TRAVAIL EN MOUVEMENT
U-jclie direclo au pas. — ArrSler — Beinettre le clieval en mouvement. — Tournera droilû ot à gauche, — Marche dirctte. — Entrer dans les coins. — Cliangemcnt de main.
Ce travail étant exécuté au pas, à main droite et à main gauche, doubler individuellement, arrêter et mettre pied à terre.
Nota. — La durée de chaque série de mouvement sera toujours subordonnée aux progTès des élèves. L'instructeur doit faire les démonstrations de la manière la plus simple et la moins verbeuse, alin de ne pas fatiguer l'attention des élèves. Des explications plus étendues auront leur place dans leii leçons subséquentes.
Le5 élèves étant à cheval, l'instructeur, après avi-ir rectifié les positions, commandera : Préparez-vous à vous porter en avant. A ce commandement, les cavaliers augmenteront la pression des iam'jes, en assurant les poignets afin d'établir un rajijtort plus intime entre e;ix et le cheval, et de le disposer à est-cuter avec plus de précision les. mou-
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vements demandés. Cette prescription, qui nVst qu'un avertissement pour le cheval, répond au rassemblé de l'Ordonnance.
Au commandement Marche^, on augmentera ég-alement la pression des jambes en pliant les jarrets, afin que l'action du gras des jambes se fasse sentir en arrière des sangles. Les mains resteront placées comme nous l'avons indiqué.
La pression égale des j ambes déterminera le cheval dans un mouvement direct en avant ; les mains ayant été assurées préalablement, ainsi qu'il a été expliqué, ressentiront l'effet de ce mouvement.
Nota. — Quand on fait marcher les cavaliers en filet, la distance à observer entre chaque cheval doit être de 2 mètres 1/2 à 3 mètres.
Après avoir fait suivre quelques pas ia marche directe, l'instructeur commandera : Prépares-vovs à arrêter.
Rassembler son cheval en augmentant un peu le rapport des aides.
Au commandement d'arrêter, peser sur son assiette, diminuer la pression des jambes et augmenter l'action des mains en portant les poignets un peu en arrière : leur action doit primer alors l'effet des jambes, qui doivent néanmoins agir assez pour régulariser le mouvement de la masse, eo l'empêchuit de r-sculer, de se porter k droite ou à gauche.
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Le cheval une fois en place, le corps ainsi que 1» mains reprendront leur première position.
Nota. — Le cavalier en pesant sur son assiette, en augmente la base , amoindrit le contre-temps que produisent les arrêts Instantanés du cheval.
Le cavalier , en augmentant la base de son assiette, recule aussi un peu le corps, et facilite ainsi le mouvement en arrière des bras et des mains.
Les chevaux étant arrêtés et les positions rectifiées , l'instructeur fera recommencer la maiche directe et les arrêts.
On ne saurait trop insister, dans le principe, sur l'utilité de faire mettre en mouvement et arrêter souvent, afin d'habituer les élèves à maintenir leurs chevaux tout en conservant leur position.
Lorsque la mise en mouvement et les arrêfc; seront bien compris , l'instructeur , après avoir commandé le mouvement en avant , commandera ; Préparez-vous pour tourner ou doubler à droite.
Comme dans ce mouvement, les aides , surtout les mains, doivent agir de façon à indiquer la nouvelle direction, et que toutes les indications transmises au cheval, soit pour le mouvoir, soit pour l'arrêter, doivent être faites sans surprise, au commandement préparatoire, les élèves formeront ur. EKiutien plus marqué sur la bouche du cheval, qui, en cette circonstance, a besoin d'être bien en rapport avec les mains du cavalier.
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Quand les chevaux seront ainsi préparas pur
l'action des deux jambes et par l'action ég'ale des deux rênes, l'instructeur commandera :
Double:: ou tournez individuellement à. droite.
A ce commandement, les élèves, tout en continuant l'action des aides des jambes, porteront 1» main droite à droite, afin d'opérer un efiet de traction qui attire la tête et l'encolure de ce côté. En même temps la main gauche, sans cesser son contact avec la bouche du cheval , se portera d'abord un peu en avant et ensuite graduellement à droite, ■afin de déterminer la pression de la rêne gauche sur l'encolure, ce qui provoquera le déplacement de l'avant-main à droite , et le changement de direction que la main droite avait commencé à de- Tnander.
Les jambes, tout en activant l'action en avant, viennent coocouiir aussi à l'action du tourné : la jambe droite en faisant suivre aux hanches le terrain parcouru par les épaules , et la gauche , pour régulariser et modifier l'effet de la première.
Portez-vous en avant. Les jambes agiront également , et les mains se maintiendront alors fixes et légères dans la direction indiquée.
' L'elïet de la traction à droite et celui de la près sion il t;:auche ayant cessé , les rênes ayant une action égale sur la bouche, le cheval reprendra ia ■marche directe.
