livre de l'Od
c. QUATRIÈME LECON. : 131
la thé estrois premiers que je vous indiquerai sont une /’ze de inter + thagore, une Vie de Plotin et le traité de | 4bsti- ‘inexpi ence de la chair des animaux , traité qui se recomes Or ande par des idées philosophiques clairement exprihassé y ces, et par une riche érudition , par une connaissance DEr son rofonde des mœurs , des croyances et des institutions 1; j'ai eligieuses de l'antiquité. Le livre intitulé Zsagoge ne a vie. éscnte qu’une explication peu lumineuse des cinq soixan ts, genre, espèce, différence, propre et accident ; la hit mari olastique du moyen âge en a fait usage. C’est à une ée Ma hilosophie plus obscure encore qu’appartient l’/ntrodédié uction aux choses intelligibles, extraite, comme il n’y érité qBaraît que trop, des leçons de Plotin. Une épître à Anéqu'il Bon a pour objet la théurgie, et elle prouve, selon aser qu'il. de Gérando, que jusqu'alors les nouveaux platoni. , âgé Biens ne rapportaient point l’origine de leurs doctrines douze. Ou traditions mythologiques de l'Égypte, et qu’ils n’aété chrfaient point encore renoncé à tout usage de leur raison istianismlanc l'examen des questions métaphysiques. Porphyre, autres dfEn effet, déclare dans cette lettre qu’il ne sait trop si
regret Boutes les opérations théurgiques ne seraient pas les proent pouBluits arbitraires de l'enthousiasme religieux et d’une de la phWmagination active. On voit, par d’autres écrits, qu’il s’éle, les a ait occupé de physique générale, de musique et d’as-
d’Aristote ons non
ronomie;-mais il faut croire, pour son honneur, qu’il est pas le véritable auteur d’un livre qui traite des t manusffets physiques et moraux des astres, de l'influence de colies surBBeurs aspects, des pouvoirs attachés aux signes masculins Traité des Btféminins. Dans ses trente-deux Questions homériques, ent connu] jette quelque jour sur des textes du poëte grec sous son et sur divers points d’antiquité. Onze vers du treizième
ul corps Mivre de l'Odyssée, qui décrivent l’A#ntre des nymphes \ , q »
; ji ‘
ont fourni à Porphyre le sujet d’une dissertation «x rieuse. Il y a là, suivant lui, une allégorie qui rerik un profond mystère. Cet antre est le monde dont} matière est ténébreuse, et dont la beauté résulte & l’ordre que Dieu y a établi. Les Néréides, auxquell l’antre est consacré, sont les âmes qui doivent habite des corps; et ces corps sont représentés par les urna et les cruches de pierre, où des essaims d’abeilles vieu. nent déposer leur miel. Le travail des abeilles core pond aux opérations des âmes dans les corps, Les mé tiers de marbre où les nymphes tissent des robes 4 pourpre figurent les os sur lesquels s'étendent ls veines. Les fontaines qui arrosent la grotte tiennent la place des mers, des rivières et des étangs, qui baigneï
le globe terrestre. Les deux pôles enfin sont retracés pal
les deux portes de l’antre, dont l’une, tournée au nori, est ouverte aux humains, et l’autre, au midi, réserve
aux immortels : par l’une, les âmes descendent en bas k
par l’autre, elles retournent aux cieux. Madame Dacia admire cette interprétation et la déclare fort vraisem:
blable. Pope, au contraire, est persuadé qu’Homnèrk n’a jamais songé à ces merveilles métaphysiques. Sani adopter les idées de Porphyre, on peut les trouver ingénieuses; il les expose avec précision, et y rattache w|
grand nombre de faits et de détails instructifs, Vous voyez, Messieurs, qu'il avait à la fois cultivé la philo
sophie et les belles-lettres; deux genres d’études qui
gagnent toujours à s’entr'aider, et dont les véritables progrès ne sont bien garantis que par leur association. Que Porphyre ait été un littérateur très-instruit, qu
ait profité de ses immenses lectures, on a droit de le conclure, non pas seulement de la multitude des livres
u'il cite et « d'environ tre acilité avec e veut, tou aturelle, lo jciences mor ciences oCCL ision de sor n'hésite poin de son siècle antiquité, s bre et stéril offrent un m:
de Pythagor avec raison :
e ceux qui
onservaient Il croyait q passions , OÙ sacrifices des système de s sions qu’au
orps ignés
hommes. C’e
retombe dan Il enseigne que la vie ind
Bincorporelle
moins, l’âme nière partic mène de la cordes d’un
s trouvtrË ttache u
fs, Vous la philo
tudes quil
véritables sociation.
ruit, qu roit de le des livres
vil cite et dont Fabricius a donné une liste composée d'environ trois cents articles, mais surtout de l'extrême acilité avec laquelle il traite et approfondit, quand il e veut, toutes les matières : histoire civile, histoire aturelle, logique et grammaire, poésie et musique, ciences morales, et, puisqu'il faut l'avouer, jusqu’aux ciences occultes. Il sait écrire avec élégance; et la préision de son style est quelquefois énergique. Brucker n'hésite point à dire qu’il eût été l’une des lumières de son siècle, et même l’un des premiers écrivains de antiquité, s’il n’eût puisé à l’école de Plotin un sombre et stérile enthousiasme. Ses livres de philosophie offrent un mélange assez confus des doctrines d'Orphée, de Pythagore, de Platon et d’Aristote. Fréret le place avec raison au nombre des orphiques les plus zélés, e ceux qui condamnaient les sacrifices sanglants, et onservaient néanmoins le culte des dieux subalternes. Il croyait que tous les dieux étaient susceptibles de passions, ou sensibles du moins aux invocations et aux sacrifices des mortels; et, en ce point, il s’écartait du système de son maître Plotin, qui n’attribuait de pasions qu'aux démons. Porphyre donne à ceux-ci des orps ignés ou aériens, et les met en contact avec les ommes. C’est ainsi que, du haut de son éclectisme , il retombe dans presque toutes les superstitions païennes. 1l enseigne toutefois que l’âme est la vie par essence, que la vie incorporelle est immortelle; qu’une substance
Bincorporelle est partout où 1] lui plaît d’être; que, néan-
moins, l’âme, l'intelligence et Dieu, ont chacun leur manière particulière d’être partout. 11 compare le phénomène de la sensation à l'harmonie produite par les cordes d’un instrument; et l’on voit qu’il n’est pas très
éloigné de croire que les objets conçus par notre intel
ligence existent hors d'elle. Il avait même fait un lim
pour prouver cette proposition ; mais il finit par céde sur ce point à Plotin, et par faire rentrer toutes chos dans la pensée. Porphyre est donc à classer, comme pli losophe , dans l’école des néo-platoniciens syncrétista] quoiqu'il se fasse distinguer dans leurs rangs tant pa l'étude plus spéciale qu’il a faite des livres d’Aristote que par l'étendue de ses connaissances littéraires. Q
pourrait ajouter qu'il ne professait pas une très-hautl
admiration pour le divin Platon : il a été accusé à l'avoir calomnié, et d’avoir aussi mal parlé de Socrate, apparemment dans son Histoire de la philosophie, l'n de ses ouvrages perdus. Il ne serait pas fort aisé d tirer de ceux qui subsistent un corps bien constant de doctrine philosophique : aussi Brucker s'est-il abstem d'en rédiger le précis; et l’on doit être d'autant moin tenté d'entreprendre un tel travail, qu'Eunape nous ap prend que Porphyre, dans les dernières années de « vie, a rectifié ou modifié plusieurs de ses opininns.
Le plus connu de ses disciples est Jamblique, qui, ne à Chalcis en Cœlésyrie, écouta aussi les leçons d’Ana:
tole, étudia profondément les dogmes de Pythagork et de Platon, cultiva les mathéinatiques et presque tou:| tes les sciences, acquit enfin tant de célébrité, qu’il pass à pour avoir fait des miracles. Il avait des extases ; quand
il s'entretenait avec les dieux, son corps s'élevait dans les airs, et ses vêtements resplendissaient d’une vive lumière ; il prophétisait l'avenir, évoquait les génis
du fond des eaux, et tenait les démons à ses ordres. On a de lui une Z£xhortation à l'étude de la philosophie, une Vie de Pythagore, une Introduction à l'arithméti
ue de Nico in,etun 7ra ier ouvrag® nassez préc baïienne. Le ivres de Jam tres émaner ieurs degrés ie à l'intuit sans le secou ntre la sou n se met € égageant dé cté des mæœ échues : el leurs vices s orelle, atta qu'à ce qu’e Cette méte être infini, ( des dogmes térieusemen législateurs tre, Pythag l'empereur consumé el derniers de prise géné grès de la déclamaient
des traits d
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rdres. On osophie, réthmétr
ue de Nicomaque, avec des considérations sur le des. n,etun 7raité sur les mystères des Égyptiens. Ce der. ier ouvrage, dont l'authenticité a été contestée, est n assez précieu* monument de la théurgie ou liturgie aienne. Le système qui se montre le mieux dans les ivres de Jamblique est celui des émanations. Tous les tres émanent de Dieu et retournent à lui après pluieurs degrés de purification. Le sage s'élève dès cette ie à l'intuition de la divinité suprême, non pourtant ans le secours d’esprits ou dieux inférieurs, médiateurs ntre la souveraine sagesse et l'intelligence humaine. n se met en communication avec ces génies, en se
Miégageant des choses terrestres, par la plus sainte pu-
cté des mœurs. Les corps sont les prisons des âmes échues : elles doivent y travailler à se dépouiller de leurs vices sous peine d’être, après chaque mort cororelle, attachées à des corps de plus en plus vils, jusqu'à ce qu’elles prennent enfin le parti de s’épurer. Cette métempsycose, et l’idée d’une triade formée de l'être infini, de l'intelligence, voÿe, et de l’âme, semblaient des dogmes de l'Hermès égyptien, ouvertement ou mystérieusement professés dans le cours des siècles par des législateurs et des philosophes, tels qu'Orphée, Zoroastre, Pythagore et Platon. Jamblique, contemporain de l'empereur Constantin, mourut vers 333, après s’être consumé en efforts impuissants pour soutenir Îles derniers débris du paganisme décrépit. Une entreprise générale des éclectiques était d'arrêter le progrès de la religion chrétienne : en même teinps qu’ils déclamaient contre elle, ils s’étudiaient à lui dérober
D des traits de sa morale et quelques-uns de ses dogmes,
s'efforçant d’ailleurs de séduire les peuples par des ap-
pareils liturgiques, par le langage de l'inspiration «| par d’artificieux prestiges.
