‹ Cours d'esthétiqueChapitre 28 sur 47 · DESTRUCTION DE L ART CLASSIQUE. 30Î · texte numérisé non relu

DESTRUCTION DE L ART CLASSIQUE. 30Î

à leur philosophie , un ton sembkbie. Salk^te s^élèv« contre b eorruption des mœurs à laquelle il n'éldîl pas lui-même étranger. Titê Lite-, aifec son.étégftiiee de rhéteur , cherohe à se consc4er du présciî tpar la deseription des andens jours. Mais c*^t surtout Toeîto qui V avec un pathétique pktn d^^évatîoa et de prcrfbndeur, sans froide déclamation, dévoilé toute la p^rv^nsité de son temps dans un tableau frappant de vérité. Parmi les satiriques, on dœt citer Pêne comme plus âpre , plus amer et plus n^ordant que /u* %>€nal. Plus tard enfin , nous voyons le Gvec^* Lucien , avec un esprit plus léger et une verve phisgaie, afta* quer tout, héros, philosophes et dieux, se moquer surtout des anciennes divinités , à cause de leur anthro* poniorphisme. Cependant, il tombe souvent dans le bavardage , quand il raconte les actions des dieux , et il devient ennuyeux , particulièrement pour nous ; car nous sommes tout préparés par notre croyance contre la religion qu'il voulait détruire. D'un autre côté, nous savons , qu'au point de vue de la beauté , malgré ses plaisanteries et ses sarcarmes, les fables qu'il tourne en ridicule conservent leur valeur éternelle.

De nos jours, nous ne pouvons avoir de satire. Colla et Goëlhe ont fondé des prix pour les meilleures poésies satiriques , et aucunes pièces de ce genre n'ont été envoyées. Il faut pour cela des principes fixes , avec lesquels le présent soit en opposition , une sagesse abstraite, une vertu inflexible, énergique, concentrée en elle-même, qui puisse bien sans doute

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fie poser ea eontraue avee la réalité , mais non faire de la folie et du vice un tableau vraiment comique , ni reproduire l'harmonie qui est la condition de la beauté. Mais Fart ne peut rester dans ce désaccord entre la conscience humaine et le monde réel , sans sortir de son propre principe. L*espritdoit être conçu comme Tinfinien soi, Tabsolu. Or, quoiqu'il ne permette pas à la réalité finie de subsister en face de lui comme vraie et ind^ndante , il ne peut rest^ en hostilité avec elle. L'opposition doit faire place à une nouvelle conciliation ^ et , à Tidéal classique, doit succéder une autre forme de Tart dont le caractère est la mhjeeimU

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