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itièrement faux. Aussi , nous ferons remarquer, « exprimant une pensée beaucoup plus vraie, '
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h derniôre strophe qui (\it ajoutée plus tard , et où ii est dit des ilieux grecs r
ir Eïiletés au flot du ti^mps , ils planent toujours' t s«r le semtner du Piftde. Ce quî doit vivre éterrteî- »lefneni dans les ehants du poète doit mourir à fe t vie. » *
Ceci confirme parfaitement ce que nous avons avancé plus haut: que les dieux grecs avaient leurstége véritable dans la pensée et Timagination , et qu'ils ne pouvaient ni maintenir leur place dans la vie réetley ni saftidfaire ^intelligence humaine.
Le poète Parny , surnommé , à cause de ses charmantes^élégies, le TibuKe français, dans unpoême m diK chants : La Guerre des Dieux , espèce d'épo^ pée, a aussi attaqué , mais d'une autre manière^ le christianisme. Il s'est amusé à tourner en ridicule les représentations ^chrétiennes , ce qu'il a fait avec beau* eoup de verve comique et d'esprit , quoique sur le ton d'une frivolité nullement déguisée. Mais la plaiskhtmene^oit pas dépasser les bornes d'une galté facile M; enjouée ; elle ne d<»t pas dégénérer en débauché de llmagination qui alors ne respecte rien » pas même ce qu'il y a de plus saint et de plus élevé. Dans le poème français, Marie joue un rôle obscène. Les noines, les dominicains , les fransciscains , se laissent
fléduire par le vin et les bacchantes , les nonnes par les faunes. Le reste est encore moins édifiant. Mais 'à la fin les dieux de l'ancien monde sont vaincus. Ils alKindonnent l'Olympe pour se retirer sur le Pâmasse.
356 DE t*ART CLASSIQUE.
Goethe , dans sa Fiancée d$ Carinlhê^ a raprés^té d^une manière plus profonde dans un Ubleau animé, la condanmation de Tamour^ moins selon le téritable esprit du christianisme , que d'après le principe mal entendu du renoncement et du sacrifice. A ce faux ascétisme qui méconnaît la vraie destination de la femme, celle d'être épouse et mère, qui veut faire considérer le célibat forcé comme un état plus saint que le mariage, il oppose les sentiments naturels du corar humain . De même que nous trouvons 4uis Scbîl^ 1er rimagination aux prises avec les abstractions du rationalisme moderne , nous voyons ici les mœors grecques, comme satisfaisant à-la-foi$ au devoir et aui sens en ce qui concerne Tamour et le mariage , opposées aux interprétations étroites et fausses de la morale chrétienne. Une teinte particulière d'horreur a été répandue avec un grand art sur toute la pièce. Le poète laisse douter s'il s'agit d'une femme véritable ou d'une personne morte , d'une vivante ou d'un fantôme; et, dans l'harmonie des vers, le ton lé^^er du badinage et le ton solennel sont combiné^ avec une habileté supérieure qui ajoute encore à l'impression générale et fait frissonner l'ame.
Avant que nous cherchions à connaître dans sa nature intime et furofonde la nouvelle forme de l'art dont l'opposition avec l'ancienne n'appartient pas à l'histoire du développement de l'art , telle que nous essayons de la retracer dans $es ^N)ques fondamen-
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taies , Hous devons examiner de plu^ près le cars»*tère de cette période de transition qui fait encore partie de l'àrt ancien. Le principe de cette révolution c'est que l'homme, qui jusqu'alors avait vécu eu harmoniie avec les lois dé la nature et de la société , qui , dans ses détemunations et ses actes , se sentait et se savdit d'accord avec elles , commence à se retirer dans le monde infini de sa conscience , et cependant, au lieu de prendre possession de sa véritable infinité , n'y trouve encore que son image imparfaite et sa foirme finie.
