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éléments de nos connaissances : des trois facultés dont il compose l'organe cognitif, c'est la sensibilité qu'l met en jeu avant l’entendement et la raison; et lors. que ensuite il bâtit de tant de pièces l'édifice de nos pensées, il commence par les intuitions empiriques c’est-à-dire par les sensations : c'est le premier terme de sa longue nomenclature. Qu'il existe en chaque per. sonne humaine des rapports intimes entre le Système organique et le système intellectuel , l’histoire de toutes les périodes , de toutes les phases de notre vie, l’atteste: l'analyse de tous les langages le confirme; les théorie, d’ailleurs si diverses, de toutes les sectes philosophi. ques le supposent. Leibnitz lui-même est obligé d'ima. giner l’harmonie préétablie, pour trouver dans ces deur systèmes deux horloges montées en même temps afn d'aller toujours d'accord. Ce sont des cartésiens qui dans les deux derniers siècles, ont tenté, avant les dis. ciples de Locke, d’expliquer organiquement et mécani. quement la pensée. Descartes a logé l’âme dans la glande pinéale, dont la superficie se couvre, selon lui, d'image tracées par les esprits animaux, flammes vives et purs que produisent les parties du sang qui pénètrent ju . qu’au cerveau. Malebranche met en œuvre ces même esprits animaux pour ébranler les extrémités intérieure des nerfs , plongées dans la substance cérébrale : la mé moire, l'habitude, d’autres actes ou états de l'intell. gence et de la volonté, lui paraissent résulter des mor. vements et de l’urion des fibres. Depuis soixante-di ans, Le Cat, Charles Bonnet, divers métaphysicien de l’une et de l’autre école ont proposé des explit tions pareilles, qui, je l’avouerai, sont loin d’être satir faisantes. Il y a là une liaison encore inconnue entr
k plus h croiser lé même, d h troisiè mème dar ration, p de lunive ue; enfin lonner à 1 leur, Voi lus, les g nt acqui its vous d ruits de cd
deux avéré, existe mortel toutes actives tions à Ce fait.
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ETC
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TRRIZIÈME LEÇON. 399
deux ordres de faits positifs; et de ces faits le mieux avéré, c’est que l’âme unie à un corps, et telle qu’elle œiste dans le moi humain durant la vie terrestre et mortelle, reçoit des sens les premiers matériaux de boutes ses conceptions, et qu’elle emploie ses facultés actives à nommer, comparer, classer, combiner les notions acquises au moyen des organes de sa sensibilité. Ce fait, Messieurs, est d’une très-grande importance : ar, selon que nous l’aurons ou reconnu ou renié, notre philosophie et toutes nos études physiques et morales, littéraires et même historiques, deviendront ou expérimentales ou contemplatives, c’est-à-dire ou raisonnbles ou imaginaires. Si, antérieurement à toute impression sensible, il existe au fond de notre entendement, dans ses régions les plus élevées ou les plus profondes , des idées essentielles , des idées archétypes, des idées innées , des formes pures , un instinct des principes, la méthode à suivre pour acquérir à fort peu de frais h plus haute instruction sera de fermer les yeux, de croiser les bras, de replier son intelligence sur ellemême, d’exalter son âme, d'élever l'organe cognitif à h troisième puissance; puis d'attendre en silence, et même dans l’inaction de toutes les facultés, l’inspiation, premier moment de la pensée, l'intuition pure de l'univers intelligible, la révélation de l’unité absohe; enfin de se confier à l’instinct rationnel , de s’abandonner à l'enthousiasme, source des lumières et du bonleur, Voilà en effet comment Parménide, Plotin, Prolus, les gnostiques et les théosophes de tous les siècles nt acquis leur savoir transcendantal. Mais assez de üits vous ont montré, Messieurs , quels sont les étranges ruits de cette méthode, quelle influence elle exerce sur
les études et sur l’état social. Que si au contraire now
ne pouvons rien apprendre qu’à mesure que le monde e: visible et réel frappe nos sens et provoque l'exercice de ie nos facultés intellectuelles, nous aurons besoin d’une Messi méthode plus timide et plus laborieuse, de celle qui ie
consiste à observer et recueillir les faits, à interroger Fa la nature, à décomposer les choses, les idées et le lan. en gage; en un mot, à nous élever par degrés du conm ne à l'inconnu, des notions particulières à des résultats . +
généraux. Voilà comment ont procédé , après Aristote Quo lesphilosophes de l’école expérimentale ; et c’est de cette
philosophie qu'on a dit que, pendant que la platoniqu or entraînait les esprits aux illusions du mysticisme, ele alien nous conduisait , à l’aide des sens et d’une raison calme es à tout ce que nous savons de réel touchant la nalure a à physique et morale, J'ai déjà cité ces paroles de M. Cu le ei vier. | | | , rents, tr
Telle est donc, Messieurs, cette philosophie d'Ars gués. Si tote, de Bacon , de Gassendi , de Locke, de Condilx, bite és à laquelle sont prodigués, depuis quelques annéx, ans tous les genres d’anathèmes et d’outrages, sans le mon. ” nn
dre mélange de véritable discussion, sans aucun eu men, et, s’il faut le dire, presque sans aucune étuk ni de sa théorie ni de son histoire. A ce sobriquetà sensualisme, forgé pour la dénigrer, on ajoute l'épi thète de grossier, pour que rien n’y manque. Sensw lisme grossier, extravagances du sensualisme, phil phie subalterne, sœur de la littérature subalterne menue de ce dix-huitième siècle qui fut l’âge d'ord la médiocrité, ce sont là des formules tellement cu venues et usitées, qu’elles se reproduisent à chaqu instant, non-seulement à travers les livres, mais da