Je n'aurai, Messieurs, rien de particulier à vo dire des opinions philosophiques de plusieurs des dis ciples ou successeurs de Jamblique : Sopater, Édésiuk Eustathe, Maxime d’Éphèse, Priscus, Chrysanthek Proérésius. Quelques-uns ont souffert honorablemen des persécutions injustes; plusieurs n’ont été que de charlatans , que des thaumaturges, qu’il eût fallu pren. dre en pitié. Ils n'étaient plus qu’un parti occupé d'in térêts plutôt que d’études; leur métaphysique sembk être demeurée stationnaire jusqu’à la fin du quatrième siècle; ou, si leurs erreurs prenaient encore quelques dé. veloppements, c'était au sein de la secte religieuse des gnostiques, dont je ne vous entretiendrai que dans notre
prochaine séance. L'éclectique le plus célèbre de cet} âge est l'empereur Julien,quimouruten 363 à trente-deux |
ans. Ses huit harangues, ses soixante-neuf lettres, sa Satire des Césars et son Misopogon tiennent assez peu à la philosophie spéculative : on y rencontre des pen: sé 28 sophistiques et des traits originaux , des plaisanteries froides et des saillies spirituelles. Sa doctrine mé. taphysique serait sans doute mieux connue, si ses livres contre le christianisme s'étaient conservés : la réfutation que saint Cyrille a faite de cet ouvrage ne
saurait nous en donner une idée complète. Nous n'a. R
vons point à examiner ici la conduite et l'administration d’un prince dont il a été dit depuis quatorze siècles et dei beaucoup de mal et quelque bien : je ne le considère que dans ses relations avec les néo-platoniciens, dont il se mentra un des plus dociles ou des plus aveu-
gles disciples : non-seulement il accepta leur théologie
ienne, mais x observanc pemes, initis cultes, magi sculper d'inl nce : en fair
ledire ses éci
i, ce qu'il va
Dousiaste et :
Des notices lien ont été usieurs fois de Proérési es, médecin:
ez peu rem nisme. Nous ême, qui, ve cueil et une e. À l’âge de e, pour venir sius. Les not nthe n’ont p n sectaire pe plissent-ell à meilleure € pe est celle Successeur exandrie au ntait fort sa fermeté de « à supportant aitement ind
. | QUATRIÈME LEÇON. 137 ation « jenne, mais il prit goût ou attacha de l'importance x observances superstitieuses qu’ils mêlaient à leurs pymes, initiations, vocations, mystères , cérémonies cultes, magie théurgique. Ses apologistes ont pu le sculper d’inhumanité, d'injustice, et même d’intolénce : en faire un philosophe éclairé, c’est trop conledire ses écrits et son histoire. S'il a été de bonne i, ce qu'il vaut mieux supposer, il fallait qu'il fût enousiaste et superstitieux.
D Des notices sur les éclectiques depuis Plotin jusqu’à lien ont été rédigées par Eunape, que je vous ai atrième sieurs fois cité, et qui a placé à la suite de Julien ques dé. de Proérésius quinze autres personnages, philosoeuse des Res, médecins, sophistes, rhéteurs ou orateurs, tous ns notr mgsez peu remarquables dans les annales du néo-plae de cet Enisme. Nous ne tiendrons compte que d'Eunape luinte-deux | ême, qui, vers la fin du quatrième siècle, écrivait ce
à vou des dis.
Édésius à ysanthe | blement que de lu pren.
ipé d'in
semble
tres, sa cueil et une histoire de son temps que l’on a perssez peu Me. À l’âge de seize ans, il avait quitté Sardes, sa pades pen- Re pour venir écouter dans Athènes les leçons de Proé-
laisanterine mé-
sius. Les notices qu’il entreprit par le conseil de Chrynthe n’ont pas le mérite de l’impartialité ; elles sont
» Si ses Mn sectaire passionné, d’un païen déterminé : toujours rvés : là Eniplissent-elles une lacune dans l’histoire littéraire. rage nt D meilleure et la plus savante édition du texte d’Euous n'a pe est celle que M. Boissonade a donnée en 1822.
istration QN
siècles et
e le con-
Successeur d'Eunape, Hiéroclès enseignait dans exandrie au commencement du cinquième siècle; on ntait fort son éloquence, sa science, et même aussi oniciens, DS fermeté de son caractère. Il en fit preuve à Byzance, us aveu- supportant, dit-on, avec un courage stoïque, un béologie Maitement indigne que lui firent subir les gouverneurs
Lin eq de tue rage ue ut ne EE
de cette ville, sur le compte desquels il s’était expri avec quelque liberté. Eu philosophie, il se propos comme tous ceux de sa secte, de démontrer que P ton et Aristote étaient parfaitement d’accord sur t les articles importants. Il s'est aussi imposé un log travail pour concilier la Providenvr: et le destin, le lib arbitre et la toute-puissance divine gouvernant tu l'univers : c'était le sujet d’un ouvrage en sept livr dont il ne subsiste que des extraits recueillis par Ph tius. Stobée nous a conservé de même des fragmen de deux autres productions d’Hiéroclès, ses É‘cononi ques à l’imitation de Xénophon et ses Maximes (b philosophes. Son Commentaire des vers dorés de P; thagore est presque aussi fameux que ces vers le su eux-mêmes et n'est guère plus authentique. On à fi néanmoins de très-pompeux éloges du fondet du styled cette glose; et Hiéroclès a passé pour un desoracles del! cole éclectique. Il avait non moins habilement comment le Gorgias de Platon et disserté sur la justice; mais « derniers trésors de sa philosophie ne nous ont pas él transmis.
Sous Hiéroclès, le platonisme syncrétique repa d'Alexandrie dans Athènes, où cette école eut ensui pour chef, pendant le reste du cinquième siècle, Plutar que, fils de Nestorius, Syrianus, un Égyptien nomméke méas, et son frère Grégorius. On a de Syrianus des « servations sur la Métaphysique d’Aristote; elles soi destinées à servir d'introduction aux mystères del philosophie alexandrine : le point capital était toujour d'établir la concorde entre Orphée, Pythagore, l'A cadémie et le Lycée. Syrianus avait traité à fonl cette matière, dans un livre dont Suidas fait mer
on, et dont A la suite d des deux F tirera notre ance, où j'a , avant d’ai
2e QUATRIÈME LEÇON. 139
expri on, et dont nous n'avons pas d'autre connaissance. Oposall A la suite de Plutarque, fils de Nestorius, de Syrianus ueP des deux Herméas, c'est Proclus qui se présente. Il sur to tirera notre attention, Messieurs, dans la prochaine uo lo c0, où j'achèverai de tracer l’histoire des syncrétis- 1
> le avant d'arriver à la philosophie du moyen âge. ; ant to Al
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LRLAILLLOLL RITES ALLLLELLLLL VLLULEL LE LUS ÈS LER LLILVRALLLLE LS US
PRÉCIS DE L’HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE. — ph. CLUS. — PHILOSOPHIE DU MOYEN AGE.
Messieurs, nous avons divisé les platoniciens des cing premiers siècles de l’ère vulgaire en deux ordres: d'un part, ceux qui ont peu modifié les doctrines de Plat et de Pythagore; de l’autre, ceux qui ont essayé del présenter sous de nouvelles formes. La première cl a été la moins importante : nous y avons rençontr Apollonius de Tyane, Plutarque, Favorinus d'Arles, Apr lée, Alcinoüs, Albin, Maxime de Tyr, Philostrate
Dexippe, Sallustius, Némésius, Chalcidius, et un af
teur latin, Macrobe. Plus ou moins connus par de titres littéraires, ils n’ont laissé aucune empreinte bia profonde de leurs pas dans la carrière philosophique La deuxième classe se compose d'hommes peut-êtr moins recommandables, mais plus fameux par leu concours à l'établissement ou à la propagation de cer. taines doctrines. Ceux-là ont formé une secte, un école : celle qu’on a noinmée néo-platonicienne, alexadrine, éclectique ou syncrétique. Ils annoncaient dx bord un choix, puis un accord entre les opinions pro fessées en divers lieux dans les âges précédents : ik ont opéré une sorte d’amalgame dont nous n’avons pu prendre connaissance qu’en recueillant plusieurs arti. cles de leur enseignement , autant du moins que su caractère mystérieux a pu nous le permettre, Aprà
ous avoir off ts de choisir uence et les os yeux un t on, d'Amm e Jamblique, Je leurs disci] empereur Ju Hiéroclès. Not le; et c'est là ou de tous rand maître « Proclus naq lut de divers 1 atal que son | bricius expliqu u, en l’année juée en effet ier 484. Selc oixante-quinz emblerait ine ées alors chez nnées julienn jance deux er re au second « un de ses ma historien. Le baissance jusq 19; en suppo a flotte de janière d’Ar
’ , L édrénus, qu
n de cer cte, unt , alexar ient d'a ions pro nts : ik avons pi urs artie que soi e. Après
CINQUIÈME LEÇON. 141 ous avoir offert des réflexions générales sur ces prots de choisir et de concilier les doctrines, sur l’inuence et les résultats de ces tentatives, j'ai mis sous os yeux un tableau des lecons et des dogmes de Potaon, d’'Ammonius Saccas, de Plotin, de Porphyre, e Jamblique, et de plusieurs de leurs successeurs ou
de leurs disciples, entre lesquels vous avez remarqué empereur Julien, le biographe Eunape et le disert Hiéroclès. Nous sommes arrivés ainsi au cinquième sièle; et c’est là que nous rencontrons Proclus, le plus ou de tous les éclectiques, selon Diderot, le plus rand maître de leur école, selon d’autres juges. Proclus naquit le 8 février de l’an 412 : on le conlut de divers renseignements, et surtout de son thème jatal que son historien Marinus a rapporté et que Faricius explique. Il mourut le 17 avril 485; il y avait u, en l’année précédente, une éclipse de soleil, marjuée en effet dans les tables astronomiques au 13 janier 484. Selon ce même Marinus, Proclus a vécu oixante-quinze ans; calcul qui, au premier coup d’œil, emblerait inexact ; mais il s’agit d'années lunaires, usiées alors chez les Grecs, et un peu plus courtes que les nnées juliennes. On a commis sur l’époque de sa naisjance deux erreurs plus graves. Les uns l'ont fait vire au second siècle, trompés par le nom de Plutarque, lun de ses maître:, qu’ils ont confondu avec Plutarque historien, Les autres, au contraire, ont retardé sa aissance jusqu’à l’an 443, et sa mort jusqu’en 518 ou 19; en supposant, sur la foi de Zonaras, qu’il a brûlé a flotte de Vitalien avec des miroirs ardents, à la manière d’Archimède ; sur la foi de Théophane et de édrénus, qu'il a prédit en 518 la mort de l'empereur
Anastase. Ou ces faits sont chimériques, où il faudrii
les rapporter à quelque autre Proclus ; car celid avait déjà eu dans son école deux successeurs, M rinus et Isidore, quand Anastase régnait. Proclus ef souvent surnommé Lycien, et considéré comme na de Xanthe; mais, si nous en croyons Marius, il: quit à Byzance , où ses parents étaient venus de Sy fixer leur séjour, et où il reçut la première éducatin Sa mère s'appelait Marcella et son père Patricius,f moins que ce nom ne désigne une dignité. De Con tantinople ou de Xanthe, il fut envoyé, fort jeune « core, à Alexandrie, où il suivit les leçons du gran
mairien Orion et du rhéteur Léonas, professeurs ali
renommés. Il fréquenta aussi les écoles que les Romain avaient dans cette ville, et y apprit la jurisprudene étude que lui avait recommandée son père, ‘4 avait, dit-on, valu beaucoup de considér: ‘:: :t4 crédit. Léonas distingua le jeune Proclus; il l’admetti dans sa société la plus intime, il le traitait comm
son fils : obligé d'aller à Byzance, il le prit pour sk
compagnon de voyage; et l'élève eut la satisfaction à revoir sa propre patrie, sans cesser de profiter de leçons et des soins de son maître. De retour dans Alexa drie, Proclus y étudia la philosophie sous Olympi dore, dont il croyait comprendre la doctrine ininteli gible à tous les autres auditeurs : il retenait et récital