Si nous jetons un regard attentif sur les situations sociales qui correspondent à ce principe, nous voyons d*abord que les dieux grecs représentaient les idées essentielles qui constituent la base de la vie réelle et des actions humaines. Mais , indépendamment de la religion , ces idées se sont réalisées dans le développement de la sodélé grecque. Si l'art grec, qui est une manifestation de l'esprit , a dû se produire sous une forme extérieure et positive par ses créations , la destinée morale de l'homme s'est aussi accomplie dans un ordre social avec lequel l'individu devait se trouver en harmonie. Or, le but le plus élevé de la civi- Imtion grecque était la vie de l'Ëtat, l'intérêt de la ctlé, les mœurs républicaines et l'ardent patriotisme des citoyens. En dehors de cet esprit public, il n'y a rien d'élevé et de vrai. Mais la cité grecque, comme toute forme particulière du monde réel, ne devait avoir qu'une durée passagère. H n' est pas difficile dé dé-
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montrer qu*un pareil ËUit, avec legenredeJibertéqui ea fait la base , avec sa constitution démocratique qui donnait à tous les citoyens sans distinction la plus haute influence sur les affaires publiques , ne peut être que petit et faible ; il doit se détruire déyà en partie de ses (uropres mains , en même temps qu'il est entraiUié dans le torrent général qui emporta les sociétés humaines. Car , dans cette identification de la vie privée avec la vie publique , d'abord les droits de rindividu sont méconnus. Le caractère individuel ne trouve aucune place pour son développement légF time et inoffensif. Séparé de Tintérêt général qui ne Taccueille pas , il devient une ambition naturelle qui , refoulée et comprimée , cherche à te frayer une voie ii^dépendante, et poursuit ses propres fins, différ^ites du bien de la société. Par là il travaille k la ruine de l'État auquel il s'efforce d'opposé sa puissance personnelle. D'un autre côté s'éveille au sein de cette liberté même le besoin d'une liberté plus haute pour l'individu qui a la prétention d'être libre non seulement daqs l'Ëtat organisé sur la base de la justice , d^ns les moBurs et la législation positive ^ mais dans son monde inbériûttr ; il veut tirar de lui-*mênie et reconnaître .^ans sa propre consdence la réglé du bien et du droit» L'homoie parvient ainsi à avoir le sentiment: intime de sa valeui* persoandie , dé $H>n indépendance et de sa dignité «noralé. Mais en môme temps se manifeste une nouvelle scission entre le but de l'État et celui de l'individu libre à ses propres
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yeui comnae ii l'est en vertu de sa nature même. Une pàreiUe opposition, a ^commencé a se déclarer déjà du tempfr de So&r^tf^ lorsque les passions égoïstes et folles.» la lioence de la démocratie et de la démagogie reiiyersâieat la r^AiMique ; au point que des hommes «oi9«ie ]Léoopboii €A Piaton , éprouvèrent du dégodkt m voyant la situation 4le leur {)atric^ et en partiaaliet la direction d^s affaires (mbliques ^itre les maibs d'hommes ambitieux et. frivoles.
Le oaractère général de cette époque de transilioB s'explique donc par l'opposition qui éclate entre Tesprit qui prend conscience de sa liberté et l'ot^gânisa** lîoQ de la société. L'esprit, en se séparant d'un monde où il ne se retrouve plus , est bien une e9(iw»ce abstraite ; mai» il n'en est pas ici comme dans le panthéisme oriental. Au contraire , c'est la personne bu* maine qui $e sail^ qiM fait sortir de sa propre conscience et fait valoir toutes les vérités générales de la raison^ le vrai, le bî^ , lamoraUté, non ccmipe révélations venuei^ du dehors , mais comme ses propres conc^ lions et ses convictions intimes. Cette, opposition , si elle constituait un simple antagonisme entre les deux principes* en présence , serait d'une nature tout-à-fait prosaïque; mais, au point où nous sommes, nous n'en sommes pas encore à cette prose. D'un côté, il est vrai, la conscience sûre d'elle-même veut le bien , l'accomplissement de la fin morale , la réalisation de la destinée humaine dans la vertu privée , aussi bien que dans l'ancien culte , dans les mœurs et les lois.
360 DE l'art classique*
En lùéme temps elle se déclare cohire le présent , contre la vie politiqne dn temps; elle provoque la ruine do^ aimranes idées, du vieux patriotisme et de Tancienne sagesse politique. Il ne lui suffit pas simplement de contempler en ett^môme la vàrité morale ; elle se tourne contre la société , se met en hostilité avec elle et la combat dans le but de la changer. Ainsi , le principe iK>uveau s'éiève avee énergie contre un monde qui le contredit , et il prend à tâche de le représenter dans sa corruption. D'un autre côté cependant, cette opposition trouve aussi sa solution dans Fart lui-mèitie ; une nouvelle forme de Tart se développe , d^ns laquelle ce combat n'eM; plus celui de la raison aui prises avec la réalité ; c'est un tableau vivant de la société qui , par ses excès insensés et sa corruption , se détruit elle-même de ses propres mains , et cela , afin que le contraste fasse ressortir la puissance durable du vrai et du bien qui doivent triompher de la folie et de la déraison. Td est le comique tel qa'Àrisêùphane Fa traité chez les Grecs , en l'appliquant aux intérêts essentiels de la société de Bùn temps , sans colère , avec une plaisanterie pleiae de galté et de sérénité.
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III, La Maître.