commun le profes de ce py cherait n lya de estun de et le secd rimentale est né au nhilisme lont Je v( AY,
ETC
ntraire nous bf: ] : sr q: got se les préfaces, les avis d'éditeurs, les prospectus, les
e le mo . ne S , Les ; si annonces et catalogues de librairie, et jusque sur le
exercice de , ès sh couvertures des productions nouvelles. Je ne vois là SA ee Messieurs, pour ceux à qui cette philosophie araît à ‘ e qui vraie, utile et sage, qu’une raison de plus de # ro
interroger à à
Fan è fesser hautement, de raconter ses honorables € lan- | fn: . ’ es éminents services qu'elle a r é Île a rendus au rés du connu sciences et aux arts, à la liberté de lesinen; ob des résultats Des dé ES rté publique, à tout ce ne qui mérite le nom de civilisation près Aristote nn ; rue a de sa Quoi qu'il en soit, après avoir réduit toutes les éco | (J , À . " la platoniqu ls philosophiques aux deux que l'on appelait, vous ] e , : ,
. j js venez de voir avec quelle justesse et quelle convenan ysticisme, ële DD ijéalisme et sensuali ’ Cu de e raison calme isme, on sest avisé d'y joindre, j hu LA
1 M par forme de supplément, le scepticisme, Ge troisième
hant la nature éci sr à n terme est-il plus précis que les deux premiers? Je ne le pense pes: il s'applique à des systèmes très-différent, très-opposés même , que nous avons déjà distingués. S'il s’agit du scepticisme absolu, de celui qui nie toute certitude, qui nous refuse tout moyen de discerner en quoi que ce soit la vérité, qui étend le doute sur toutes les notions possibles, il n’a jamais été fort commun; je ne connais aujourd’hui aucune secte qui [le professe, peut-être n’a-t-il jamais été sincère. Hors de ce pyrrhonisme universel, qui en effet ne se rats: cherait ni à l’une ni à l’autre des deux grandes école il ya deux scepticismes spéciaux , dont le plus ns etun des produits de la métaphysique contemplative e le second une des formes que ia philosophie ex & rinentale a pu prendre quelquefois. Le premier au st né au sein de l’école d’Élée et qu’on à jadis eux Der west que cet idéalisme proprement dit Ai entretenais il y a peu d’instants, et qui
losophie d'An , de Condillt, telques annés, es, sans le moi.
sans aucun en is aucune étuk ce sobriquet à on ajoute l'épi anque. Sens:
alisme, philott re subalterne t fut l’âge d'ord s tellement ct uisent à chaqu livres, mais di
consiste à nier l'existence réelle des corps ou même leur ticism possibilité. L'autre n’est qu’un examen très-rigoureux, d'Épic ou, si l’on veut, trop exigeant de plusieurs opinions derép établies en philosophie générale, en morale, en poli. raison tique, surtout en histoire. C’est une disposition de l'es. quelle priè plutôt qu’un corps de doctrine; c’est la critique trovers appliquée, soit avec sagesse, soit avec témérité, à li C'es discussion particulière de certains faits, de certaines tère va traditions ou maximes. près a
Cependant , au lieu de deux écoles , au lieu de trois, écoles : on en a aussi compté cinq, et l’on a présente cette au. D à fini p: tre énumération comme fondée à la fois sur les fait le scept et sur la nature même des choses. C’est ici la classif. que ce
cation dont je vous ai parlé à propos des éclectique D ni angn ou néo-platoniciens, qui, nous a-t-on dit, rapprochaient des obse et conciliaient si habilement, si heureusement, les cing BF sensuali sectes dont il s’agit. On a donc supposé que de l'écok M cherche: de Socrate étaient sorties celles de Platon, d’Aristote, BF tenir à des stoiciens, des épicuriens et des pyrrhoniens. On à RS qu'une c déclaré qu'il ne pouvait y en avoir ni plus ni moinsdàS l'histoire cinq, attendu qu'il fallait ou s'élever jusqu’à lunité su. BF transcen prême, ou réunir en un seul corps de science le sy: la conte tème intellectuel et le système de la nature externe RS sentielles ou se renfermer dans sa conscience personnelle B Malebra méprisant toute autre existence, ou n’accorder sil l'harmor de réalité soit d'importance qu’aux objets physique l'instinct ou eufin n’apercevoir nulle part que des illusions 4l lui-mê
des apparences. Vous savez quelles objections l’histok tendeme et l'analyse nous ont fournies contre ce recensement. Eltisme er effet, comment définir, comment concevoir la doctrinles traces centrale et primitive de cette école socratique, de laque pays enc seraient provenus également le dogimatisme et le scepfltt des vi
ETC
u même leur s-rigoureux, urs opinions ale, en poli.
sition de l’esst la critique émérité, à la de certaines
lieu de trois, ente cette au s sur les faits ici la classif.
des éclectiques ra pprochaent ment, les cinq que de l'école on, d’Aristote, rhoniens. On:
lus ni moins de squ'à l'unité su » science le sys ature exterie, personnelle en n’accorder soil
jets physique des illusions t ections l’histoi recensement.
evoir la doctrin tique, de laquel atisme et le set}
koi
txisme, la métaphysique de Platon et le matérialisme
d'Épicure? Pourquoi n’y aurait-il que ces cinq manières
derépondre à laquestion « Qu'est-ce qui existe? » etquelle raison a-t-on de la considérer comme la seule par laquelle pût s'ouvrir le cours des recherches et des con: troverses ?