une leçon entière, dont pas un seul mot n'avait pus fixer dans la mémoire de ses condisciples. Héron, k second de ce nom, lui enseigna une plus véritable science une philosophie plus réelle, les mathématiques. Cepen dant, depuis des troubles arrivés en 415 et dont | reparlerai, l’école d'Alexandrie perdait son éclat. Sr
anus avait qi
ss, l'antique ccéder, pou que, fils de ps, s'y rendit e : on l’aecu ji expliqua L Aristote, et hi lui révéla ine vingt-ht pr le Timée. ]
Bi apprit les
rda point à :
pecupait aus hbile dans cet px magistrats désigua pou ait devenue amascius da roclus tenait stait fort pe 8 ses livres :
e, où il asso iée, de Pytha à Porphyre e ombreux élè
pte, Zénodot
qui lui a su it sans dout an 450, que 6, qui veut cupée duran
1es. Ceper et dont |t éclat, Sy
CINQUIÈME LEÇON. 143 anus avait quitté cette ville, et s'était retiré dans Athè-
= », l'antique patrie des arts et des sciences, et y allait
ccéder, pour l’enseignement du platonisme, à Pluque, fils de Nestorius. Proclus , à peine âgé de vingt as, s'y rendit, déjà précédé d’une réputation honorae : on l’accueillit avec un faveur extrême. Plutarque i expliqua le Phædon de Platon et quelques livres Aristote, et le recommanda en mourant à Syrianus, i lui révéla la science des mystères. L’initié avait à ine vingt-huit ans, lorsqu'il écrivit un commentaire br le Timée. Depuis, Asclépigénie, fille de Plutarque,
Bi apprit les arts magiques des Chaldéens ; et il ne jrda point à se faire initier aux mystères d’Éleusis. 1i
pecupait aussi d’études politiques, et passait pour bile dans cette matière : il donnait des consultations px magistrats et aux cités. Syriauus , avant de mourir, désigna pour son successeur; l’école qu'il lui léguait ait devenue fort lucrative, à ce que nous apprend amascius dans Photius. Outre cinq leçons par jour, roclus tenait des soirées littéraires, en sorte qu'il lui stait fort peu de temps à consacrer à la composition 8 ses livres : il en écrivit néanmoins un grand nome, où il associait ses propres doctrines à celles d’Orée, de Pythagore, de Platon, d’Aristote, de Plotin, e Porphyre et de Jamblique. On distingue, entre ses pmbreux élèves, Hiérius, fils de Plutarque, Asclépiobte, Zénodote , Hégias, et Marinus, qui a écrit sa vie qui lui a succédé dans sa chaire de philosophie. C’éit sans doute en la prenant, après Sÿrianus, vers in 450, que Proclus avait reçu le surnom de Atédo- 6, qui veut dire successeur. IT ne paraît pas lavoir cupée durant lestrente-cinq années suivantes; car son
historien parle de persécutions qui l’obligèrent de sue et de S tir d'Athènes : il fit un voyage en Asie, et en prof Athènes, le po”'r étudier les rites de ces contrées. Après un and portes, si v séjour en Lydie, il revint en Grèce, et recommeng évidemment d'instruire les Athéniens. 1] mourut dans leur ville, } que. 11 se pi l’âge de soixante-quinze ans, comme je l’ai dit. Il avuate et de p été souvent malade, particulièrement de la goutte, d e dernier j ne s'était jamais marié. Tels sont les faits les plus vrMilies lunes. 11 semblables de sa vie : des contes y ont été entreméuclle il at par Marinus, dont l’opuscule est moins une notice bohait les trer graphique qu’une sorte de panègyrique. calqué sur lniraculeuse système des vertus qu’un platonicien doit pratiquer dues et des , que l’école d'Alexandrie ne bornait point à celles qlnit un emp sont connues sous le titre de cardinales : elle en dique c'était u tinguait de physiques, de morales, de théurgiques etiun oracle pl théorétiques ou coutemplatives. Il suit de là que la sudieu vint lu cession chronologique des faits n’est pas toujours bia ne autre f établie dans cette notice; et c'est par conjecture seukMsion encore ment qu’à l'exemple de Brucker, j'ai placé entre droite, et le f mort de Syrianus et celle de Proclus, le voyage de cneur de la v lui-ci en Asie, et son séjour en Lydie. Du reste les nommé Rufi bles racontées par Marinus sont à recueillir, commidus, aperçu servant à expliquer et à caractériser les doctrines diiterna religie ces philosophes. Vous saurez donc, Messieurs, que Proftrésors, qui clus, attaqué dans sa jeunesse d’une maladie jugée inWsement plus curable , en fut guéri par Apollon, qui lui apparut afétait né de lui toucha la tête; qu'avant de repartir de Byzance ave: legs considé Léon5, il eut des entretiens nocturnes avec Minerve d'argent. Bi qui lui conseillait d'aller à Athènes; qu’il retourna pour tons dans €
tant à Alexandrie, mais que peu de temps après, il et, dès qu’ souvint de lavis de la déesse, et déserta les lecon recours à dé d’'Olympiodore, pour se transporter auprès de Plutar tements et
ommeng r ville, t. Il av soutte, d
entreméls iotice bi qué sur atiquer 4 celles quil le en ds iques etik que la su jours bia ture seule é entre | yage de cs este les fr ir, comme jctrines de
, que Pro e jugée tr} apparut €l zance ave Minerve, ur na pour près, ilse les lecons]
de Plutar.
plus vil
CINQUIËÈME LEÇON. 145 que et de Syrianus; qu'au moment où il entrait dans Athènes , le portier de la ville lui dit : « J’allais fermer les portes, si vous n'étiez venu ; » paroles qui présageaient évidemment qu’il rétablirait l'éclat de l’école socratique. 11 se prépara par des jeûnes aux apparitions d'Héate et de plusieurs autres divinités; il jeûnait surtout e dernier jour de chaque mois, et célébrait les nouvels lunes. 11 avait une petite sphère au moyen de laquelle il attirait la pluie, tempérait la chaleur, empèhait les tremblements de terre et opérait des guérisons iiraculeuses, pour lesquelles il employait aussi deshym-
Bues et des prières. Un jour, ayant mal au pied, il y
bit un emplâtre qu'un oiseau vint enlever : il comprit ue c'était un heureux présage ; mais il osa demander a oracle plus rassurant; et, pendant son sommeil, un ieu vint lui baiser les genoux et lui rendre la santé. . ,* A . .
ne autre fois, sans qu’il fût malade, il eut une vi-
sion encore plus solennelle : Dieu lui tendit sa main
lroite, et le proclama, d’une voix haute et sonore, l’honeur de la ville d'Athènes. Un personnage nnportant, nommé Rufin, survenant au milieu d’une leçon de Pro-
us, aperçut une auréole autour de sa tête, et se proserna religieusement devant lui. Ce Rufia lui offrit des résors, qu’il refusa; et Marinus admire ce désintéres-
Ssoment plus qu’il ne convient peut-être; car Proclus Rétait né de parents riches, Nestorius lui avait fait un
legs considérable, et son école lui rapportait beaucoup d'argent. Brucker a relevé plusieurs autres contradic-
Rtions dans cette légende : Proclus méprise la douleurs Let, dès qu'il ressent l’indisposition la plus légère, il a recours à des remèdes de bonne femme, à des enchan-
tements et à des formules. Il est exempt de toutes les XX. ; 10
faiblesses humaines; et cependant il est colérique, em. porté, insatiable de louanges, et il n’a pas toujour
des mœurs austères, Il n’aime que la vérité, et il mék
à | on des Égy
ée de Locre Qoues, que le
au culte de la mère des dieux, à celui des autres divinik
tés, les superstitions les plus grossières. Mais enfin so visage resplendit des rayons célestes; il est sobre, et
renoncerait à l'usage des viandes, si Plutarque ne lui avai conseillé d’en user pour fortifier son tempérament «ll pour vivre avec plus de sainteté : telle est, en un mo! la vénération que ses vertus inspirent, que, lorsqu'nk
l’enterre dans le tombeau de son maître Syrianus , toute la ville d'Athènes assiste à ses funérailles, et le proclame le plus heureux des mortels. Cette notice de Mariuus: pour titre Tepi sddæupovia, « De la félicité : » elle est desti.
née à montrer que le platonisme perfectionné est le soul
verain bien. Elle fournit la clef des doctrines professées par Proclus, par ses maîtres, par ses disciples, et imaginées surtout pour être mises en opposition au chris tianisme, dont ils étaient ennemis déclarés. Proclus est un hiérophante plutôt qu'un philosophe : il aspire à être le pontife de toutes les religions de lunivers, i chante tous les dieux, excepté celui des chrétiens. Il puise le plus qu'il peut dans les livres d'Hermès, d’Orphée, de Zoroastre, productions évidemment supposée qu'il prend pour authentiques. Il s'efforce d'y rattacher les institutions de Pythagore, les dogmes de Platon, et mêmequelqurs-unes des observations d’Aristote, et d'en composer un système, qui néanmoins demeure si con fus, qu'on n’a point encore réussi à en présenter un exposé complet, clair et méthodique. Ce qu’on y voi d’abord de plus positif, c'est, comme l’a remarqué Fréret, la résolution de faire descendre des orphiques, et
Mrationnelles :
l'intelligence
BProclus, soit Dtions, soit q
Btelles, qui s
à l'homme «
nains de Pb:
Dlans celles de
nsuite de Ju rôné son pè
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Cette mythol ue la métapl osophie alex:
nique, Proc
Bprécéder l’un
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Bbien l’essenà la limite, lil lea et là ces
JA ses yeux,
tres choses :
Bètress mais le substances, € les êtres réel
‘ + 4 CINQUIEME LEÇON. 143 e, en Mon des Égyptiens, les doctrines de Pythagore, de Tipujour Mince de Locres et de Platon. Il répète, après les orphi- Ù mue, que le sceptre de l'univers fut d’abord entre les divin nains de Phanès, c'est-à-dire de Bacchus; qu’il passa fin soins celles de la Nuit, puis d'Uranus, puis de Saturne, re, etil nsuite de Jupiter, qui regne depuis qu’il a, dit-on, déuiawi BR rôné son père, mais qui sera forcé de céder la place ent ei Bacchus, premier et dernier souverain du monde. n mot BSiCette mythologie est du moins fort claire : il s'en faut rsqu'on ue la métaphysique de Proclus le soit autant. La phis , tout EBosophie alexandrine faisant tout dériver d’un principe roclame@unique, Proclus enseigne que la pluralité ne saurait arinus 4 est desti- er d'exister en même temps; que l’unité est essentielle, st le sou. Et produit d'abord la dualité, puis toutes les pluralités, ofessée Me fini sous toutes ses formes , et pour comble l'infini. et ima: De là proviennent toutes choses par voie de mélange;
u chris Me là principalement diverses triades, tant réelles que oclus est Brationnelles : l'être, la vie et l'intelligence; ou la vie, aspire à EM'intelligence et l’âme; ou l'infini, le fini et la vie; ou ivers, il Mbien l'essence, l'identité et la variété; ou bien encore tiens. I Bla limite, l’illimitation et le mélange; car on rencontre
s, d'Or- ci et là ces différentes expressions dans les livres de apposées Proclus, soit qu'elles répondent aux mêmes concepattacher Btions, soit qu’elles aient chacunñe un sens particulier, laton , et MA ses yeux, les idées sont des essences pures et immore, et d'en telles, qui subsistent en elles-mêmes et non en d’aue si con tres choses : leur mixtion est le grand hyménée des enter un BMètres; mais la substance universelle, genre de toutes les >n y voit DS substances, est l’être absolu , le point culminant de tous qué Fré- D les êtres réels. Bien avant Proclus, on avait recommandé iques, et D à l'homme de se cnnnaître lui-même; c’est le commen: | 10.
