partie de sa personne. Lorsqu'il mourut d’une esquin
cie, dans sa soixaute-cinquième année, en 270, « Je
« dit-il, mon dernier effort pour ramener ce qu’il ya « divin en moi à ce qu'il y a de divin dans l’univer On eut, après sa mort, les plus heureuses nouvella l'état de son âme. L’oracle d’Apollon, consulte
Amélius, daigna répondre, en cinquante vers, ( Plotin s’était présenté à Minos, Æacus et Rhadama moins pour être jugé que pour ne pas manquer à! visite d'usage et de bienséance, et qu’il jouissait de félicité due à ses lumières et à ses vertus. Vous «
prenez, Messieurs, que je ne vous donne pas cest
tails pour avérés; mais que Porphyre les ait rapport 97 Q , . . . .
etque l’école dite éclectique les ait accueillis, ce sont
faits constants qui doivent entrer dans l’histoire desitt
et des habitudes de cette école. Il paraît que Plot
ait ses ou ime il était , qu'il ne pr hevait pas l phe. Revoir compatible n chargea vent substit tre. 1l exis e par Eutoci olis. Tels qt > de cinquar ou neuvain tinguer par | ologie natu >; mais, AU | il soit facile ation systém seul qui leur . Buhle, sc xtravagante nière la plu obscure et i rêt à son o il extravage homme qui d’une imagit ous noterez and qui s’ex si l'on n’exi, quelles cor dans Plotin
TC. QUATRIÈME LEGON. 125 Lui-nBuit ses ouvrages avec une négligence extrême. ie dive nne ilétait fort myope, il écrivait en caractères me- ’empê , qu'il ne prenait pas la peine de rendre lisibles ; il a vue, hevait pas les mots; ilignorait ou dédaignait l’orthoes coli phe. Revoir ses écrits, en rétablir l’ordre, était un soin moyens compatible avec les mouvementsdeson imagination: Améli n chargea Porphyre, qu’on a soupçonné d’avoir un sac vent substitué ses propres pensées à celles de son de ve ftre. 1l existait une seconde copie de ces livres, pos. où Re par Eutocius, autre disciple du philosophe de Lye d'impbolis. Tels qu'ils nous sont parvenus, ils sont au nomàs non MR de cinquante-quatre, et distribués en six ennéaésiraient ou neuvaines, qu'on pourrait être d'abord tenté de Pour hBtinguer par les titres de morale, physique générale, cousaologie naturelle, psychologie, idéologie, ontolocomme M: mais, au fond, il y règne trop peu d'ordre pour ne esqui} il soit facile d'en assujettir les matières à une classi- 70, « JelBation systématique; et le nom de métaphysique est e qu’il yaseul qui leur convienne pleinement. « Ces livres, dit s luniveM. Buhle, sont précisément ceux où les spéculations nouvellaMextravagantes des alexandrins se peignent de la maconsulté Mnière la plus évidente; la philosophie de Plotin est e vers, obscure et inintelligible. Pour prendre quelque intéhadamaïrèt à son ouvrage, pour apprécier la manière dont nquer ail cxtravague, il faut se mettre à la place d’un uissait dMhomme qui s’abandonne sans réserve aux égarements . Vous d'une imagination échauffée et presque en délire. » pas ces ous noterez, Messieurs, que c’est un écrivain alleit rapport@hand qui s'exprime en cestermes. Toutefois ilajoute que, s,ce sont si l'on n’exige pas des idées claires et précises, auxoire desid@f quelles correspondent des objets réels, on admirera ae Plotiu @S dans Plotin un esprit très-profond, et, dans son sys-
« tème, un chef-d'œuvre de philosophie transcendy « tale. » J'avouerai qu’à travers tant d’extravagane j'ai peine à démêler ce génie transcendant pour lequ on réclame notre admiration. Plotin est persuadé ç l’état d’extase ou de ravissement est la première « dition de la philosophie, et il appelle cela la simplifig tion de l’âme. Il exige la concentration de toutes lesk cultés dans la contemplation, et il promet à l’âmea saura être ainsi attirée par un objet unique le bonha de se reconnaître elle-même pour l'unité absolue. déclare que l'existence ne peut cesser d’être; et que, m cela même qu’elle est absolue, elle est éternelle. De oi argument et de quelques autres il conclut l’éternitéd monde, et arrive, ainsi que Bayle le lui reproclie,: panthéisme ou spinosisme. 1l est pourtant si loin ded montrer athée, qu’on a cru retrouver, dans quelqu uns de ses textes, le dogme des trois personnes dix nes. Ailleurs son mysticisme aboutit à la théurgie,l
l'astrologie même, dont il méprisait ordinairement |k
applications pratiques. Pour expliquer l'univers, il al met trois réalités distinctes : la matière, la forme, «ti corps qui se compose de la forme et de la matière. G sont, à ses yeux ou dans son langage, trois substance et, par substances, il entend ce qui n'existe pas dan un sujet, mais ce qui existe absolument de soi-mên
aussi disci
inde intellect inons, bons « hnication en ysique. Plot familier, dot ant donné a tuelle, au cie s céleste, il
que, une Véi
éries ne trc ngue; et, à n effable, inex écis, ct parti euse et fantas emêlé d’étud.