C'est apparemment parce qu’on a reconnu le caractère vague et hypothétique de cette classification, qu’après avoir successivement fixé le nombre des grandes écoles à deux, à trois, à cinq, ni plus ni moins, on a fini par en établir quatre, l’idéalisme, le sensualisme, le scepticisme, et le mysticisme, en affirmant encore que ce nombre était nécessaire, qu’il ne pouvait être ni augmenté ni diminué. Je viens de vous soumettre des observations sur les trois premiers termes, idéalisme, sensualisme, scepticisme; nous n'avons plus qu’à rechercher en quoi le mysticisme peut consister. À s'en tenir à l’origine et à la valeur du mot, ce ne serait qu'une doctrine cachée, tacite, secrète, intérieure; dans l'histoire positive des philosophies, c’est le platonisme transcendant, ou arrivé aux degrés les plus aériens de la contemplation. Ce qu'enseigne Platon des idées essentielles ou archétypes, Descartes des idées innées Malebranche de l'étendue intelligible, Leibnitz de l'harmonie préétablie et des monades, les Écossais de l'instinct des principes et des faits de conscience, Kant lui-même des formes pures de la sensibilité, de l’entendement et de la raison, peut bien n'être pas mysticisme encore; mais un seul pas de plus entraîne sur les traces de Plotin , de Proclus, de Jamblique, dans le
pays enchanté des intuitions, des inspirationssoudaines, et des visions extatiques, dans la carrière aventureuse
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&o4 SYSTÈMES PHILOSOUPHIQUES, ETC.
qu'ont parcourue, en tant de sens divers, les syncre. tistes , les gnostiques et les théosophes. Aux confins de ce pays habitent la théurgie, la magie, l'astrologie, l’alchimie , toutes les sciences occultes; et les pas sont si glissants sur ces frontières, qu’elles ont été franchies par le plus grand nombre de ceux qui s'en sont approchés. Le mysticisme est, de l’aveu de Proclus, in état de l'esprit du genre que les Grecs appelaient 2. via : c’est, persuasion immédiate, enthousiasine spon. tané, qui n’est point excité par l’éclat des lumières, puisque, au contraire, c’est de lui qu’elles doivent jaillir. Tranchons le mot, Messieurs, c'est pur délire quand ce n’est pas imposture. Le nom de philo:clie est-il donc assez dégradé pour être devenu applicible à de si futiles rêveries ? Et n'est-ce pas manquer d’égards pour le platonisme lui-même que d’ériger ses petite maisons en école spéciale de la science à côté de lu
Je crois donc que, s’il fallait un classement génénl des systèmes philosophiques, la division en deux école, l’une contemplative, l’autre expérimeriale, serait er core préférable, sauf à distinguer plus ou moins de sectes en chacune d’elles. Mais le meilleur parti pat être est de les énumérer, comme le fait l’histoire, « les laissant dans l’ordre que la chronologie leur assigne Eu effet, nous en avons remarqué plusieurs : par exen ple, la stoïcienne chez les anciens; l’écossaise, l’anglaik même, et quelquefois la kantienne, chez les modernes qui, plus ou moins affectées d’éclectisme, semblent i la fois appartenir, échapper, à l’une et à l’autre du deux écoles principales. Quant à cet éclectisme lur même, peut-il jamais être une secte particulière, s, comme son nom le promet, il se réserve un choix
bre ner ( nabl resse mer | a pr platoi dans | sans F sulten 'est a ou sca égaux , gal, ou de tria
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4o5 bre entre toutes les doctrines, la faculté de les combiner en autant de manières diverses qu’il jugera convenable? En de pareils sujets, les classifications doivent ressembler à celles des naturalistes, ne faire que résumer les faits. Prétendre qu'elles sont données, établies a priori par la nature des choses, est une illusion platonique, qui a jeté beaucoup de préjugés et d'erreurs dans les sciences. Il n’y a d'énumérations définitives, sans possibilité de plus ni de moins, que celles qui résultent de la signification des mots qui les énoncent. C'est ainsi que tout triangle est équilatéral, ou isocèle, ou scalène ; car il faut bien ou que ces trois côtés soient égaux, ou que, deux étant égaux, le troisième soit inégl, ou enfin qu'ils soient inégaux tous trois : l’idée de triangle renferme essentiellement ces trois cas, et
D n'enadmet pointun quatrième. Mais, quand on affirme qu'il y a précisément cinq éléments de l’humanité, sa-"
voir : l'industrie, les lois, les arts, la religion et la phi-
Llosophie ; trois éléments de la conscience, qui sont : le
sentiment intérieur de l'infini d’abord, puis du fini, et du rapport entre l’un et l’autre; quand on prononce qu'il est impossible d’ajouter, de retrancher, de transposer un seul terme dans ces énumérations, je pense qu'on va fort au delà des faits et des notions que peuvent retracer les termes qui les composent ou les reinplissent. Quel sens attache-t-on aux expressions d’éléments de l'humanité, et d'éléments de la conscience? Pourquoi les arts ne sont-ils pas compris dans l’indusrie? Auquel de ces deux éléments, puisque éléments ÿ a, appartiennent les langues, dont l'humanité a bejoin pour recevoir des lois, une religion, une philosophie? Ces langues ne pourraient-elles pas, si on le
ee PR SRE ge ne ge NÉ ea Fe Ad PPS + .