KoTA. — Il est très-essentiel (;ne l'instructeur
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s'attache à faire exÉcuter les doublés et les tournés par l'action combinée des deux mains , ainsi que nons venons de l'expliquer,
11 n'est pas douteux que le tourné à droite puisse
s'obtenir par l'effet seul de la traction de la râr« droite du bridon. Cependant , cette action isolée sera fausse , lorsqu'un cavalier inexpérimenté produira un effet trop intense qui donnera lieu à des résultats contraires à ceux qu'il voudrait obtenir.
Ainsi, par exemple, pourquoi, par l'effet de trac- Uon, le cheval tourne-t-il à droite? C'est que, du moment où la tête se porte à droite, l'encolure suit le mouvement de la tête, comme l'épaule suit celui de l'encolure, et qu'ainsi l'avant-main est entraînée de ce côté.
Mais si, au lieu de porter tout le poids de l'avant^ main à droite, l'élève, après une traction qui a pu placer la tête du cheval à droite, ne porte pas assez la main à droite et tirs sur la rêne droite de telle sorte que la tête se trouve attirée en arrière par la tension de la rêne , qui agit alors d'avant en arrière, au lieu d'agir de gauche à droite, qu'arrivera-t-il? C'est que l'encolure ne trouvant plus le moyen de se plier et de se porter à droite pour suivre le mouvement qui a été imprimé à la tête, se portera à gauche et chargera de toute sa pesanteur l'épaule g-auche, qui entraînera l'avant-maia à gauche et la fera tourner de ce cjlé, quoique la tête Boit tournée du côté, droit-
On volt, d'après ce que nous venons de dire, que cette action isolée , étant susceptible de produire un effet contraire à celui désiré , peut laisser du doute dans l'esprit de l'élève, ce qu'il faut toujours éviter, tandis que Tnction des deux rênes produit un résultat infaillible, car tout ce qui pourrait être irrég-ulier dans l'action de la roue droite, se trouve rectifié par la pression de la rêne grauche,
En employant ce moyen dès le commencement, les élèves prendront l'iiabitude d'accorder l'action des deux mains, ce qui les conduira à se rendre un compte exact des effets des rênes au moment où ils prendront la bride.
L'instructeur doit veiller avec un soin scrupuleux à ce que les élèves ne mettent ni raideur, ni contraction dans toutes les actions des mains. 11 ne doit donc paa se borner à. recommander ce qu'il convient de faire, il faut qu'il touche les mains, les bras des élèves, pour s'assurer qu'il n'existe pas de contrainte.
Quand les cavaliers seront femiliarisés aux changements de direction à droite et à gauche, l'instructeur commencera à exiger le passage des coins. L'entrée , le passag:e , la sortie d'un coin, obligent le cavalier à mettre en pratique et à nuancer tous les moyens d'action qu'il peut avoir sur le cheval. C'est pourquoi il faut , de bonne heure, exiger des élèves qu'ils exécutent ce travail.
Au moment où l'instructeur dira : Fréparez-vota à ealrer dans le coin.
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Chaque cavalier, k meaure qu'il arrivera à quatre
mètres de l'angie du mur qui forme le coin, assurera les mains, en les maintenant dans la direction de ce coin. Lea deux jambes augmenteront leur pression de façon à pousser le ciieval en avant et à le faire donner dans la main ; car si l'avant-main n'était pas soutenue et maintenue par les aidée des mains, et si les jambes n'agissaient pas pour seconder ce mouvement, le clieval tournerait infailliblement sans entrer dans le coin ; cette manière de tourner lui étant plus fiicile que celle q,ue l'on vient d'indiquer.
Lorsque le cheval porté en avant par les jambes sera maintenu parles mains dans le coin, les mains marqueront alors un arrêt avant de se porter à droite, ainsi qu'il a été expliqué pour le doublé.
Les deux jambes agiront également jusqu'au moment où l'avant-màin sortira du coin, et, quand elle sera engagée dans la nouvelle direction, le ca^ valier, sans cesser de soutenir les mains, augmentera la pre^ion de la jambe droite et diminuera ceUe de la gauche, afin de diriger l'arrière-main ft ^uche , et de la faire passer , à son tour , dans l'angle du mur. Une fbis que l'arrière-main aura passé ce coin , les mains diminueront leur soutien en se maintenant également, et les jambes agiront aussi également et sans force pour entretenir le mouvement en avant. Tous les coins doivent êtro passés de la même manière.
Le passage du coin est un travail spécial; dans
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les tournants ordinaires, c'est la j, mbe de dehors qui doit avoir la principale action.
Quand l'instructeur voudra faire exécuter à. main gfluclie le travail qui aura été fait à main droite, il commandera : Préparez-vous à changer de main.