Bbprécéder l'unité; que l’une et l’autre n’ont pu commen-
cement de toute étude : en s'emparant de cette maxime, Proclus dit que la parfaite connaissance de nous-mi. mes consiste à juger des facultés par l'essence, et de actes par les facultés. Il distingue cinq ordres de fonc: tions dans l’âme : les sensations; puis le sentiment que l’âme acquiert d'elle-même comme unie au corps « comme distincte de lui ; ensuite les lumières supérieures par lesquelles elle corrige les notions imparfaites; en quatrième lieu, le retour de l’âme sur elle-même pour considérer sa propre essence, et y découvrir l’image du monde; enfin ses rapports avec les autres âmes quel. conques. Les connaissances se divisent aussi en cinq
Mhéades de Pl
a glose de P be subsiste qu es dont on :
es versions | pns appartien philosophie. I pymnes au So l'une Chresto:
renant une nc ies sur Hésioc ule moinsaut
ordres, selon qu’elles concernent ou les choses matériel. Be philosophil les, ou les caractères communs aux objets sensibles, ou Mnème ceux qu l’unité, autrement dite l’absolu , conduisant à la recher. BRatin, comme : che des causes par déduction de conséquences, ou la We la liber lé,
ions sur le m Jatin Guillau reizième sièc
roclus, aprè imée, disting e l'intelligen iasme; et il n
contemplation immédiate des êtres et des essences, ou, en dernier lieu, les choses supérieures à l’entendement. Cette cinquième science est la plus élevée; aussi prend. 4 elle le nom d’exaltation ou de uaviæ, dernier progrès À qui a manqué, dit-on, à plusieurs philosophes, par | exemple à Aristote; mais Platon y tendait; Ammonius Saccas, Plotin et surtout Proclus y sont parvenus. Cet aperçu général de la doctrine de ce dernier maître | me dispensera , Messieurs, d’entrer dans un examen particulier de chacun de ses livres. L’énumération seule en serait fort longue, particulièrement s’il ja fallait étendre aux livres perdus, qui sont au nombre de plus de vingt : il s'y rencontrait des traités de la mère des dieux, de la théologie d'Orphée, et des oracles, des commentaires sur les deux poëmes d'Homère, sur le Phédon, le Phèdre et les Lois de Platon, sur les En-
es notions i a science q i surtout le par lesquelles ntermédiair st infinimen arce qu'ell
velle, qui n
rème clarté
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1S-mê.
et de e fonc.
ent que )rps € rieures es; en e pour age du s quel. n cinq atériel.
bles, ou recher.
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i prend-
progrès
les, par imonius nus. Cet
A * maitre È
examen on seule la fallait de plus nère des les, des , Sur le les En-
éades de Plotin, et des livres contre le christianisme : a glose de Proclus sur les Harmoniques de Ptolémée be subsiste que manuscrite. Entre ceux de ses ouvraes dont on a publié ou le texte grec, où seulement es versions latines, ou de simples extraits, quelquesbns appartiennent aux belles-lettres, la plupart à la philosophie. Dans la première classe se présentent des hymnes au Soleil, aux Muses, à Vénus, des fragments l'une Chrestomathie grammaticale et poétique, com-
Drenant une notice de la vie d'Homère, des restes de scho-
ies sur Hésiode, une dissertation sur la poésie, un opusule moins authentique sur le style épistolaire. Ses livres le philosophie ont excité beaucoup plus de curiosité, nème ceux qui ne sont connus que par destraductions en atin, comme un Zraité de la Providence, du destin et e la liberté, des Réponses à dix objections ou quesions sur le même sujet, et uu livre que le traducteur
latin Guillaume de Morbeka, dominicain belge du
reizième siècle , a intitulé De subsistentia malorum. roclus, après avoir distingué la Providence de la desinée, distingue aussi la sensibilité organique et passive e l'intelligence qui s'élève par degrés jnsqu’à l’enthouiasme; et il ne veut pas non plus que l’on confonde, avec es notions imparfaites acquises par les sensations, ni a science qui procède par analyse ou par synthèse, i surtout les éxtases ou illuminations intellectuelles par lesquelles l'esprit aperçoit immédiatement la vérité. ntermédiaire entre Dieu qui ne choisit pas, parce qu’il st infiniment bon, et la matière qui ne peut. choisir, arce qu'elle est incrte, l’homme jouit d’une liberté velle, qui n’est d’ailleurs pas définie ici avec une exrème clarté, Quant à la Providence et au destin,
sont deux causes générales; mais la Providence est de clarée antérieure au fatum, qui est sa parole et qu ne régit que les causes sensibles, tandis que l’empir de la Providence s'étend sur le mondeintellectuel. L'un des dix questions est de savoir pourquoi, si la Provi dence connaît et gouverne toutes choses, les anges, la démons, les héros, contribuent à l’adininistration de lu nivers. La réponse paraît être que Dieu régit le mont entier, dont certaines parties sont soumises aux soin des divinités subalternes. Nous n'avons plus le text grec; mais il fallait qu'il fût bien obseur, pour avon pu donner lieu à une version conçue en ces termes: Duplicibus autem unitatibus entibus sive etiam ln. nitatibus quas bonum, illud produxit ens, causa utru. rumque et altero modo unum. Je n’oserais trop vou dire non plus quels sont les résultats de la dissertation de Proclus sur les biens et les maux de ce monde. là doctrine qu’on y peut découvrir ou soupçonner est que
le mal physique, ou du moins ce que nous appelonsk
ainsi, est un produit naturel de l’ordre général, et pa conséquent un bien; que le mal n'existe ni chez la dieux, ni chez les anges, ni chez les démons, ni cha les héros; qu’il ne consiste, à l'égard des âmes, que dans la faiblesse qui les fait descendre vers les choses mate. rielles; que les biens dérivent d’une cause unique, né cessaire, éternelle; qu’ils sont réels, qu’ils ont une hypostase; au lieu que Îles maux naissent de causes inde. terminées, et ne sont que des privations. Une Znstitution théologique par le même métaphysicien n’est pas beat coup plus intelligible, quoique le texte s’en soit conservé : clle contient les preuves de deux cent onze propositions, dont quelques-unes ont paru se rapproche:
des dogines l'on remarq!
platonisme. | Théologie pi à peu près le controverses troisième et :
les Platon n' sième de ces des bêtes, qu tes, non pas sitive, capab clus se felici
Platon : il cl
leur ouvrage premier esse part; il en :
pour fort sav savez , Messi Platon, celu loppé son sy vers sensible Proclus s’ar
difficultés q
d'instructif d
à suite de ce
Proclus sur le Premier À et par une Ficin. Le te d'après des des variant
il, et par chez le ni che que dans es mate:
que, né:
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stitution as beau vit con:
nZe pro:
proche:
CINQUIÈME LEÇON. 1e
des dogmes d’Arius : ce n’est pas la seule occasion où l'on remarque des affinités entre l’arianisme et le néoplatonisme. Cet ouvrage ‘de Proclus est distinct de sa Théologie platonique, en six livres, qui toutefois offrent à peu près les mêmes idées ; on y reconnaît les traces des controverses religieuses qui venaient d’agiter l'Orient au troisième et au quatrième siècle, ct à la plupart desquelles Platon n’avait nullement songé. C’est dans le troisième de ces livres que se trouve un passage sur l’âme des bêtes, que Bayle a discuté, et qui accorde aux brutes, non pas une âme raisonnable, mais une âme sensitive, capable de mémoire et d'imagination. Mais Proclus se félicitait surtout d’avoir expliqué le Timée de
Platon : il chérissait ce commentaire comme son meil-
leur ouvrage, quoique ce fût, à ce qu’il semble, son premier essai. Le temps en a détruit la plus grande
G part; il en subsiste pourtant cinq livres qui passent
pour fort savants; beaucoup d'auteurs y sont cités. Vous. savez, Messieurs, que le Timée est, de tous les livres de Platon, celui où cet ancien philosophe a le plus développé son système sur la nature des choses, sur lunivers sensible et l’univers intelligible, L’explication de Proclus s'arrête au tiers de ce livre, et y ajoute plus de difficultés qu'elle n’en éclaircit; on ne peut y recueillir d'instructif que des citations. Les éditeurs ont mis à la
à suite de ce commentaire ce qui reste des scholies de
Proclus sur le traité de la République. Son travail sur le Premier Alcibiade n’était connu que par des extraits, et par une version latine très-incomplète de Marsile Ficin, Le texte grec en a été publié depuis peu d'années, d'après des manuscrits de la bibliothèque du Roi, avec des variantes recueillies à Milan et à Venise. En
tible : il n’y a de variable que l’autre. Tel est, Mes-
52 SYSTÈMES PIHILOSOPHIQUES, ETC.
vous parlant de ce dialogue même de Platon, j'ai ti ché de vous montrer à quel point le but et le sujet er ont été méconnus par Proclus et par d’autres néo-pla toniciens. Un commentaire sur le Parménide était aus demeuré inédit; et il n’y a pas longtemps non plu qu’on en a imprimé les sept livres. Le premier me pa raît celui dont il serait possible de tirer le plus de fruit C’est une sorte d'introduction où certains détails his toriques se mêlent, un peu confusément, à des observa tions générales. On y puiserait quelques rénseignement sur l'école d'Élée , sur les caractères qui la peuvent dis tinguer de celle de Pythagore, d’où clle semble sortie, sur les opinions que professaient Parménide et Zénon même sur toutes les différentes branehes de la philoso. phie grecque. Proclus y reconnaît trois écoles : l’ital. que, occupée des choses divines, intellectuelles et sur naturelles; l’ionique, livrée à l'étude de la nature : c'es l'école expérnnentale; et l’attique, tenant le milieu en. tre l’une et l’autre, pour rectifier la seconde et déve lopper la première. Remarquons aussi la distinction de trois dialectiques : l’une exerce l'esprit par des dé finitions, des divisions, des démonstrations ; la deuxième l’établit dans la paisible contemplation du vrai; la trot sième l'élève au-dessus de lui-même, en le guérissant de toute indocilité, en lhabituant aux fortes croyances. Mais ce livre est principalement destiné à exposer k dogme éléatique de l'unité : tout est un, et l’un est h cause de toutes choses : tout est substance ou se substantifie ; tout est âme ou s’anime ; Dieu est en tout, « tout est en Dieu. L'un est immuable, éternel, incorrup-
sieurs, dans l’école d’Élée, le fondement de toute science
est, en thé joint, à ce n idéologie, ervations ps emblables à larer ici la utres livres ue texte du Jogmes de la ranscendant e que j'y voi net ou replai le vers orphi l'Hésiode, d le Zénon d'É l'Héraclite, « allimaque e!