06 SsySTÈMES PHILOSOPAIQUES, ETC.
voulait bien, compter pour un élément à part, distinct des cinq autres qu’elles ont dû souvent précéder? D'un autre côté, si nous avons eu le sentiment intérieur de l'infini avant celui du fini, comment se fait-il que le langage suppose tout le contraire, en affectant d’un ça. ractère négatif ou privatif, d’un signe de dérivation, la première et non la seconde de ces idées? Qu'entend. on par le rapport qui existe entre elles? Si la conscience n’a que ces trois éléments, pourquoi le troisième estil si vague? Que veut-on dire en déclarant qu’ils sont ls trois lois de la raison? A ces questions et à bien d'au. tres, on répondrait que ce sont là des faits contre les quels il n’y a pas lieu d’argumenter, pas plus que con. tre ceux que les naturalistes et les historiens établi. sent. J'y vois pourtant cette différence que les hist. riens prouvent leurs assertions par des témoignages, et que les physiciens fondent les leurs sur des expérier. ces, tandis qu’apparemment les faits de conscience, ls faits psychologiques n’ont besoin que d’être allégus. Quelle étrange science que celle qui repose sur de te. les bases, et qui se développe par de pareils procédé! S'il ne s’agit que de combiner ainsi quelques terms plus ou moins abstraits, de proclamer les résultats de ces combinaisons arbitraires comme des faits révéls par le sentiment intérieur, et de prétendre que ce sat là des vues générales, des théories absolues, des clas sifications essentielles, il n’est personne qui ne puise tirer du vocabulaire de la métaphysique autant des; tèmes qu’il voudra, à peu près comme les ternes, la quaternes et les quines sortent de la roue des loteria Voilà, Messieurs, tout le secret des nomenclatures t des énumérations de Kant, à commencer par sa distin
tion € deme:
nous près c laquel supéri trois s ne son Telles ponder ceptior par les ments, minolo empiriq et qu'ell uëité, s
pendants comme o
ETC
part , distinct écéder ? D'un t intérieur de fait-il que le ctant d’un ca.
le dérivation, 8? Qu'’entend.
à la conscience troisième est:l t qu’ils sont les et à bien d'aufaits contre les.
s plus que con.
toriens établis:
que les hisu- »s témoignages, ur des expériene conscience, ls d’être alléguës.
epose sur de tel.
pareils procédés!
quelques terme r les résultats de des faits révéla ndre que ce soil solues, des clar ne qui ne puis ue autant des; e les ternes, le oue des loteria omenclatures € er par Sa distin
TREIZIÈME LEÇON. 4o7 ion des trois facultés intellectuelles, sensibilité, entendement et raison. Avant lui et à différentes époques, nous avons vu d’autres métaphysiciens séparer à peu près de même de l’âme sensitive l’âme rationnelle, dans laquelle ils disceruaient aussi l’entendement inférieur et supérieur. Seulement ils semblaient quelquefois en faire trois substances distinctes, au lieu que chez Kant ce ne sont que trois facultés d’un même organe cognitif. Telles qu'il les conçoit ou les représente, elles correspondent, ou peu s'en faut, aux trois genres de con- «æptions ou opérations que les dialecticiens désignent par les noms d'idées, de jugements et de raisonnements, quoique, pour son compte, il se serve d’une terminologie keaucoup plus compliquée. Les intuitions empiriques que la sensibilité acquiert par sa réceptivité a qu'elle transforme en intuitions pures par sa spontanëité, sont les idées dont il est question dans la première partie des logiques vulgaires. Ce qu’on y appelle jugement, Kant en fait des notions que l’entendenent a élaborées ou purifiées; et il emploie la raison à recueillir ces notions, pour en composer des raisonwements dont les résultats reçoivent de lui le nom d’ides pures. Plusieurs dialectiques ont une quatrième. partie sous le titre de méthodes. Kant a de son côté une théorie transcendantale des méthodes, destinées, sinon à enchaîner, du moins à caractériser bien ou mal os diverses connaissances. La partie platonique de son système consiste dans ce qu’il nomme les formes de chacune de ses trois facultés; formes qui sont des espèes de moules, ou de types essentiels, primitifs, indépendants des sensations. Tels sont les matériaux ou, comme on dit, les éléments de son travail : il les à ras-
Mot
semblés, combinés, symétrisés et déguisés sous une nomenclature nouvelle, dont l'obscurité même n’a pas peu contribué à recommander sa théorie comme tont a fait originale : elle l’est réellement, envisagée dans son ensemble, et elle ne laisse entrevoir que le moins possible ce qu’elle a d’emprunté. S'il y a là peu de créa. tions proprement dites, on y doit reconnaître un très. laborieux et très-savant artifice; mais en y peut re. marquer aussi les effets immanquables de toutes les classifications métaphysiques a priori ; c’est de retarder les progrès de la science, de la replonger dans les hypothèses et dans les ténèbres, au lieu d’y remplir des lacunes, ou d’y rectifier des inexactitudes et des er. reurs.
