ce qui dispoEe la maste à se porter légèrement sur l'avaiit-main.
En diminuant le contact des mains , il faut qu'elles soient néanmoins assez maintenues pour tenir le cheval parfailement droit. Le trot étant une allure exécutée par des battues égales, il est essentiel de maintenir le cheval bien droit des épaules et des hanches.
L'avant-main ainsi préparée, l'instructeur commandera :
Marchez au trot.
Les deux jambes augmenteront également leur pression, afin de pousser le cheval en avant, tout en diminuant l'effet des rênes, et il prendra le trot.
L'action graduée des jambes doit augmenter jusqu'à ce que le mouvement du trot soit bien déterminé; alors les mains, qui, dans le commencement, n'ont prêté qu'un soutien très-léger à lu
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bouche du cheval, sentiront ce soutien s'augmenter à mesure que l'allure du trot se développera ; le
cheval s'y livrera avec d'autant plus de franchise que les maiiîs se fixeront pour rég-ler la direction et mairtenir ce mouvemeDt progressif.
L'instructeur, lorsqu'il fera prendre le trot pour la première fois, devra avoir soin de déterminer cette allure par une action douce et continue des jambes, afin de provoquer un mouvement qui soit facile à maintenir avec les mains.
Après avoir marché quelque temps au trot, l'instructeur commandera :
Préparez-vous à marcher au pas.
Au pas.
A. ce commandement, les cavaliers diminueront !a pression des jambes , auginenteront la base de leur assiette en portant les poignets en arrière.
Une fois le cheval au pas, on commaiidera :
Préparez-vous à arrêter.
Arrêtes.
L'action précédente se continuera jusqu'à ce que le cheval soit en place.
Généralement, le rapport des mains avec la bouche du cheval doit devenir presque insensible et même cesser totnlement, du moment où l'on n'a plus rien à lui demander ; de même qu'il doit varier à l'infini, agir par soutien, jiar résistance, cesser totalement pour être repria avec plus de force, en raison de û vitesse qu'on veut obtenir.
Ainsi, par exemple, lorsqu'on a provoqué le mouvement progressif, le cheval, comme nous l'avons dît, en portant sa masse en avant, vient chercher le soutien que les mains lui présentent pour le guider et le maintenir; mais si ce mouvement est plus accéléré que celui qu'on a voulu provoquer, le cheval viendra nécessairement prendre sur la main un appui d'autant plus marqué que la vitesse sera plus grande. Or, si, en cette circonsitance, les mains ne font que favoriser l'appui que le cheval vient prendre, elles serviront à accélérer le mouvement au lieu de l'arrêter. Pour éviter cet effet, on doit, par un arrêt prononcé d'avant en arrière, et non pas par un soutien continu delà main, reporter sur l'arrière-main l'excédant du poids de l'avant-main qui accélérait trop le mouvement, et, une fois cet arrêt déterminé, les mains cesseront momentanément leur contact avec la bouche, afin de refuser ce point d'appui continu que le cheval recherche, dans ce cas, pour seconder sa vitesse.
Généralement, les irrés'ularités de mouvements progressifs doivent être combattues par des oppositions : ainsi , par exemple, sachant que ce qui assure la franchise et la vitesse du mouvement dépend de l'appui que le cheval vient prendre sur la main, dans le cas où il abuserait de cet appui et prendrait une vitesse trop grande, il faudrait, ou lui refuser cet appui, ou le rendre incertain.
Si. au contraire, le cheval manque de franchise,
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on devra chercher, par l'action des jambes, à le pousser sur la main, afin d'établir ce soutien d'où naissent la régularité et le développement des allures. Dans ce but, la main restera toujours fixe et ferme. Ce ne sera qu'avec le temps et lorsque les élèves auront une bonne tenue, qu'ils sauront faire un juste emploi de leurs aides et distinguer la différence qui existe entre le soutien qu'on doit offrir au cheval pour assurer sa franchise et la vitesse des allures, et la résistance de la main qui sert, au contraire, à arrêter ou ralentir le mouvement. Dans le conunencement, ces deux effets se confondent et semblent avoir la même valeur. Il n'y a qu'un travail pratique bien dirigé qui puisse amener les élèves à juger ces différences. Des départs et des arrêts (i^uents, des allures tantôt allongées, tantôt ralenties, les mettront à même de juger ces divers moyens d'action.