upplément a mascius, l’un iècle, mais ard. A tous d iennent de R re celui qu’ , Boissona Édition ; le © naticale. Les ciences mat} offrir aujou
leux livres s e la Physiq ivre des fl qu n’est qu’
. CINQUIÈME LEÇON. 153 j'ai ti sujet er éo-pla ait aussi on plu
est, en théologie, une sorte de panthéisme y qui n’est joint, à ce qu'on nous assure, celui de Spinosa : c’est, n idéologie, l'absolutisme , mais déduit, dit-on, d’obervations psychologiques, par des méthodes exactes, emblables à celle d’Aristote, que Proclus veut bien déme pe irer ici la plus recommandable de toutes. Les six de fruit utres livres forment une longue paraphrase, où chatails his ue texte du Parménide ramène perpétuellement les observe Jogmes de la métaphysique, sinon obscure, du moins nemenls anscendante, dont nous venons de prendre une idée. ent de que j'y vois de plus utile, c’est que te commentateur e sortie, et ou replace sous nos yeux un assez grand nombre t Zénon Re vers orphiques, d’oracles chaldaïynes, de passages philuso- l'Hésiode, d'Homère, de Pythagore, de Parménir'e, : lital Se Zénon d'Élée, d'Empédocle, d'Héraclide de Pont, ss et sur ER 'Héraclite, d’Aristote, de Théophraste, d'£polis, de
U D LL L . L re : CS allimaque et autres. Le septième livre e:t suivi d’un ilieu er upplément aride et défectueux, qui a été attribué à Daet déve ascius, l’un des derniers syncrétistes, mort au sixième
istinction Siècle, mais qui pourrait avoir été rédigé encore plus r des dé urd. A tous ces commentaires métaphysiques, qui nous
deuxième ER icnnent de Proclus et de ses successeurs , il faut join- 3 la troie celui qu'il a fait sur le Cratyle de Platon, et dont uérissant . Boissonade a donné, il y a dix ans, une très-bonne
royances Elition ; le Cratyle du moins tient à la science gramxposer k Bticale. Les autres écrits de l'roclus concernent les ‘un est h ER icnces mathématiques et physiques, et ne sauraient u se sub offrir aujourd'hui aucune notion profitable. Ce sont 1 tout, € eux livres sur le mouvement, principalement extraits incorrup- De là Physique d’Aristote ; des scholies sur le premier est, Mes ivre des Eléments d'Euclide ,un Zraité de la sphère, e science qui n'est qu'une copie de plusieurs chapitres de Gémi-
nus, des positions astronomiques, un opuscule sur ks éclipses, une paraphrase du Tétrabible astrologique tribué à Ptolémée. Delambre dit que les scholies y Euclide sont d’une prolixité fatigante, mais qu'a
apprend quelques détails curieux de l’histoire des ml
thématiques; par exemple, qu'Euclide est chez les Gra le quatorzième qui ait rédigé des éléments de géons trie. Voilà donc, Messieurs, quelles sont les diverses pr ductions de Proclus : à ne considérer que l’étenduei ses connaissances et la variété de ses tra vaux, il occy un rang distingué dans l’histoire littéraire du cinquièw siècle. Peut-être, à une époque plus heureuse, eüti recueilli et répandu de vives lumières : il eût donnét meilleures directions à ses vastes études, à l’activit de son imagination, à la puissance de sa pensé, To
jours at-il, tel qu'il était, excité parmi ses contemp
rains un enthousiasme qui a gagné quelques-unes d générations suivantes, et qui depuis trente-six ans k raît se renouveler en Allemagne , en Écosse, et mêw en France. Proclus a été proclamé le plus digne su cesseur de Platon, le prince de la philosophie écls tique, ou même plus généralement de la philosophi
grecque : on l’a représenté rapprochant et éclairarll
l’une par l’autre toutes les connaissances humaine, grammaire, littérature, morale, métaphysique, ge métrie, astronomie; réflechissant avec éclat et sans cor fusion toutes les lumières qu'avait jetées dans les dr vers âges le génie des plus habiles maîtres, depui Orphée jusqu’à Jamblique ; embrassant dans son vast
esprit toutes les doctrines théologiques, dans son cœtà
pur tous les sentiments religieux; et devenant ainsi comme la dit son historien Mariaus, le pontife di
enre humair popévrnv. Sa éloges, MN ann, ont ti wil ne l’avai attention. M ans ses livre | impostures.
ie, trouvait ès-confuse, ières mal dig Burbe. Didero ou des éclect hi ie désordre ort à sa mén omposée Ma aisse en dout istes, depuis it des fourb Après ce
ur les Théoré plus connus N'Herméas , I esscholies d ur celles d’z Damascius a et son nom avait rédigé q
entre eux :
Pn a conservé principes dé
ont disparu,
sur ls D ique at olies y qu'on des m@
enre humain, l’hiérophante de l'univers, roÿ &kov xdoou popévrnv. Sans lui prodiguer à beaucoup près autant éloges, MM. de Gérando, Suhle, Tennemann, Tiedeann, ont tâché d'exposer ses idées plus clairement vil ne l'avait fait lui-même , et les ont jugées dignes es Grey attention. Mais auparavant Brucker n’avait guère vu e géo ans ses livres qu’un tissu ou qu’un amas de visions et erses 'impostures. Burigny, qui a écrit une notice sur sa tendueik ie, trouvait son style obscur, sa manière d’enseigner il occup ès-confuse, l’ensemble de ses écrits un chaos de mainquièvW:res mal digérées , sa science fausse, et son système ahse, RD rbe. Diderot, je vous l'ai déjà dit, le déclarait le plus dounééle,, des éclectiques. Mais ni la sévérité de ses censeurs, l'activi ;e désordre de ses propres livres, ne font autant de sé, To ort à sa mémoire que l’histoire de sa vie, telle que l’a ontempo} omposée Marinus, son élève et son successeur : elle ne s-unes WE isse en doute que la question de savoir si les syncré-
ix ans WA istes, depuis Ammonius Saccas jusqu’à Proclus, ont , et mé: des fourbes ou seulement des illuminés.
digne sue Après ce Marinus, dont on a aussi un commentaire ohie éco, les Théorèmes d’Euclide, les chefs ou les su ppôts les
hilosophi : éclairail humaines, que, gér t sans cor ans les dr:
es, depui s son vaslt s son coul ant ainsi
lus connus de l’école éclectique sont Ammonius fils l'Herméas , Isidore de Gaza et Damascius. Il subsiste esscholies d’Ammonius sur les Catégories de Porphyre, ur celles d'Aristote et sur le traité de l’Interprétation. Damascius a vécu assez avant dans le sixième siècle, et son nom peut terminer la liste des syncrétistes. 11 avait rédigé des mémoires historiques sur quelques-uns ‘entre eux : à l'exception des extraits que Photius nous en a conservés, et de quelques fragments du Zrarté des rincipes des choses, tous les écrits de Damascius pontife dont disparu, à moins qu'on ne lui attribue le supplé-
ment au commentaire de Proclus sur le Parménide (, Platon. L'éclectisme avait compté, parii ses adepte
un grand nombre de femmes, dont la plus célèbre «ll
Hypatia, fille du mathématicien Théon, et si savant elle-même, qu’elle occupa et honora une chaire de gé. La . Q Q métrie dans Alexandrie. Une populace fanatique la ma sacra et la pleura. Je ne retracerai point les circon. stances de cet attentat, mais j'en rappellerai la date l’année 415, parce qu’elle suffit pour dissiper deux er. reurs qui se sont in‘roduites et longtemps perpétués
dans les histoires de la philosophie. On a dit d’une par
qu'Hypatia était épouse d'’Tsidore de Gaza ; de l’autre que sa mort tragique avait éteint la philosophie alexan. drine, Isidore était moins âgé que Proclus, qui n’avai que trois ans quand Hypatia périt. L’éclectisme!| ses soutenu durant plus d’un siècle après cet événement, et, quoique transféré à Athènes, il paraît avoir été pro fessé encore à plus d’une reprise au sein d'Alexandrie
En général, cette secte a vécu en guerre avec ke christianisme; cependant certains articles de la doc trine qu'elle professait pouvaient se concilier avec le dogmes de l'Évangile, et avaient été même adoptés par des écrivains ecclésiastiques d’une orthodoxie non sus. pecte. Mais le néo-platonisme était bien plus misi contribution par les théologiens hétérodoxes, surtout par ceux qu’on appelait gnostiques, et qui se sous-divi: saient en plusieurs familles. Un caractère commun à toutes ces sectes consiste dans les lumières transcendantes qu’elles prétendent avoir acquises sans employer les procédés de l'intelligence humaine, comme aussi sans le secours d’une révélation extérieure et positive. C'es la théosophic, la sagesse divine, la science que l'espril
main puise isme substi entiquemen s profondeu:
c essor, atte eu, ni acces foi ; il reven caractère et abli à la sou nces. Cette t es formes qu e à toutes l l'esprit hum èrnes, en l'eC ils. On a lie le pythagori ines de Plato
néo-platoni La simple ] est-à-dire par e déductions squ'aux dog e limmatéria des peines q ais elle a tro tives à la nat es de lui, e rits supérieu origine ou à ses parties ainement dé ls des idées
aide de adepte
savante e de géx.
e la ma S Circon la date,
er pétués
e l’autre e alexan.