Descartes avait beaucoup plus avancé l’analyse des facultés intellectuelles, et Locke celle des idées. Kant, au lieu de continuer et d'achever ce travail dificile, au lieu de s'appliquer à reconnaître le sens précis des anciens mots, étale un vain appareil de nouvelles formules. Il a résolu de n’admettre que trois facultés, ni plus ni moins : seulement il veut bien attacher à k première, à la sensibilité, l'imagination reproductive, dans laquelle apparemment il comprend la mémoire Il dédaigne de rechercher les causes, les effets , les «ractères de l’attention et de la réflexion; il sent fort peu l'importance de l'institution des signes. Les dix: sept catégories qu’il répartit entre ses trois facultés n'offriraient qu'un tableau confus et incomplet des no tions qui doivent se coordonner dans notre intel gence. En adoptant à l’égard du jugement et du rai sonnement les traditions scolastiques, déjà si défectueuses, il les présente sous des aspects un peu plus fan
et da aussi tif et qu'il vulga pas b assez autre pensé:
rappoi l'autre seul, il derela du mê tous le:
raison | Tout puis K:
que pl professé importé enseign
crel; q
nité, co à la var tuel qui semble particul leur co leur ob; lacher € soient
ETC
és sous une ème n’a pas comme tout visagée dans que le moins peu de créa.
aître un très.
à y peut rede toutes les st de retarder dans les hy.
y remplir des es et des er-
l'analyse des s idées. Kant, avail difficile, ens précis des nouvelles foris facultés, ni attacher à la reproductive, d la mémoire.
; effets , les ca n; il sent fo
ignes. Les dixs trois facultés omplet des no
notre intellr sent et du rai éjà si défectuetr à peu plus faux
et dans un langage beaucoup plus obscur. Il emprunte aussi à l’école du moyen äâge la distinction du subjectif et de l’objectif, et l’usage qu’il en fait ajoute, à ce qu'il me semble, une très-grave erreur à la théorie vulgaire de la certitude. Il suppose que ce qui n'est pas bien connu objectivement peut quelquefois l'être assez subjectivement; comme si la connaissance était autre chose qu’un rapport entre l’être pensant et l’être pensé; et comme s’il ne fallait pas, pour concevoir ce rapport, en tenir les deux termes rapprochés l’un de l'autre. Du moment où l’on n’en considère plus qu’un seul, il n’y a lieu de reconnaître entre eux aucune sorte derelation, ni réelle, ni même chimérique. Des objections du même genre, ou plus sérieuses, s’élèveraient contre tous les articles du criticisme ou de la critique de la raison pure, à cominencer par ce titre même.
Toutes les doctrines vagues se sont propagées depuis Kant, tant celles qu’il a inventées ou reproduites que plusieurs autres qu’il n’avait point expressément professées. De l'Allemagne et de l'Écosse, elles ont été importées même en France. Depuis ce temps, on nous enseigne que l’abstrait précède, éclaire et domine le concret; que l’abstraction est le retour de la variété à l’unité, comme l'expansion est le mouvement de lunité à la variété, Je ne sais pas bien quel est l’acte intellectuel qui peut se nommer expansion ; mais l’abstraction semble supposer que nos idées sont originairement particulières, ou même individuelles, embrassant dans leur compréhension tous les modes ou attributs de leur objet; car la fonction de l’abstraction est de délacher et d’écarter ces modes jusqu’à ce que les idées soient réduites à ce qu’elles peuvent avoir de plus gé-
néral, Autrefois, Messieurs, ces mêmes idées passaient pour être les images des choses; c'était le sens de ce mot idée, c'était sa valeur primitive : aujourd’hui sont les choses qu’on déclare être le reflet des idées: le vrai est distinct du réel et s'élève fort au-dessus: en sorte que, pour connaître ce qui est ou ce qui à été, le meilleur moyen, ou, comme on dit, le seul lé. gitime, est de commencer par savoir ce qui a dû être, On nous assure que la raison débute ainsi par une synthèse forte. De soi, la synthèse n’est que l’ordre dans lequel il est quelquefois utile ou commode de disposer:nos connaissances, quand elles sont acquises, Les philosophes du siècle dernier recommandaient dene l’employer que de cette manière : maintenant on veut qu’elle soit la première méthode à suivre pour découvrir ce qu’on ne sait pas encore.
J'ignore si la synthèse forte’ est la même chose que l'inspiration ; mais on assure aussi que la raison débute par l'intuition ou l'inspiration, fille de l’âme et du ciel; qu’il y a deux moments de la pensée , celui de la spontanéité et celui de la réflexion, qui est, ajoute-t-on, un - élément d'erreur et de différence, c’est-à-dire de diversité d'opinion ; d’où il suit que notre intelligence passe par deux états, l'enveloppement et le dévelop. pement. Je ne ferai sur ces propositions qu’une seule remarque : c'est que les mots d’'intuition et de spontanéité y sont employés en des sens très-différents de ceux qu'y attachait le docteur Kant. Il en faut convenir, la métaphysique transcendantale est trop nouvelle encore pour avoir un vocabulaire bien établi : un jour, sans doute, sa langue sera mieux fixée, Kant nous fait, il est vrai, débuter par l'intuition, mais par l'intuition
em) pur la s non la r pres cult de p fusic den lorsc la fo torit les t comr
ETC
es passaient > sens de ce jourd’hui ce t des idées; : au-dessus; Ju ce qui a t, le seul le.