Mats celte solutiaa qui admet encore la de Tart, nous la venons dkparaiire à mesure que Topposilion , se proloiigeant sous là forme de Topposition même-, introduit à la pkdë de Tharmonie poétique ^ un rapport prosaïque • des deux côtés* Dès -lors 9 la forme olassîque de l'art e^ détruile; La ruine d^ ses dieux est consommée. Le monde du beau dans rhtstrâre est fini, kn, nous àvona à re* cbwcdier quelle est la forme de Tari qui , dan» celte transition à une forme phis élevée y peut encove trouva sa place et en hàfer ravénément.
Nous avons vu Tart syittbQBque se terminer aussi par la séfaralion de la fotme et de Viidéey dans une mukitude de genres particulier& : la eomparaîson , lu f$h]e^ la: parat)ole , Ténigme, etc. Or, s'il est vrut qu'une seaiblable séparation constilue, au poièf oh BOUS sommes , le principe de k destruction de l'idéal^ nov» devons nous demander qu^le est la diflfermiôe entre ce mode de transition et le pré<:iédeDt. CdAe diU férence est la suivante :
1** Dans la*^ forme symbolique et comparative de Tart , la fcMrme et l'idée sont dqà , malgré leur affinité ou leur relation , naturellement étrangères Tune à
362 M l'art cLAssiOiiC.
Tautre. Loin d'être ennemis , les deux principes sont d'accord entre eux ; car ce sont précisément leurs ressemblances et leurs analogies qui sont la base de leur combinaison ou de leur comparaison. Mais puisqu'ils restent ainsi séparés et étrangers l'un à Fautre au sein même de leur union^ il ne peut pas se déclarer d^kœtiltté «ntie eux., lorsqu'ils Tiennent à être désunis. Le lien étant faible , lorsqu'il est brisé, ifon'ai witfQrént pas. L^idéal de l'art classique, au contraire, a son principe dans l'identification parftnte de l'idée et de la forme , de l'individualîlé spirituelle el de la ferme corporelle. Dès^ors, si les deux éléments, €|tti offrent une aussi complète unité , se séparent , cela n'arrive que parce qu*ib ne peuvent plus se soppiMeP' nuituellement , el ils ne doitent renoncer à eeMe. hattmqnie'iiitiilïe que pour passer à une inecîmpatibilité absolue à une irréconoiHable inimitié.
S? Si le oataotère du naqiiport n'est plus le même, la; jnatnfe des éléments a aiussi changé. En effet y dMis i^art sjrmboliqoe ,; il y a un pl«s ou moins grand jmhu^ bm d'idées abstraites , de pensées gén^^les ou de vérités particulières présentées sons la forme de ré^ flirioiis générales qui sont symboliquement, représe» lées. Dans la foruM , qui prévaut à cette époque de IfaMÎtîeil entPe Fart classique et l'art nMnantique^ le fond , il est vrai , se compose bien aussi de pensées abstraites ,^ de sembl^les sentiments, de prmcipes ralionels ; -mais ce ne sont pas c^ rérités abstraites en eUe»-mènics ^ c'est leur réaKsation dans la conscience
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IndtvUhielle , dans la rsâson pei^onnelle et libre éd rkomnie, qiiieonstitu» un des termes de roppositioti. Car ce qui caractérise eslentiellement cette ^xjque intenllédiaire^^ c'est la manifestation de l'esprit oomiiie firaétré du sentimeiit de sa liberté et de son indépendance^. D^à^ danâ Tart classique^ Tindividnalité spirituelle, quoiqu- étroitement liée à la forme sensible ^ était robjîet principal. Maintenant il s'a^t de représenta les efforts qfie fait Tesprit pour pcéyaloir sur une forme vieillie et en général sur un monde qui ne lui convient plus. En même temps Tbomme se dérobe à. la réalité sensible , se retire en Itii-^mâme et y dier^ çhe la satia&ction intime 9 lapaix^feiKinbeur. Mais, en s'isolant de la nature et de la sodété ^ il^ condamne à une existenoe atustrftite, bornée et finie. 11 ne ^ut Joun? . de la p1ém44ide de aa vie. En face de lui ;est un ilsonde qui lui apparaît oomme mauvais et cod^ rompu. De cette maeièrey Tart prend un caraotèr» sérieux et réfléchi. Retranefaé dana sa sagesse intoté^ r^inte » fort et confiant dans la vérité de ses principes et dans son amour» poUr la vertu i il sem^ en oppositi(^ violenta avec la corruption dta temps. Or y le neelud de ce drame pfésente un caructère prosaïque. Un tsâpril éle^^ une amepénétréa du sentiment de la vertu^ â la vuod'luxi m(mde qui , loin de réaliser lâon idéaU né lui offre que le s|^taele^ du vice et^ de la folie , s'élève contne lui avec indignation , le raille avec finesse tct Taccable des traits^ dei sa mordante ironie. X»a £ormede l'art qui<6nlreprénd do représenter ^ette
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lutte est la Mi^e. Dans les théories ordinaires on a été fort embarrassé de savoir dans quel genre on devait la ^aire rentrer ; ear la satire n'a rien du poème épique , et elle n'appartient pas, à proprement parler, à la poésie lyrique , puisqu'elle n'exprime pas les sentiments de l'ame , mais l'idée générale du bien , de ce qui doit être , en y mêlant , il est vrai , des particiilarhés individDielles. €e n'est pas non plus une poésie inspirée par la jouissance intérieure qui accompagne le sentiment de la libre beauté et qui déborde au dehors. Dans son humeur chagrine , elle se borne à caractériser avec énergie le désaccord qui éclate entre le monde réel et fes principes d'une morale abstraite, tels que l'individu les conçoit. Elle ne produit ni véritable poésie ni œuvre d'art véritable. C'est pourquoi la forme satirique ne peut pas être regardée comme un genre particulier de poésie; mais, considérée d'une manière plus généarale , elle est oMte fbrme de tran^tion qui termine l'art clas»que.