1 n'avait sme | s’est nement, La 4 ete pro:
exandrie,
e avec le > Ja doc.
r avec les optés par non sus:
us mis à , Surtoil sous-divi:
»mmun à transcel:
employer AUSSI Sas ive. C'est ie l'esprit
èbre «11
deux er.À
lune part
CINQUIÈME LEÇON. 157 main puise immédiatement au sein de Dieu. Le gnosisme substitue ou du moins associe aux dogmes auentiquement révélés ceux qu’ildécouvrelui-même dans s profondeurs de son intelligence. 1l veut , de son proe essor, atteindre des hauteurs qui ne sont, de son eu, ni accessibles à la simple raison, ni dévoilées à foi ; il revendique pour ses spéculations mystérieuses caractère et l’autorité de l'inspiration ; il se déclare abli à la source la plus sublime de toutes les connaisnces. Cette théosophie, Messieurs , se retrouve, sous es formes quelconques, en Asie et en Europe, prese à toutes les époques uu peu connues de l’histoire l'esprit humain. Des livres orientaux , anciens et mornes, en recèlent les germes ou en exposent les déils, On a lieu de croire qu’elle avait pénétré dans l’éle pythagorique; on la reconnaît dans certaines docines de Platon ; mais elle est enfin le principal élément néo-platonisme alexandrin.
La simple philosophie, par le seul raisonnement, est-à-dire par des séries méthodiques d'observations, e déductions et d’analyses, s’est élevée quelquefois squ'aux dogmes de l’existence et de l'unité de Dieu, e l'immatérialité des âmes humaines, des récompenses des peines qui leur sont réservées dans une vie future. ais elle a trouvé bien plus épineuses les questions retives à la nature même de Dieu, aux substances émaées de lui, et particulièrement aux divers ordres d’es-
rits supérieurs ou inférieurs à celui de l'homme; à
igine ou à l’état primitif du monde et de chacune
ses parties ; aux principes du bien et du mal; à l’enainement des causes et des effets; aux types univerls des idées; aux réalités et aux apparences ; aux
158 SYSTÈMES PHILOSOPAIQUES, ETC.
transformations ou renouvellements, et aux destingf À ie, que le gn finales de toutes choses. Les uns ont pensé que de tels D notre ère, t questions étaient insolubles, ou bien qu’elles ne po thagoriques vaient être résolues que par une révélation positin@S chrétiennes, et qu'il n’était ni possible ni utile d'ajouter un seul nl Nil. Ce sync aux réponses obtenues par cette voie surnaturelle; HSait peu de pi autres se sont promis de découvrir dans les régions hi procédaient périeurses de l'intelligence humaine un système de cxBrvation et de naissances, un corps de doctrine qui embrasserait tousStoutes celles « ces matières : c’est l’idée générale que nous devuliiblontiers d'int prendre du gnosticisme, et voilà comment toutes ques, de faits sectes qui lui appartievuent se rattachent au mysticimest donc avec éclectique. Bniciens que | Il importe même d’oebserver'que les plus anciens spècle, des com crétistes sont des gnostiques. Sous Marc-Aurèle, pulls premiers, pa d'un demi-siècle avant Potamon, qui passe pour le far des pratiqn dateur du néo-platonisme, Bardesane établissait den onds, par ur principes , le père inconnu, Dieu souverainement pare et Platon s fait, et la matière éternelle, masse inerte, informe dMnt d’ancienne ténébreuse, mère ou siége de Satan et source de te res. Il est vra les maux. Le Dieu suprême, en répandant hors de liMihostiques; il c même ses perfections et sa vie , se déployait en plusieuMnt les trois p éons qui procédaient par couples. Ces syzygies étain la rapouoia, au nombre de sept, qui, en ÿ ajoutant le père inconnMation de not et sa pensée, formait une ogdoade, qualifiée plérondMence suprê Outre les sept esprits planétaires, Bardesane admeitalour Jamblique douze génies zodiacaux et trente-six autres intelligeWelle il apparti ces astrales. Il distinguait l’homme intérieur et l'exéiabsolu , de bie rieur ou hylique, et présentait sous des formes nouincipe, les nd
velles, avec de nouveaux développements, plusienMérome des id idées empruutées à Platon. ent à la scie C'est surtout au sein même de l'Égypte, à AlexMopte le nom
estin® 2 le tels ie pute Dositire ; seul nl elle ; l
D ions 41 de cu ait tout ‘ devo Jutes | sticisne
iens syt èle, pri ur le for sait deu ent par forme « e de to rs de lu plusieur es étaien e inconl plérome admettii intellig en et l’exié ‘mes noi plusieu
à Alexa
CINQUIÈME LEÇON. 159 ie, que le gnosticisme présente, dès ie second siècle - notre ère, un mélange de doctrines zoroastriques,
Rthagoriques et platoniques, de croyances judaïques
Ë chrétiennes, et de la théologie primitive des bords
Nil. Ce syncrétisme, déjà si compliqué et si mystique, jait peu de prise sur celles des sectes philosophiques i procédaient ou prétendaient procéder par voie d’obrvation et de raisonnement; mais il devait convenir toutes celles dont la métaphysique se composait plus plontiers d'intuitions immédiates, d’inspirations extaques, de faits de conscience, et de traditions secrètes. lest donc avec les pythagoriciens et avec les néo-planiciens que les gnostiques ont eu, jusqu’au sixième êcle, des communications intimes et sensibles ; avec s premiers, par la doctrine mystérieuse des nombres, ar des pratiques ascétiques et théurgiques ; avec les onds, par une philosophie transcendentale : Pythabre et Platon semblaient revenus en Égypte, où, suint d'anciennes traditions, ils avaient puisé leurs sys-
es. Il est vrai que Plotin a éerit un livre contre les postiques; il combat leur dualisme, mais en établisnt les trois principes à&ya06v, vos et Quy. Ce qu'il dit
la rapovoia, intuition de Dieu, de lérawas, simpliation de notre être, et de l’évocw, union avec l’intelrence suprême, dépasse le mysticisme de la gnose. ur Jamblique, c’est un vrai théosophe. L'école à laelle il appartient donne au premier principe les noms absolu , de bien suprême, d'unité parfaite; au second incipe , les noms de voùç et de Adyos. Elle construit un rome des idées ; elle hypostasie toutes celles qui tienent à la science des choses immatérielles, Jamblique opte le nom même de yvüor: ; 1l applique à le <:n-
naissance innée, selon lui, que nous avons de Dixienne, et des et qui se communique par des traditions mystérieu ent qualorz Il admet, il cultive l'art théurgique, que les platonicidMitres de dial héritent enfin des Chaidéens. Proclus, au milieu hologie, thé ses étranges arguircuts contre les chrétiens, reconBa doctrine sy mande les fortes croyanses romu: les plus sûrs moyaluis mettre s de saisir la vérité. Dans son systiine, si ses écrits dSerait l’histoi: frent réellement un système, tout émane d’une mou lectique, et pritnitive, Lous les êtres intelligents forment une chanlie sa méthod unique, ct Proclus se fait [u:-méine le dernier tewSincohérence | de cette série d’émavations sublimes. 1l prétend cf ne vous en mander à la nature, évi:e de se confondre avec che crois, vou: retire par degrés son âme de l’enveloppe corporel esquels je su et s'attache, en vrai gnostique, à concentrer dansk crits de Plotin pensée les rayons de la Divinité. Les néo-platoniciaS Il y a cinq; ne pardonnaient point au gnosticisme d'admettre dans le monde croyances chrétiennes : à son tour, le gnosticisme sdS- Les cinq g fensait des mythes grecs que les philosophes s'obtiéduire à trois, naient à conserver ; rsais, de part et d’autre, on puise substance, l' dans les mêmes sources égyptiennes et orientales ; et ème, le mou écoles, plutôt émules qu’opposées, tendaient à se réunihtelligible, l' Voilà pourquoi, Messieurs, bien que les doctrines gnohier principe tiques paraissent tenir beaucoup plus à la théologäme : voilà 1 qu’à la philosophie, je n’ai pu me dispenser de les pleut pas y en procher de l'éclectisme alexandrin : elles sont réeleWre eux. Il ne ment ses sœurs, Il a contribué avec elies à semer bémontre que discorde au sein des Églises, à imprimer une marcoitaucune m rétrograde à l'esprit humain, à interrompre et retardfon, procédan tous les progrès, à mettre en crédit la théurgie, la maMtellectuelle, gie, l'astrologie, les sciences et les arts occultes, confEmaneat d’ab pléments na*:112ls et immanquables du mysiicisme, Le Le premier
Brucke: : cxtrait des livres de l'école :e0-platoui@ife p''acipe ve
“ ù CINQUIÈME LEÇON. 161
ce Dial RE enne, et des divers documents qui la concernent, trois rieu Bent quatorze propositions, qu'il a distribuées sous les oniceitres de dialectique, métaphysique, psychologie, cosilieu dnologie, théologie et morale. C’est le corps entier de rech doctrine syncrétique rédigé par articles. Si je pous moyeliuis mettre sous vos yeux cette série de sentences, ce Écrits dRerait l’histoire la plus réelle de la secte qui se disait > moual lectique, et vous pourriez juger très-immédiatement ne che sa méthode et de son langage. Mais la multitude, ier temincohérence et l'obscurité de ces oracles m'obligeront end cf ne vous en présenter qu'un fort petit nombre, qui, » crois, vous suffira, surtout après les détails dans squels je suis entré déjà, en vous entretenant des r dans crits de Plotin, de Porphyre, de Proclus et de Jainblique. atonicaB 11 y a cinq genres analogues les uns aux autres, tant hettre dBaus le monde intelligible que dans le monde corporel. isme sd Les cinq genres du monde sensible, qu’on pourrait duire à trois, sont : la substance, l'accident qui est dans à substance, l'accident dans lequel la substance est ellenême, le mouvement, et la relation. — Dans le monde btelligible, l'ordre naturel est de descendre du prejier principe à l’entendement, et de l’entendement à
avec elhss r porelk
es s'obsi on puisil ales ; et ct à se réunià
rines gnd
théologie : voilà les trois termes, ni plus ni moins. Il ne de les raleut pas y en avoir moins, puisqu'il y a diversité enont réelle eux. Il ne peut pas y en avoir plus; car la raison à semer Hiémontre que l'énumération est complète. On ne conue mardeoit aucune moyenne entre l’entendement et l'âme : la rai-
et retardeWon, procédant de l’entendement dans l’âme, rend l’âme gie, la nf tellectuelle. — Du principe souverainement parfait ; , A à faits : û n altes, conWfmaneut d'abord les êtres les plus parfaits après lui, pt la el ‘er de êtr st l te d ke ÉtCisme, Lie premier de ces êtres est l'entendement , le vois, — co-platai fi pr'acipe souverain réalise tout ce qui est émané D 1x. ss