ii a dû être, usi par une que l'ordre commode de ont acquises, adaient dene nant on veut pour: décou-
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trop nouvelle abli : un jour, ant nous fait, par l'intuition
TREIZIÈME LEÇON. 4 empirique, qui n'est qu’une sensation , et qui ne devient pure que par la force de notre spontanéité. Chez lui, la spontanéité est un terme opposé à la réceptivité, et non pas à la réflexion. Bien au contraire, tandis que la réceptivité n’est qu’une aptitude à recevoir des impressions ou représentations , la spontanéité est une faculté active, une véritable puissance, qu’il serait permis de prendre pour la réflexion elleemême. Dans cette confusion des langues, nous sommes, je crois, excusables de ne rien comprendre de ee qu’on veut nous dire; et, lorsqu'on déclare de plus que l'inspiration commence la foi, que la foi précède la science et possède une autorité à laquelle il faut se soumettre avant d'employer les méthodes, nous avons peine encore à concevoir comment ces maximes peuvent s'appliquer à des études purement philosophiques et profanes. Nous prescrire de les commencer par une synthèse forte et par de fortes croyances, ce n’est pas seulement les dénaturer; c'est réellement nous les interdire.
La foi est une vertu religieuse, dont l'exercice et l'empire embrassent tous les dogines révélés , toutes les matières théologiques. Les deux hommages qui lui sont dus consistent, l’un à reconnaître le caractère divin qui l'élève au-dessus de la critique humaine et des méthodes scientifiques ; l’autre, à ne la jamais transporter hors du domaine sacré qui lui appertient en propre, à ne permettre à aucune prétendue ixer':ation per-
sonnelle, à aucun enthousiasme de secte, à aucune au-
torité doctorale d’usurper ses droits et de compromettre son nom. Quand il ne s’agit que de philosophie, Descartes, quoique bien aussi religieux que les métaphysiciens plus modernes, ne prescrit point la foi,
mais tout au contraire le doute, l’examen, la division des questions; l’analyse ou décomposition des idées; les énumérations exactes et complètes ; les procédés qui conduisent du connu à l'inconnu, du simple au com. posé, du particulier au général; c’est, vous le savez, le résumé des quatre règles de la méthode. Et à quelle étude applique-t-il d’abord ces préceptes ? Précisément à celle dont je viens de vous entretenir, à l'étude de nos facultés intellectuelles.
Il est vrai que plusieurs philosophes ont mêlé à cette étude des recherches qui devaient lui demeurer étrangères. Dans l’exposé que vous avez entendu, Messieurs, de leurs travaux et de leurs controverses, il a été trop souvent question de l’origine et des principes de toutes choses, du commencement et de la fin du monde, des dif. férentes classes de substances matérielles et spirituelles, Trois vérités seulement sont sorties de ces longues et violentes discussions, l'unité de Dieu, la‘vie future et l’immatérialité de l’âme. Vous avez vu des sages de tous les siècles s'élever à la connaissance des deux premières par les seules lumières de la raison; et Des. cartes, éclairé par ce même flambeau, a proclamé k troisième avec plus de précision et d’éclat qu'on nel’avait fait avant lui. A l’exception de ces trois vérités, qui encore, selon Pascal, deviennent plus claires au moyen des livres saints et des preuves de la religion, toutes les autres questions de cet ordre sont restées inaccessibles à notre faible intelligence. Vous avez pu vous en convaincre par l'impuissance de tant d'efforts tentés pour les résoudre. Il n’appartenait qu'à une révéla tion positive et authentique de nous offrir les, solutions que nous avions besoin de connaître et de sup
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pléer, par les croyances qu'elle commande, à la science que nous sommes incapables d'acquérir. Mais, à l'égard de l’origine de nos idées, du développement et de la plus heureuse direction de nos facultés intellectuelles , il n’y a rien à croire, tout est à étudier ; et les inspirations qui prétendraient devancer l’examen ne seraient que des prestiges.
La conclusion de tous les faits que nous avons recueillis et de toutes les observations que nous y avons jointes est que, des deux philosophies entre lesquelles nous avons vu se distribuer presque tous les systèmes, l'une est le tableau d’un monde idéal ou imaginaire, et l'autre l’image ou du moins l’esquisse des réalités. Les contemplations de la première ont produit les illusions et amené les ténèbres où s’est égaré le genre humain; nous devons aux tentatives expérimentales de la seconde tous les progrès des sciences physiques et morales. Nous n’avons donc plus à rechercher laquelle des deux convient aux études historiques et doit leur fournir des véritables méthodes. S'il était vrai que la métaphysique contemplative pût s’appliquer utilement à ceräains.travaux de l'esprit, ce que je ne crois pas, toujours serait-elle inconciliable avec tout ce qui est histoire, soit de la nature soit de la société. Car il n’y a d'historique que ce qui est positif et reconnu pour réel ;
il s'agit là de faits purement extérieurs à recueillir et à vérifier.
