III. Miracle» et
Le dernier sujet que nous ayons à considérer, et qui se rattaclie étroitement aux deux questions précédentes, concerne les miracles. En génàral, ils jouent dans tout ce cercle un rôle très4mportanL Sous ce rapport , nous pouvons envisager le miracle comme une sorte de eomersion opérée au s^n de la nature. Ce monde , dont nous avons coutume de r^;arder l'existence et les lois comme quoique chose d'accidentel , subit l'action de la puissance divine , qui , dans un fait extérieur , un phénomène' particulie*, chahge et interrompt , cofmme on dit ordinairement, le cours naturel des choses. Représenter alors l'ame comme saisie d'étonnement à la vue de ces événements surnaturels , où elle croit reconnaître la présence de Dieu, loi est le sujet principal de plusieurs légendes. Mais),
CERCXE RELICȣUX DE l'aRT ROMANTIQUE. 435
eh réaliié, Dieu ne peut diriger ^ gouverner Fuiiiim*s que comoie étant la raison même ^ par les lois uh variables de lanaliure qu'il a mises en elle. Ilnejpeut done aussi se manifester dans les circonstances et \ei actions particulières qui violent ces UÂi , i)ue d-wie manière digne de lin. Et il n'y a que les idées éternelles de, la raison auxquelles la natwre puisse obéir; Sous ce rapport , souvent les légendes tombent dans Tabsurde , Tinsignifiant et le ridicule, parce qu'alors l'esprit et le cœur doivent être portés à croire à la présence et à l'intervention de la puissance divine y précisément par ce qui en soi est déraisonnable , faux et indigne de Dieu. L'émotion religieuse, la foi, la conversion en elles-mêmes peuvent encore avoir de l'intérêt ; mais ce n'est là que le côté intérieur de la représentation. Aussitôt qu'il est mis en rapport avec le fait extérieur qui doit opérer la conversion du cœur, ce fait n'apparaît plus que comme quelque chose de contraire au bon sens et à la raison.
Tels sont les moments principaux que parcourt l'idée dans le cercle religieux de l'art romantique , ou elle apparaît comme constituant la nature de Dieu même , le développement par lequel il devient esprit. C'est là un fond absolu , qu'il n'est donné à l'art ni de créer ni de révéler par lui-même , mais qu'il a reçu de la religion. Seulement il s'en empare pour l'exprimer et le représenter avec la conscience que c'est la vérité absolue. C'est là l'idée qui remplit l'ame du
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enfant) qui est tout po«r lui et qu'il trouve en luimème (kns hcoMeiiiplation de TâiMoliie vérité. Aussi là réatilé extérieure reste plu» ou moins étrangère et indiRérente ; elle n'entre pas en harmonie parfaite avec le sentiment intérieur , et par conséqu^it elle demntMuvmit upe matière repoussante , qui ne peut être entièrement maîtrisée par l'art.
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