162 SYSTÈMES PHILOSOPUHIQUES, ETC.
de lui: en rappelant les émanations dans son sein, | les empêche de dégénérer en matière. — L'entende ment, première, émanalion, n’a pu être stérile : qu' t-il engendré? l’âme, seconde émanation , moins par, faiteque la première, mais plus parfaite que celles qui l'y HE "0 fn ; suivie; l'âme, hypostase de Fentendement, auquel ele ent les empr est inhérente, par lequel elle est éclairée et fécond SR, i,. L'un
puait lui dem ses autres pui ous avons V jommes , OÏS6
— Il y a deux ordres de dicux dans le ciel incorm es signes, et rel, les uns intelligibles, et les autres intelligents: }L2rmoni premiers sont les idées mêmes, les seconds sont des en. Jans le mond tendements béatifiés par la contemplation des idée mmés dé — L'âme du monde et l’âme de l’homme ont la me ible, compri nature; ce sont comme deux sœurs. Cependant la âmes des hommes ne sont point à l’âme du monde & | que les parties sont au tout ; car il faut bien que l'äm du monde soit tout entière partout; elle ne doit pa être divisée. Les essences vraies ne résident que dan le monde inteligible. C’est aussi le séjour des âmes; c’est de là qu’elles passent dans notre monde sensible, suit, l'agite, — Les âmes ont leurs révolutions, comme les astra ture comm ont leur apogée et leur périgée. Elles descendant sophie transc du monde intelligible dans le monde matériel, re __ L'homme montent de celui-ci dans l’intelligible; et voilà pour principe intel quoi on lit au ciel leurs destinées. — L'univers est par porel. La pre fait; il a tout ce qu'il peut avoir; il se suffit à lui-même}, fatalité ne Il est rempli de dieux, de démons, d’âmes, d’animan et de plantes. Les âmes justes, répandues dans la vaste étendue des cieux, donnent le mouvement et la vie au st lui qui corps célestes. — L'âme, séparée du corps, conserve BR + toujours dans ses révolutions à travers les cieux, la nature do pas de distri minante, soit végétative , soit sensitive, soit rationnel, fi incorporées qu’elle a eue dans le corps. Le caractère qui 1» distin: MR ploie deux |
lieux visibles les intelligib etoiles. — Li extrêmes des « intermédiaire sens ; il met |
mouvements démon qui p
a ENS
sein, | antende.
e:: qu'a ins par
puait lui demeure dans le monde intelligible, et retient es autres puissances engourdies et captives. Selon que ous avons vécu, nous renaissons plantes, brutes, ou ommes, oiseaux de proie, bêtes féroces, où bonnes
qui l'ont réatures. — La marche des astres est réglée; ils porquel ele ent les empreintes de toutes choses ; ils annoncent donc écondé venir. L'univers est plein de symboles; le sage étudie incorp es signes, et les inductions qu'il en tire sont fondées
ents : | t des en.
les idées.
ur l'harmonie universelle. — 11 n’y a point de démons jans le monde intelligible ; ce sont des dieux qu’on y nommés démons. — Dans la région du monde sen-
la méne.ible, comprise depuis la terre jusqu’à la lune, il y a des dant la Mieux visibles, dieux du second ordre, qui dépendent nonde el. intelligibles, comme les splendeurs dépendent des que l'üneciles. — Les dieux et les âmes sont les deux ordres
doit pa que dan les âmes;
extrêmes des choses célestes : les héros constituent l’ordre intermédiaire. — L’enthousiasme suspend l'usage des sens ; il met l’âme sous l'empire d’un dieu qui la poursensible St, l'agite, la tourmente, et l'élève au-dessus de la les astra ture commune : c’est ainsi que s’acquiert la philoescende sophie transcendante, ia seule complète et véritable. ériel, re L'homme a deux âmes : l’une qu'il tient du preirier ilà pour principe intelligible, l’autre provenant du monde cors est pa orel. La première retourne sans cesse à sa source, et lui-même}: fatalité ne l’enchaîne pas ; la seconde est asservie aux ‘animal ouvements des mondes. —- Chacun de nous a son s la vas émon qui préexistait à l’union de l’âme et du corps; la vie au est Jui qui les a unis. Il conduit l’âme, il l'inspire; consel\, c'est toujours un bon génie. Les mauvais 4 ‘nes n’ont ature do. pas de district. — Pour adoucir l'esclavage des âmes ationnelle Rincorporées, ou pour finir leur exil, la philosophie em-
la disti hloie deux purifications, l’une rationhetls et l’autre
théurgique, qui toutes deux concourent à élever sw cessivement l'âme à quat’e degrés de perfection:} plus haut est la théopathie, l’état où l'on sent avec Dia ou en Dieu. Les vertus ou qualités de l’homme son ou physiques, ou morales et politiques, comme | quatre dites cardinales, ou spéculatives et philosopli ques, ou expurgatives et sanctifiantes, ou enfin théw giques. Celles-là sont les plus hautes; elles mette l’homme en commerce avec les âmes libres, avec ln héros, avec les démons, avec les dieux.
J'écarte, Messieurs, près de trois cents autres pre positions, qui seraient plus difficiles à comprendre et; traduire : notre langue n’est point assez riche en expre sions vagues, en nomenclatures mystérieuses. Eu nou enfonçant plus avant dans le monde intelligible dés nés platoniciens , nous risquerions de le trouver tout à fi inintelligible. Je crois en avoir dit assez pour être « droit de conclure que le syncrétisme alexandrin abou tissait au pur mysiicisme ou illuminisme : c'était làk résultat du mélange de la doctrine «2 Platon avec da doctrines métaphysiques puisées à tant d’autres sour ces. Oa y retrouve bien, non pourtant sans altération et sans nuages, les dograes fondamentaux qui appartien. nent à la plupart des philosophies, depuis celle de So. crate jusqu’à celle de Locke inclusivement , je veux dire l'existence de Dieu, la vie future, la loi morale; mai si vous mettez à part ces premières bases de l’instruc tion commune, le surplus de l’enseignement dit éclec tique ne vous peut offrir que des théories imaginaire,
qui ne sont les fruits d'aucune étude de la nature, d'au eun véritable travail de l'esprit. Il ne faut qu’en avoï le loisir et la volonté, pour associer ainsi des termes
bstraits et p.
d'est [à qu’un as le plus ü tructif, L’inf ensible depui ixième siècle plus efficac ence, à flét fermer la c:
ge de ténèbr lus de liberte les connaissa bour établir o accréditent , st nécessaire Jienne; et la ] es, trop de ussent pas e L’expressio loyée d’une Jéterminer le année 476, empire d'Oc a prise de Q annales de l’ex ieuf cent soi les. Ces limit e mieux dans icile de les in le. Pour a allu descend avons condu
CINQUIÈME LEÇON. 165 ver Sur
tion :k ec Dix me so!
me |x ilosopli n theur metten avec la
bstraits et pour en former de prétendus systèmes : ce d'est [à qu’un genre de romans, et ce n’est assurément pas le plus ingénieux ; je crois que c’est le moins intructif, L'influence de cet enseignement n’a été que trop ensible depuis lesecond siècle de l'ère vulgaire jusqu’au ixième siècle : il est une des causes qui ont contribué plus efficacement à éteindre le bon goût et la vraie ience, à flétrir toutes les branches de la littérature, fermer la carrière des beaux-arts, à ouvrir un long ge de ténèbres et de servitude. Jamais les peuples n’ont lus de liberté que de lumières : il faut au milieu d’eux les connaissances très-étendues et surtout fort exactes our établir ou maintenir leurs droits. Où les prestiges accréditent , se propagent et enveloppent la raison, il st nécessaire que quelque tyrannie ou usurpätion adjienne ; et la philosophie mystique offrait trop de chanes, trop de facilité aux oppresseurs, pour qu’ils ne ussent pas en profiter.
L'expression de moyen âge n’est pas toujours emloyée d’une manière précise. Quand on veut en bien Jéterminer le sens, on fixe l'ouverture de cet âge à année 476 , époque de la chute d’Augustule, fin de empire d'Occident, et la clôture à l’année 1453, quand a prise de Constantinople par les Turcs termine les nnales de l'empire grec ou oriental. C’est un espace de ieuf cent soixante-dix-sept ans, ou d'environ dix sièles. Ces limites sont assurément celles qui conviennent e mieux dans une histoire universelle; mais il est dificile de les imposer aussi strictement à une histoire spéiale. Pour achever celle du néo-platonisme, il nous a allu descendre jusque dans le sixième siècle; et nous avons conduit celle de laristotélisme jusqu’au même:
tres pro ndre et; n expré Eu nou e dés né out à fai r être en rin abor était là le | avec dé tres sour:
iltérations \ppartien Ile de So.
veux dire ale; mai, - Pinstruc.
dit écler.
aginaires, ture, d'au
u’en avoir les termes
SYSTÈMES L'HILOSOPHIQUES, ETC.
terme. J'appliquerai donc le nom de philosophie moyen âge aux doctrines enseignées après l'an 560 et ju que vers 1500; cours d'environ neuf cent quarante an que l’an 1000 sous-divisera en deux séries, la première aboutissant à la plus profonde nuit, et laseconde offran par degrés les lueurs qui ont lentement ramené le jour
La plus remarquable des notions générales établis à la fin du sixième siècle était celle qui fixait à septk nombre des arts libéraux , la grammaire, la rhétorique, la dialectique, l’arithmétique, la musique , la géométre et l’astronomie. Cette nomenclature remontait à Max. cianus Capella, auteur latin du quatrième siècle : elk fut reproduite et, pour ainsi dire, consacrée par Cassio dore, qui vivait et écrivait encore après 562. Dépui ce temps, elle a servi en quelque sorte de plan d'étude C'était le système d'enseignement usité auprès des égli ses et au sein des monastères, surtout de ceux de l'or. dre de Saint-Benoît. Dans la suite, on a partagé ls sept arts en trivium et quadrivium : les trois première routes de la science étaient la grammaire, la rhétorique, et la dialectique ou logique; les quatre autres , le calcul, le chant, l’arpentage, et l'étude des astres. On s’épuisait en arguments pour prouver que l’énumération
était complète, qu'il ne pouvait y avoir ni plus n}
moins d'arts, et que cette manière de distribuer les études profanes était Ja meilleure possible. En des âges plus antiques et plus éclairés, la classification des connaissances humaines n'aurait point paru si facile, ni leur horizon si resserré. Toujours était-ce un plan quelconque d'instruction élémentaire, d'enseignement traditionnel. Du reste, Cassiodore n’a pas seulement écrit sur les sept arts libéraux ; il a laissé un Z'rarté de l'ame,
à férences, des traité
et pris ainsi une p sans s’y distinguer ni par l'exactitude dans l'histoire de Î ver célèbre.
Le nom de phil quelquefois une ho lires de la plupart et en Occident; ca charlatans, astrolo turges. Le syncréti pour longtemps la} de jour en jour sur profane. La seule ment cultivée était qu'on pouvait esp sait en effet à quel
Au septième sièe livres d'Origines,
des choses, outre d'histoire. On peu positives , propres toujours très-exad conséquent celle devons le remarq plus dignes de ce nommé Léon Mag tie des Analytique ation, L'école pét mais ces faits ont
at lieu de nous
CINQUIÈME LEÇON. 167 et pris ainsi une place parmi les métaphysiciens, mais sans s’y distinguer ni par l'originalité de sa doctrine, ni par l'exactitude de sa méthode. Ce ne serait pas dans l'histoire de la philosophie qu’on pourrait le trouver célèbre.