C'est ce qu'ont avoué quelquefois les platoniciens eux-mêmes. L'histoire, disaient-ils, est essentiellement spéciale ou particulière : elle a pour matière des évéuements singuliers; ses couleurs doivent être individuelles, locales et propres à ses divers objets. En vou-
lant prendre un caractère général, elle ne devient que vague : peindre ce qui a été vu, décrire l'extérieur de la vie, voilà son unique fonction. Il n’est guère possi. ble de déclarer plus expressément que l’histoire est destinée à retracer des faits externes, dont la connaissance s’acquiert par les sens et se transmet par des témoignages; que par conséquent sa méthode est expérimentale, D'après de pareils aveux, nous aurions tout lieu de croire que la science des faits passés n’a plus rien à démêler avec le platonisme : il l’a lui-même émancipée ou aliénée; et, content de régir l'étude des choses gé. nérales, essentielles, nécessaires, qui composent le monde invisible et intérieur, il semblait dédaigner d'étendre son empire sur des recherches particulières et pour ainsi dire matérielles. Cependant, Messieurs, vous allez le voir revendiquer l’histoire, aussitôt qu’elle voudra prendre le titre et le caractère d’une science, En effet, il nous enseigne qu'il n’y a point de science de ce qui passe, de ce qui est sujet au chargement ; c'est Platon lui-même qui l’a dit, #pse dixit; l'arbitraire, le fortuit , l’accidentel , de quelque manière qu'on le combine, ne dennent rien d’absolu, et par tant ne sont pas la matière d’une science. En vain vox direz qu'ils sont réels. Ne savez-vous pas qu’il ne fa point confondre le réel avec le vrai? Le réel n’est su ceptible d’être connu qu’autant qu’il réfléchit la vérit Le monde qui passe ne se comprend que lorsqua parvient à y voir le monde qui ne passe point ; et, pou bien savoir un fait qui arrive, il faut s’élever à sa ra: son d'être, à la cause par laquelle il devait nécesaï rement arriver. Si l’on décrit la partie sensible da choses humaines sans remonter à sa source, ce n'a
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point du tout là l’histoire intérieure et rationnelle de l'humanité. On a conclu de ces maximes que l’histoire, pour devenir science, devait prendre un caractère idéal; et on lui a prescrit surtout de retracer les événements sous de tels aspects, qu’ils parussent n'avoir jamais été que ce qu'il fallait qu’ils fussent. Elle s’est donc mise à révéler des nécessités, au lieu de raconter des faits; et nous l’avons vue, dans quelques nouveaux livres, transformée en une sorte de théorie universelle des causes prédéterminantes.
J'avoue qu’il existe, entre les événements qui se succèdent, une liaison quelconque, sensible ou secrète, et qu'il y a un très-grand profit à démêler les effets et les causes, toutes les fois qu’il est possible de les observer véritablement et de s'assurer de leur réalité. Je ne veux pas contester non plus l’enchaînement général de tous les phénomènes : les stoïciens l’ont cru immuable, nécessaire ; c’est en ce sens que Sénèque a dit, « Rien ne «survient, tout procède. » Je sais enfin qu’à force de raisonnements, soil ingénieux, soit frivoles, on parvient à expliquer et en quelque sorte à prédire tous les faits qui se sont accomplis, à trouver qu'ils étaient tous immanquables, succès, revers, embarras, intrigues, révolutions, catastrophes ; mais je ne vois point du tout ce qu’on a gagné à remplir ainsi nos annales de nécessités et d’exigences, ni à quelle instruction solide ce fatalisme universel pourrait jamais aboutir. Il dénature et falsifie l’histoire, qui, après tout, n’a pour maère que des choses mobiles, qui ne conçoit rien de vrai au delà du réel, qui enfin ne connaît de causes que celles qui se présentent positivement et qui sont elles-mêmes des faits. Elle pourra bien par hasard en
conjecturer d’autres, mais elle se gardera de confondre BK impo
de telles hypothèses avec ses récits : elle ne devine MR une : pas, et même elle n’enseigne pas, elle raconte. à prob!