es, il se ser n’a su donne autre alime omme il nes es termes qu’i bjets et des id ots des rapp anciers étab ne pose nett
et sans attributs; aussi ne veut-il pas que la forme sous dont la so
un attribut de la matière. Tout en admettant un pre mier principe, une divinité suprême, il place dans k monde inteliigent plusieurs dieux, tout à fait spirituel,
inétendus , impénétrables; au-dessous d'eux, des déità d’un second ordre, qui ne sont pas aussi complétement spirituelles, et qui occupent l’espace compris entre lt
r exemple, € acquièrent p »s les fruits re divisées e l'une ou de eu de la vog
Se QUATRIÈME LECON. 125 SC de intellectuel et le monde sublunaire; ensuite des
Vaganca ur lequ suadé q ière co Si plifie tes lesk l'âme ç
mons, bons ou mauvais, par lesquels s’établit la cominication entre le monde intellectuel et le monde ysique. Plotin avait lui-même son démon propre familier, dont il s’est, durant toute sa vie, fortoccupé. ant donné au monde intellectuel une âme inteltuelle, au ciel une âme encore, qu’il nommait !a Vés céleste, il créa, pour servir d'âme au monde phy-
bonlu tue, une Vénus terrestre, La plupart de ses autres bsolue ER is ne trouveraient pas d'expressions dans notre QUE PE oue; et, à mon avis, toute philosophie qui deineure De file, inexprimable en langage humain, clair et ternit is, ct particulièrement en français, n’est que ténéroche, use et fantastique. Si, à l'exemple de Longin, qui avait loin de aussi disciple d’Ammonius Saccas, Plotin eût enquelque cmélé d'études littéraires ses méditations philosophinnes des, il se serait préservé de beaucoup d'écarts; mais iéurgie ra su donner à son imagination ardente et sombre ement kSuutre aliment qu'une métaphysique improductive. ers , il Somme il ne songe ni à se rendre compte de la valeur rme, CES termes qu'il emploie, ni à s’assurer de la réalité des atière, (ets et des idées qu’ilsexpriment , il suppose entre ces abstanc« Bots des rapports à peu près pareils à ceux que les ropas duBanciers établissent entre des personnages imaginaires. soi-méd ne pose nettement , dans aucun de ses livres, les quesforme sons dont la solution l’occupeet letourmente à son insu ; a un pr exemple, celle de savoir si toutes nos connaissances e dans kscquièrent par l'intelligence pure, ou si elles sont touspirituels les fruits de l'expérience, ou si, enfin, elles doivent re divisées en deux classes, selon qu’elles dérivent e l'une ou de l’autre de ces sources. Plotin, cependant, eu de la vogue en son siècle, de l'influence dans les
des déité plétement s entre le
âges suivants sur. certaines écoles de philosophie: a été loué par des écrivains très-estimables, tek. saint Augustin, Macrobe, Marsile Ficin, Juste-Li Gérard Jean Vossius et de plus modernes. Par son: curité profonde, il a longtemps échappé aux comm taires; car, ainsi que l’a remarqué Bayle, c’est à
qu’on a donné le nom de commentaires aux somna ou analyses qui accompagnent la version latine de sile Ficin. Cette version , qui n’est pas très-facile à « prendre, a été publiée en 1492, quatre-vingt-huit avant le texte grec.