Le nom de philosophe inspirait alors un mépris et quelquefois une horreur que semblaient justifier les délires de la plupart de ceux qui le portaient en Orient et en Occident; car c’étaient des enthousiastes ou des charlatans, astrologues , magiciens, sorciers, thaumaturges. Le syncrétisine ou mysticisme avait déshonoré pour longtemps la philosophie ; et ce discrédit s’étendait de jour en jour sur toutes les branches de la littérature profane. La seule science qui fût encore honorablement cultivée était la théologie; et, de tout le reste, ce qu'on pouvait espérer de sauver du naufrage se réduisait en effet à quelques éléments des sept arts.
Au septième siècle, Isidore de Séville écrivit vingt livres d’Origines, deux de Synonymes, deux Sur les dif-
L/Crences, des traités Du souverain bien et de la nature des choses, outre des ouvrages de pure théologie et d'histoire. On peut recueillir chez lui quelques notions positives, propres à éclairer, bien qu’elles ne soient pas toujours très-exactes, la science du langage et pa! conséquent celle des idées. C’est à ce titre que nor: devons le remarquer ici dans l’absence de philosophes plus dignes de ce nom. De son temps, un auteur grec, nommé Léon Magentinus,commentait la première partie des Analytiques d’Aristote et le traité de l’Interpréation. L'école péripatétique ne s'était donc pas fermée ; mais ces faits ont trop peu d'importance pour qu'il y at lieu de nous y arrêter.
108 SYSTÈMES PHILOSOPHIQUES, RTC.
Bède, au huitième siècle, rouvrit aussi les écris d’Aristote ; il traita , en langue latine, de la nature de ‘ choses, comme avait fait Isidore, et s’occupa plus par ticulièrement des éléments, des substances, de l’arith. métique, de l’art nautique, de l'astronomie, Ces livre là , qui ne sont aujourd’hui à peu près d'aucun usage n’ajoutaient rien de considérable à l’enseignement ph. losophique, et continuaient seulement les tradition
Le neuvième siècle nous fournit les noms d’Alcun et de Scot Érigène et, chez les Grecs, ceux de Photix| et de l’empereur Basile. Alcuin, à vrai dire, appartient plus au siècle précédent, puisqu'il est mort septuagt. naire en 804. Il est justement célèbre pour avoir «. condé ou même excité le zèle de Charlemagne en cequ concernait l'instruction publique : il a donné à la cou de ce prince des leçons de rhétorique, de diilectiqu et en général des arts libéraux, dont on le nommaitk sanctuaire, artium liberalium sacrarium. Grawmaï È rien, historien, possédant presque toutes les connais sances qui n'étaient pas tout à fait éteintes de son temps, il a droit à beaucoup de qualifications, pluti qu’à celle de philosophe. Les écrits de Jean Scot Érigène à y compris ses Dialogues sur la division de la nature, son devenus plus inutiles : ils tiennent d’ailleurs à la thé | logie, et n'ont pas été trouvés assez orthodoxes. Get Ir. landais, qui mourut en 875, ne saurait être confondu avec un docteur du treizième siècle, fameux sous c même nom de Scot. Quelque renommé que soit Plotius dans les lettres et dans l’histoire, je ne fais ici mention de lui qu’à raison des extraits qu’il nous à conservés de plusieurs anciens livres de métaphysique, de dialectique et de morale ; il ianquerait sans lui plus
da
cette derniè
théorique s
de pages aux sciences. Nou de droit anc
impériales , ©
Macédonien est ou passe fils Léon, din
nant des prin
rale, Ce man puéril, ne pe d'ouvrages a] et des mœur Tout comit Porphyrogén donna son n par son ordr ral, un autre vétérinaire , griculture.
Brutus, plus d'extraits his cinquante=t le vingt-sep quantième d productions fabuleuse de Léonce de B Quatre autr s'ils étaient
effet : le pt
ture du lus par e l’arith.
es livres n usage, ent ph adition d’Alcun e Photixk ppartient septuagé.
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CONNAISs de son ns, plutt
À Erigène itur'e,sontk à la théo
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confondu X SOUS (t soit Pho:
ie fais ici il nous 1 physique, as Jui plus
LE S ecris
CINQUIÈME LEÇON. 169 de pages aux annales déjà trop incomplètes de ces sciences. Nous n’avons point à nous occuper de l’ Æbrégé de droit ancien, ni des soixante livres de constitutions impériales, dites Basiliques, que l’empereur Basile le Macédonien a commencé ou fait entreprendre. Mais il
est ou passe pour être l’auteur d’une exhortation à son
Rfils Léon , divisée en soixante-six chapitres, et conte-
Inant des principes ou des maximes de philosophie morale. Ce manuel, fort sage, mais fort simple et presque puéril, ne peut, Messieurs, vous être cité qu’à défaut
D d'ouvrages appartenant réellement à la science des idées Mict des mœurs.
Tout comme son aïeul Basile, l'empereur Constantin
Porphyrogénète voulut être auteur ou réputé tel. Il
donna son nom à des novelles ou constitutions. On fit, par son ordre, un recueil politique , historique et moral, un autre recueil en deux livres sur la médecine vétérinaire, un recueil encore en vingt livres sur l’agriculture. Toutefois, plusieurs savants estiment que
cette dernière compilation nous vient d’un Cassianus
Brutus, plus ancien quele Porphyrogénète. La collection d'extraits historiques, politiques et moraux, comprenait cinquante-trois titres : il ne nous en est parvenuque deux, le vingt-septième traitant des Æmbassades, et le cinquantième des Vertus et des vices. On cite comme des productions personnelles de ce prince, une vic assez fabuleuse de son aïeul Basile, quelquefois atiribuée à
à Léonce de Byzance, et un opuscule sur une image de J. C.
Quatre autres ouvrages feraient honneur à Constantin pe , . . .
sils étaient réellement de lui, comme il est possible en effet : le premier est un traité plus historique que
D théorique sur l'administration de l'empire; le second
-“onsiste en deux livres sur les usages et les cérémonie
de la cour de Byzance; le troisième est une tactiqu
terrestre et navale, le quatrième est une descriptin des provinces, l’un des monuments les plus instructif de la géographie du moygn âge. Vous penserez, Me. sieurs, que ces travaux üc neuvent guère faire in
scrire le nom du Porphyrogénète sur la liste des phil:
sophes; mais vous voyez par là combien les homme tant soit peu dignes de ce nom étaient devenus rares,
même au sein des villes les plus studieuses, les plu
riches en écoles, en livres et en traditions.
En Occident, l’un des hommes les plus instruits étai un Français nommé Gerbert, qui a été précepteur di roi de France Robert, fils de Hugues Capet. Des ch. niqueurs l’ont appelé Gerbert le Philosophe. Il reste dans ses écrits des traces de ses diverses études, ta morales que mathématiques. On dit qu’il construisi une horloge et qu’il avait connaissance des chiffres ara bes. Il passait pour sorcier; et, lorsqu’en 999 il fut pape sous le nom de Sylvestre IL, on le soupçouna da voir employé la magie à obtenir la tiare, qu’il a porté jusqu'en 1003. Nous devons le compter dans le très: petit nombre des personnages qui, en ce siècle, faisaient encore quelques efforts pour répandre le goût de sciences.
L'instruction de Gerbert, qu’il ne faut pourtant px se figurer comme très-profonde ou très-étendue, lu
venait, à ce qu'il semble, de quelques communications avec des Sarrasins d'Espagne. Au sein des ténèbres de
cet âge, et quand elles couvraient l'Europe entière,
quelques rayons de lumière avaient recommence de
lue en Orient, Les Arabes, après avoir pris Alexan- "al l
Msaines, fruit
Bocnérale , 11 f4 Ades choses , c4
Me l'immense quels ils sud 2 toutc appar M dAristote qi Ds était tant a
drieen 638 € la regrette et tous les re blèrent digne e s'instruire, le la dynasti sous les calife noun, au ne sembler, à !
trouver de lix tote une préd d'honneur. Cc ont nui aux p
Mnion que je n
Arabes n'ont Sdirection sûr ont ranimé
meditations e métrie, créé tique, jeté da beaucoup d’e
. , ont moins €&d
Ltous les autr
Avant l'ai
mounie MRdrie en 638 et brûlé la bibliothèque, ne tardèrent point actiqu D: là regretter : ils sentirent le prix des eonnaissances; riptior Met tous les restes des travaux de l'antiquité leur semtructit blèrent dignes d’être soigneusement recueillis. Ce désir L, Mes: e s'instruire, qui s'était manifesté chez eux dès le temps ire in le la dynastie des Ommiades, acquit plus d'activité s phil Bisous les califes abassides, particulièrement sous Al-Mahomme Bmoun, au neuvième siècle. Ils se mirent donc à rassembler, à traduire, à commenter ce qu'ils purent trouver de livres grecs , et conçurent pour ceux d’Aristote une prédilection invariable, qui leur fait beaucoup d'honneur. Condillac prétend queles travaux des Arabes ont nui aux progrès de l'esprit humain : c’est une opi- Bnion que je ne saurais partager. Il est bien vrai que les Il reste Arabes n’ont donné ni une impulsion rapide ni une les, ta direction sûre aux études philosophiques; mais ils en nstruist Mont ranimé le goût. is ont ouvert la carrière des
s rares,
les plu
uits était pteur du
Des chro.
méditations et des recherches, ils ont cultivé la géométrie, créé ou achevé l'algèbre et même l’arithméouna d'a Btique, jeté dans la médecine et dans l’histoire naturelle La porté beaucoup d'erreurs, et un certain nombre de notions s le très saines, fruit de l'observation et de l'expérience. S'ils , faisaient ont moins éclairé la métaphysique ou la philosophie goût de générale , il faut songer d’abord que, par la nature même
ffres arx il fut
Aides choses, ce genre de progrès ne vient guère qu'après rtant pis Ltous les autres, et en second lieu il faut tenir compte adue, lu de l'immense dommage causé par les syncrétistes, auxinication PRquels ils succédaient presque immédiatement, Selon nèbres de k toute apparence, les Arabes ne retrouvaient les écrits entière, "+ d'Aristote qu’altérés et défigurés par l’école mystique,qui mencé de Ms était tant appliquée à les concilier avec ceux de Platon. Alexan- Avant l'an 1000, trois philosophes orientaux, Alkendi,
Lo ur dé (ao
eseereerses
Thabet ou Thebit, et Alfarabi, étaient entrés dé;
dans la carrière des sciences. On les à placés 15
trois au dixième siècle; les deux premiers pourraiert Lu être un peu plus anciens. Nous les rejoindrons à leur successeurs dans notre prochaine séance, où nous sui R vrons l’histoire de la philosophie du moyen âge, de ex an 1000 à l'an 1300.