Au milieu de plusieurs systèmes d'histoire idéale, RW plus s imaginés à différentes époques et reproduits en ce MR dre : derniers temps, y compris celui de Vico, qui état Rsolu € resté durant un siècle plongé dans un trop juste oubli, Feux ; je ne m'’arrêterai aujourd’hui qu’à un petit traité de M l'une : Kant que j'ai indiqué dans notre dernière séance, à RW déran,
sur lequel j'ai annoncé que je pourrais bien revenir, RS ports En 1798 on a publié une traduction. française d'un M huxim opuscule intitulé Zdée d'une histoire universelle, «à MA vilisés. dans lequel le philosophe de Kænigsberg établit d’abord Res ap] que les actions humaines, quelque libre que soit h Blongte: volonté qui les produit, sont, comme tous les autre Met cett faits de la nature, déterminés par des lois générales; RSplusieu que ces lois ou ces causes ne sont pas toujours aus MBouvrag: profondément cachées qu’on le pense; que l’histoire Ma con
n’est une science vraie et profitable qu’autant qu'elk BSsoin, et nous les dévoile, qu’autant qu’elle découvre, dans l MStimme cours discordant des choses humaines, le plan univers] BSMessie de la nature. Or ce plan consiste, selon Kant, à faire des prog que toutes les dispositions et les facultés de l’homme + EBnais s’i développent entièrement, non dans les individus, mas Remble p bien dans l'espèce. Le moyen dont se sert la nature pour Mar, po opérer ce développement est l’antagonisme des hom-BRrième s mes réunis en société, c’est-à-dire le double besoin Bations qu’ils éprouvent de se mettre en opposition les uns aur Rest la autrés pour la défense de leurs intérêts personnels, à ffirme a de rester néanmoins associés pour la garantie de leur Œu'on le intérêts communs, Cet antagonisme social devient hui a ét
source d’un ordre légitime : il force à résoudre le plisBenes q AX
“nt TREIZIÈME LEÇON. 417 “ ETC. ù
a de confondre important et le plus difficile des problèmes, constituer elle ne devine MR une société civile qui maintienne le droit. De tous les raconte. ki problèmes , c'est celui dont les hommes ccupent le histoire idéale, MR plus souvent et qu'ils parviennent le plus tard à résouproduits en ca dre : il dépend d'un autre qui n’a pas été non plus ré- Vico, qui état solu encore, celui du rapport extérieur des Etats entre rrop juste oubli, M eux ; car les relations hostiles ou politiques des nations y petit traité de MR l'une avec l'autre apportent beaucoup d'obstacles ou de nière séance, & dérangements à leurs constitutions intérieures. Ces rapis bien revenir, M ports universels ne se régulariseront que lorsque les française d'un M umimes seront moralisés, c’est-à-dire pleinement ci- > universelle, & yiliss. Ils sont encore loin de ce terme où la nature g établit d'abori les appelle, et qui est le but de ses lois : ils ont été libre que soit k longtemps incultes, ils ne sont maintenant que cultivés; e tous les autre Met cette culture, loin d'éteindre les vices, en nourrit ss lois générale; RRphisieurs. En attendant que la nature ait achevé son ouvrage, les historiens doivent montrer comment elle l'acommencé et poursuivi ; comment, sans égards , sans soin, et même sans pitié pour les individus, elle a consamment travaillé à perfectionner l’espèce. Vous voyez, essieurs, que ce système suppose, dans la société, des progrès continuels , nécessaires, qui ne peuvent jamais s’interrompre; par malheur, cette hypothèse ne semble pas très-facile à concilier avec l’histoire positive. Kar, pour ne citer qu’un seul graud exemple, du quarième siècle de l’ère vulgaire au onzième, les amélioations ne sont guère visibles dans les États européens : est la rétrogradation qui s’y manifeste. Je sais qu’on firme aujourd’hui que le moyen âge était en progrès, qu'on le représente comme une période nécessaire, et ui a été extrêmement utile. Mais, malgré toutes les
eines qu’on se donne pour faire aboutir l’histoire à ce XX. 27
as toujours aus se; que l’histoir qu’autant qu'elle écouvre, dans le le plan univerdl on Kant, à fair és de l’homme S individus, mai rt la nature pour nisme des hon:} double besoin ition les uns aut ts personnels, rarantie de leurs social devient li résoudre le plis
résultat, ilest, je crois, trop démenti par les faits pour qu’on puisse raisonnablement espérer de l’établir, Il res. terait d’ailleurs à savoir pourquoi il a fallu de si lon. gues séries de malheurs et de méfaits individuels pour améliorer l'espèce humaine, ou plutôt pour tendre à« but, et si ce n’est pas elle-même qui a été vicieuse souffrante pendant les trois ou quatre mille ans don il subsiste des souvenirs. On répondra que quarante siècles ne sontrien dans l’immensité des temps; c’est dy moins une très-grande partie de l’espace que nos fai bles regards mesurent, et il nous est permis, ce semble, d’être effrayés, affligés des maux qui s'y sont accumu. lés sur nos Gevanciers pour s'étendre jusqu'à now. mêmes. N’accusons pas la nature; mais n’aspirons po à découvrir les desseins qu’elle tient secrets. Cepen. dant, Messieurs, ce petit écrit de Kant se recommande par des intentions honorables, par des observations in génieuses, par une précision et une clarté qui ne « rencontrent guère dans ses traités de pure métaphy. sique. Je vous lai cité parce qu’il me paraît l’un du meilleurs et peut-être le ‘lus estimable de ceux 0 l'on s’est efforcé de réduire l’histoire en système. J'aurai peut-être occasion de vous exposer dansl suite et de discuter plusieurs autres théories générals du même genre. Mais il est temps de rentrer dans l'hi toire elle-même. Vous verrez que nous n’en excluon pas l’enchaînement, ni la reconnaissance, ou même h recherche des causes. Seulement nous n’admettrons ai. cune sorte d'histoire idéale ou a priorë. Pour être sin de bien recueillir les faits, tels qu’ils sont arrivés, à que les plus fidèles témoignages les re;:résentent, nou nous garderons de tout système préétabli, Quand non
SYSTÈMES PHILOSOPHIQUEFS, ETC,
s, ETC.
r les faïts pour M pourrons assigner ou entrevoir des causes, nous coml'établir. Il res MR mencerons par les plus prochaines, celles qui toufallu de si lon. BR chent de plus près aux faits qu’elles ont amenés. De celles-là nous remonterons, s’il y a lieu, aux plus éloignées, mais timidement et par degrés, en nous arrêtant aussitôt qu’elles ne nous seront plus assez visibles. C'est,en un mot, une instruction purement expérimentale que nous nous proposons d'acquérir.
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