Lorsque l'instructeur aura commandé de marcher au trot et qu'il aura indiqué les moyens de provo quer ce mouvement, s'il s'aperçoit que l'allure est trop allongée, il recommandera d'augmenter l'effet des rênes, ce qui s'exécute comme nousl'avons déjà dit. Aussitôt que cet arrêt aura produit l'effet désiré, on diminuera la tension des rênes, ce qui s'exécute en relâchant les bras et reportant les mains en avant. Après ce léger abandon, les mains doivent reprendre leur fixité, afin de rétablir leur Tapport avec la bouche du cheval, pour régulariser TaJlure et indiquer la direction que le cheval doit
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suivre. Ces arrêts, suivis d'un abandon léger, doivfiût se réjjéter autant de fois que le chevai cherche, tn précipitant son mouvement, h aug-menter la vitesse que l'on veut obtenir.
L'instructeur doit veiller à ce que les brae se rel&chent et que les poig-nets ne se raidissent pas, lorsqu'après l'arrêt l'élève aura replacé les maîus. La raideur employée dans ce cas pourrait engager le cheval à se reporter avec trop de force sur la main.
Lorsque la tenue commencera à êtr" assurée au petit trot sur les lignes droites, et que les arrêts, les départs et le maintien du cheval dans une allure égale, seront bien compris, l'instructeur fera doubler. Au commandement :
Prépare z-fous à doubler,
Les élèves, comme dans le travail au pas , assureront les joignets, devront bien s'asseoir, et rassembleront leurs chevaux ainsi qu'il est indiqué.
Au commandement Double::, les deux mnins se déplaceront, comme dans le travail au pas, pont engager le cheval dans la nouvelle direction ; les jambes agiront toujours également pour entretenir le mouvement.
Si ce mouvement était trop précipité, les jambes devraient serelficher: leur effet devant varier en raison de la setisibilité du cheval.
Après avoir fait doubler plusieurs fois, on fera îxécuter les changement^ de mains, ainsi qu'il a été prescrit pour le travail au pas.
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Les arrêts et les départs au trot ayant été exécutés à main gauche, on fera chang'er de main poUi. e« remettre à droite.
On marchera au pas sur les cercles, après quoi on fera prendre le large.
A la fin de cette leçon, on commencera à apprendre aux élèves à régler, ralentir et allonger l'allure du pas et celle du trot.
Le cheval étant au pas lorsqu'on commandera:
Ralentissez le pas, les cavaliers, en augmentant la pression des jambes, assureront les poignets, afin de rassembler, de grandir les mouvements du cheval , qui , dépei;sant ses mouvements en hauteur, en diminue tout naturellement l'étendue.
Lorsque l'on commanaera :
ÂUonijcz le pas,
Les jambes continueront leur action, et les poignets se relâcheront, afin de laisser à l'avant-maîn une liberté qui lui permet d'étendre son déplacement.
Pour ralentir ou augmenter le trot, on emploie les mêmes moyens, on augmente seulement leur valeur.
Ce sont de très-bons exercices que ceux qui apprennent à diminuer et h. augmenter les allures; ils aident à lier le cavalier au cheviil, et commencent à lui donner une idée de l'accord des aides. Afin d'intéresser les élèves dans cette leçon, on fera doubler par quatfe dans la longueur du manège.
Une fuis le doublé exécuté, on fera lutter entre
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eux les cavaliers formant les rangs de < sayoir celui qui arrivera le dernier ot iUT la piste opposée, selon qae l"on comi ralentir au d'allonger l'allar«.
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