3"* Comme, en réalité, c'est la dissolution prosaïque de l'idéal qui se manifeste dans la satire, il ne faut pas chercher son véritable domaine dans la Grèce qui est le pays de la beauté* T^ satire , telle que nous levons décrite, appartient en prqpre aux Romains. L'esprit du monde romaiii , c'est la domination de la loi abstraite et morte, la destruction de la beauté, l'absence de sérénité dans lès mœurs , le refoulement des affections domestiques et naturelle , en général , le sacrifice de l'individualité qui se dévoue à
bEStRUCTlON VA l'art CUASSiQUE. 365
TÉtai y et trouve son iitifiassible dignité^ sa satisfactiaft rationnelle dans Tobéissaoce à la loi. Le principe de oetle vertu politique , dans sa froide et austère ru^ desse , a soumis au dehoi^ toutes les individualités nationales , tandis qu*au dedans , le droit s'est développé avec la même rigueur et la même exactitude de formes, au point d'atteindre à la perfection. Mais ce principe était contraire à Tari véritable* Aussi ne trou* vons-nous à Rome aucun art qui présente un caractère de beauté > de liberté et de grandeur. Les Romains ont reçu et appris des Grecs la sculpture et la peinture , la poésie épique , lyrique et dramatique. Il est à remarquer que ce qui peut être regardé comme indigène chez les Romains , ce sont les farces ccHniques, les Feicennims et les Atellanes. Au contraire , les oo^ médies travaillées avec art y celles de Piaule même y sans parler de celles de Téreme, sont d'origine grecque j et furent plutôt une œuvre d'imitation que des productions originales. Ennim puisait déjà aux sources grecques et prosaisait la mythologie. Les Romains ne peuvent revendiquer comme leur appartenant en propre, que les formes de l'art qui, dans leur principe y sont prosaïques, le poème didactique, par exemple y princtjpalement lorsqu'il a pour objet la morale , et donne à ses réflexions générales les ornements purement extérieurs du mètre, des images, des comparaisons, d'une belle diction et d'une réthorique élégante. Mais il faut placer avant tout la satire. Le dégoût qu'inspire à la vertu le spectacle du monde ,
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tel Ml te seMiiiieni qui chemhe à s*«xprimer daiid d'assez oreuses déclannâliims* Cette forme de Tan, prosaïque en eile*iBêiiie, ne peut devenir poétique que lorsqu'elle nous met devant les yeux Thnage de la d^;radation des morars, d'une société oorroni^ pue et dépravée qui se détruit p»^ sa propre folie. C'est ainsi qu' Horace , par exemple , qui , comme ljri<]pie, s'est exereé dans la formeet sekm la manière grecques , nous trace, dans ses éptfres et ses satires t)ù il est plus original, un portrait vivant des mceors de son temps, et de toutes les sottises qu'il avait sous les yeux. Nous trouvons là un modèle de plaisanterie fine et de bon goAt, mais non pas au même degré la T^itaMe gatlé poétique, qui se contmte de rendre ridicule ce qui est mauvais. Chez d autres, au contraire, la satire n'est qu'un parallèle, un contraste entre le vice et la vertu. Ici le mécontentement , la colère ^ la haine édatisnt au dehors sous des formes que la sagesse morale emprunte à l'éloquence. L'indignation d'une ame ndi)le s'élève contre la corruption et la 9ervitnde. Elle retrace , à côté des vices du jour, 11* mage des anciennes mœurs, de Tancienne liberté, des vertus d'un autre âge , sans espdir de les voir renaître, quelquefois même sans véritable conviction, A la faiblesse et à la mobilité du caractère , aux mi* sères , aux dangers , à l'opprobre du présent , elle ne peut cqpposer que l'indifférence stoîcienneetrinébran« lable fermeté du sage. Ce mécontentement donne aussi à rhistoire teUe que l'ont écrite les Romains ^ ei