Porphyre avait d’abord porté le nom de Malchus, signifiait roi dans la langue syriaque. C’est par « observation qu'Eunape commence une notice succi de la vie de ce philosophe ; il dit ensuite que Lom
l'ayant pour élève, changea ce nom en Porphyre, @
valent de purpuratus , revêtu de la pourpre. Porph a traduit lui-même son nom de Malk ou Malchus} Baoueic. Il était né en 233, à Tyr selon Eunape, L gin et Jamblique; saint Jérôme cependant le ded Batanéote, c’est-à-dire apparemment natif de Batai bourg de Syrie, peuplé d’une colonie tyrienne. On donne pour maîtres Longin et Plotin, le grammair Apollonius et Origène; pour disciples, Jamblique des personnages moins renommés; ces détails au ré
ne sont pas très-bien éclaircis. 11 vint à Rome 1
l'an 253, à l’âge de vingt ans, retourna en Asie! en Egypte, revint à Rome en 263, y suivit les les
de Plotin, et tomba, d’un enthousiasme exalté, di une mélancolie profonde; effet naturel de la phil phie transcendante, à ce que dit Brucker. Si ous! croyons Eunape, Porphyre avait renoncé à ses ami
is en haine rer le langa:
résolut de icile. Là, so ourriture CO ne vivait pli i s’intéress:
t chercher, :
ême où Por entes parol er, et le déte ette relation iyre lui-mêr ome que pat ouver, près appelait Pro purs OÙ par & éconcilia Po isciple repre cueillir ou iquer la doc bscure. Eun tre Plotin e vait rester 14 étant attach isie de mon rès de Plotir Sicile, soit pu délire qu’ la magie p
Bêtre initié à
es génies, pa
TC
sophie ; s, tel iste-Li ar son X comn} c'est à sommi ne de 4 cile à « gt-huit
alchus, st par « ce sucu que Lons phyre, to e. Porpi Malchus unape, L nt le déd de Batan enne, On
grammain Jamblique tails au ré
\ Rome 1
\ en Asie vit les les exalté, di e la phil
, Si ous
à ses ami
QUATRIÈME LECON. 129 s en haine son propre corps : il ne pouvait plus torer le langage humain , ni supporter la vie mortelle. résolut de quitter Rome, et se rendit à Lilybée en cile. Là, solitaire, inaccessible, et se refusant toute ourriture comme tout commerce avec les hommes, ne vivait plus que pour soupirer et s’éteindre. Plotin, i s'intéressait toujours à lui, suivit ses traces ou le chercher, et, survenant , dit Eunape, au moment ême où Porphyre allait défaillir, il lui adressa d’éloentes paroles qui retinrent son âme prête à s’échap-* er, et le déterminèrent à ranimer son corps exténué. tte relation s'accorde assez peu avec celle que Porire lui-même a laissée; car on y lit qu'il ne quitta ome que par le conseil de Plotin, et dans l'espoir de ouver, près de Lilybée, un fort aimable homme qui appelait Probus. Quoi qu'il en soit, Plotin, par ses disours ou par ses lettres, ou de quelque autre manière, Éconcilia Porphyre avec la vie. De retour à Rome, le isciple reprend ses études philosophiques, se remet à cueillir ou à rédiger les livres de son maître, à exiquer la doctrine plotinienne à ceux qui la trouvaient
bscure. Eunape l'appelle un mercure intermédiaire
tre Plotin et les mortels. Cependant , comme si rien ne vait rester ici sans embarras, Porphyre nous dit que, étant attaché à Probus en Sicile, et ayant perdu la fanisie de mourir, il fut privé du bonheur de vivre aurès de Plotin jusqu’à la mort de ce philosophe. Soit
Sicile, soit à Rome, il n’était pas tellement guéri de pu délire qu'il ne continuât de se livrer aux réveries
la magie platonique ou pythagorique : il se félicitait
Bêtre initié à une si belle science, qui, par le moyen
es génies, procurait aux humains tout ce qu'ils pou- AY, 9
vaient désirer d’utile et d’agréable, Il bénissait la théy
gie, qui lui avait gagné l’amitié de ces dieux interni} diaires, et il trouvait dans leur commerce d’inexpi mables délices au milieu des chagrins et des orag de la vie. Déjà il avait entendu un oracle, et chasséy mauvais démon; il finit par voir Dieu en persom C’est lui qui l’affirme : « Dieu m’apparut, dit-il; j'ai «assez heureux pour m’approcher une fois en ma viel
«l’Être divin et pour m’unir à lui, et j'avais soixanti
« huit ans quand cela m’arriva. » Porphyre s'était mari dans un âge assez avancé , à une veuve nommée Ma cella, qui avait cinq enfants; et à laquelle il a dédié livre. Pour lui, il n’a pas laissé d'autre postérité qu ses livres et son école. Bien qu'Eunape écrive. qu’il at teignit l'extrême vieillesse, on a lieu de penser qu termina sa carrière en 303, 304 ou 305, âgé à soixante-dix aus ou tout au plus de soixante-douze. Ci a souvent agité la question de savoir s’il avait été chre tien. Les livres composés par lui contre le christianisme sont depuis longtemps perdus; et quarante autres dk ses ouvrages ont eu le même sort. Les plus regretu: bles sont, à ce qu'il semble, ceux qui avaient pow sujets l’histoire de la philosophie, l’histoire de la phi lologie ou littérature, les récits de Thucydide, les ca tégories d'Aristote, l'accord des doctriues. d’Aristot et de Platon. Quatre autres de ses productions n'ont point encore été publiées, mais se conservent manus crites : ce sont un Manuel grammatical, des Scolies sur Homère ,des Observations sur Platon, et un Traite des
Vertus. Cet écrivain ne nous est immédiatement connu
que par quinze ouvrages qu'on a mis au jour sous son nom, et qui n’ont jamais été réunis en un seul corps
estrois prem ythagore, u ence de la c bande par de nées , et par t rofonde des :
eligieuses de résente qui ots, genre, olastique di hilosophie p uction aux araît que tro on à pour T. de Gérand iens ne r'app ux tradition:
aient point e Jans l’exame
n effet, décle outes les opé luits arbitrai magination 4 ait occupé d ronomie ;°m4 ''est pas le
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| jette quel sur divers