‹ Cours d'esthétiqueChapitre 40 sur 47 · INE LA CHEVALERIE · texte numérisé non relu

INE LA CHEVALERIE

honneur et à âon intérêt. Nous trouvons le plus bel exemple d'une pareille collision dans le Cid. Il est & dèle au roi et eh même temps à lui-même. Lorsque le roi agit sagement , il lui prête Tappui de son bras; mais si la conduite du prince est mauvaise et que lui , le Cid 9 se trouve offensé, il lui r^ire son puissant se* cours. — Les pairs de Charlemagne nous offrent un rapportsembtable. C'est un lien de haute suzeraineté et d'obéissance à-peu-près analogue à celui que nou§ avons remarqué entre Jupiter et les autres dieux. Le souverain ordonne , mais il a beau gronder et tonner , ces personnages , dans le sentiment de leur liberté et de leur force y résistent comme et quand il leur pkiH. Mais c'est dans le roman du Renard que le peu de consistance et la fra^lité de ce lien sont représentés de la ntaniére la plus fidèle et la plus intéressante. De même que, dans ce poème, les grands de l'empire ne servent, à proprement parler, qu'eux*mtoies et n'obéissent qu'à leur volonté personnelle , de même tes princes alfemands et les chevaliers au moyen4ge n'étaient plus , en quelque sorte , dans leur élément nâtiMrel^ lorsqu'il s'a^sait de faire quelque chose pour i'intérêt général ou pour leur empereur. C'est ainsi qu'il y a des gens qui estiment si haut le moyed-âge , f^rce qu'en effet , dans unç pareille société , chaémi se fait Justice à lui-mémeetest qn homme d'bonneur, lorsqu'il ne suit que sa volonté et mn caprice , ce qai ne peut pas être permis dans un État organisé et régulièremetot constitué.

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La base oommone de ces troift sentiments , Vhm* mur, V amour et la fidélité , est la personnalité libre* Le cœur de Thomme «'ouvre à des intérêts toujours plus vastes et plus riches, et, en même temps, il reste toujours en harmonie av^ luHSiéme. C'est dans Tart romantique la plus, belle partie du cerclequi se trouve en dehors de la religion proprement dite^ Tout ici a pour but immédiat l'homme avec lequel nous pouvons sympathiser , au moins par un côté , celui de l'indépendance personnelle. Il n'en était pas tou* jours ainsi dans le domaine religieux , où il nous arrivait de rencontrer çà et là des sujets et des formes de re|Mrésentation qui heurtaient nos idées. Néanmoins , ces Bâtiments n'en sont pas moins susceptibles d'être mis en rapport d'une foule de manières avec la religion, de sorte qu'alors, les intérêts religieux sont combinés avec ceax de la chevalerte qui sont tout humains , comme , par exemple, dans les aventures des chevalîi»^ de la Table-Bonde à la recherche du SoftN^tSfuoI. Cette combinaison introduit dans la poé* sie chevaleresque beaucoup d'élémente mystiques, et fiuilasâqoes, et aus^ beaucoup d'allégories, liais, d'un autre cèté , le domaine de l'hoiineor , de t'amour et de la .fidélité peut conserver son caractère tout hu* main , paraître entièrement indépendant de celui de la religicm , et ne manifester que les premiers mou* vements d^ l'ame dans sa subjectivité toute p^rsonnette et toute hum^ône. — Cependant , œ qui manque à ce cercle , c'est que le vide de l'ame n'est pas comblé

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