A cet avertissement, les élèves soutiendront un peu les poignet?, comme il a été dit pour le doublé et le passage des coins, et au commandement :
Changes de main , les deux mains se porteront insensiblement à droite, pour sortir l'avant-main du mur, en eng-ageant le cheval dans la ligne diagonale qu'il doit parcourir pour traverser le manège et gagner ainsi le mur opposé.
Le cheval étant ainsi placé sur cette diagonale, par une légère traction de la réiie droite et la pression de la gauche sur l'eucolure (1), les deux mains resteront dans la direction de cette ligne, qiie le cheval suivra du moment où les deux rênes auront un égal soutien. Les deux jambes du cavalier agiront aussi également pour entretenir le mouvement, maintenir Tarrière-main et faire donner le cheval dans la main. Arrivéaumur opposé, les deux mains se porteront insensiblement à gauche, dans la direction du coin vers lequel on se dirige, et que l'on passera à main gauche , suivant les moyens indiqués pour le passage du coin à main droite.
Nota. La fixité des mains, leur rapport léger ef
(j) Voir la y liîçon, néorie rfM mors </« bride et du èrUon.
continu avec la bouche du cheval, est un principe sur lequel l'instructeur ne saurait trop insister, parce qu'il sert, si nous pouvons nous exprimer ainsi , à identifie? de bonne heure le cavalier avec le cheval.
Le cheval, maintenu par les aides et en rapport constant avec le cavalier, ne peut faire un mouvement sans que celui-ci n'en so'it immédiatement prévenu , ce qui le met à même d'arrêter tout désordre qu'une circoiiStance fortuite pourrait faire naître et qui aurait lieu si le cheval était abandonné.
Sans expliquer actuellement tous les avantages qui résultent de la fixité des mains pour régler les allures et donner de la franchise au cheval, il est hon d'habituer l'élève qui débute, à cette fixité de la main qu'il saura apprécier en raison de ses progrès.
Ainsi, par exemple, supposons que l'instructeur commande h un élève de suivre une ligne droite. N'ayant pas de mur pour se guider, que devra faire rélève en pareille circonstance ? Exécuter ce qui lui a été déjà prescrit, c'est-à-dire se mettre en rapport avec la bouche du cheval, placer les deux mains dans la direction indiquée et les maintenir de façon à donner aux deux rênes une tension égale, ce qui assurera la marche directe.
Supposons maintenant que le cheval, marchant dans cette direction, rencontre un objet qui l'effraie et le porW î; se jeici' h gauche, Si lt.'s réues ètaien.t
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flottantes et ne le maintenaient pas, il sortirait de la ligne directe sans que le cavalier pût s'y opposer, puisque rien ne l'en aurait prévenu ; tandis que, s'il est en rapport avec la bouche du cheval, dès que celui-ci déplacera sa tête pour se jeter à g:auche , les mains recevront nécessairement l'avertissement de ce déplacement de la tête et de l'encolure pav l'appui que le cheval viendra prendre sur la rêne gauche en se jetant de ce côté. Si le cavalier, dans ce moment, n'abandonne pas le contact qu'il a avec la bouche du cheval et s'il est bien pénétré du principe qui lui a été donné , que , pour suivre une direction et se porter vers un point quelconque, les mains doivent prendre une position qui soit relative à ce point et se maintenir fixes et assurées, qu'arrivera-t-il? C'est qu'au moment où le cheval se jett«ra à gauche, la rêne gauche, sur laquelle l'encolure viendra s'appuyer, agira par pression pour repousser le cheval k droite, en même temps que la rêne droite agira par traction pour le ramener à droite, ce qui obligera le cheval à revenir dans la direction qu'il avait essayé de quitter. Cette pression de la rêne gaucne et cette traction de la droite n'auront lieu que parce que le cheval auira déplacé sa tête et son encolure. C'est lui qui provoque, par son déplacement, ces actions qui n'ont lieu que parce que les mains sont restées à leur place. Ces actions cessent de se produire et redevieniieni égales, lorsque le cheval est revenu dans la ligne qui lui est indiquée par la main.
Très-souvent le cavalier aide le cheval dans son désir de se dérober ; car, au lieu de conserver la main fixe, comme nous venons d'expliquer, quand le cheval se jette à gauche ou à droite , le corps du cavalier suit ce mouvement, et souvent il porte les mains du côté où le cheval s'échappe, et, par là, favorise son déplacement , au lieu de le combattre. -
Lorsque les doublés et le passage descoins auront été exécutés aux deux mains, on fera doubler individuellement pour mettre pied k terre.
Cette deuxième partie de la première leçon doit être bien comprise des élèves, avant de passer à la deuxième leçon. En ne purcourant que des lignes droites, le corps du cavalier prend plus facilement une bonne position. On ne doit passer aux lignes circulaires, qui tendent toujours à déplacer le corps, que lorsque l'élève conservera.sa position sur les lignes droites, et qu'il a déjà quelque idée de la conduite.
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