LARGEUR
POIRS PAR MiTRB COHUJtT
kilogr.
mètres 0,040 0,050 0,055 0,060 0,070 0,070
mètres 0,010 0,010 0,012 0,015 0,015 0,018
kilogr.
La longueur du rail est de 5 à 6 mètres, sur les voies destinées à une certaine durée, 2 à 3 seulement, pour celles qui sont souvent remaniées. Les bouts sont coupés d'équerre ou en biseau. Ils sont jointifs, sans qu'il soit nécessaire de laisser du jeu pour leur dilatation, comme à la surface, où ils se trouvent exposés aux effets de l'insolation et aux variations des saisons. On les réunit bout à bout à l'aide d'éclisses, pour donner de la rigidité à la voie, surtout lorsque la sole est susceptible de travailler. Ces éclisses sont à trous ronds, et non oblongs, comme lorsqu'il s'agit de laisser une latitude à cette dilatation.
Les rails ne sauraient trouver, par leur faible base, une assiette suffisante dans le sol. Ils sont toujours supportés par des pièces de bois. La plupart du temps, on les assemble directement à des tra-
(*) Galion, Cours d exploitation des mines^ U, 80. Ces Taleurs supposent que l'oo établisse 5 traverses pour 2 mètres de longueur. Si cet espacement denit augmenter, il faudrait renforcer le rail.
verses. Le rail Vignole se fixe cependant sur des longuerines, qui reposent elles-mêmes sur les traverses. Le chêne forme la meilleure essence pour cet usage.
On a proposé également des voies entièrement métalliques (fig. 396). Leur prix est, à la vérité, triple de celui du bois, mais elles se recommandent par leur grande solidité. De plus, elles sont inusables. Mais si, par suite d'une certaine négligence, on laisse
Fig. 396. Traverses métalliques, système Legrand et Salkin.
égarer des pièces dans les remaniements de voies, on perd tout l'avantage de la combinaison. Il convient de dire également, que les traverses métalliques présentent une assiette moins bonne dans le sol, et un assemblage moins satisfaisant avec le rail, que le mode ordinaire.
La largeur de voie reste comprise entre 0",45 et 0'",90. Cette donnée a besoin d'une grande constance, et doit éfre vérifiée pendant la pose avec un calibre. D'une manière générale, le soin que l'on apportera dans la confection des voies produira une économie sensible dans les transports. La longueur des traverses est égale à celle de la voie, augmentée de 0"',10 de chaque côté. Leur intervalle d'axe en axe varie de 0",60 à 1 mètre. Le rapprochement tend à prévenir la flexion des rails. L'équarrissage est, en général, de 0",08 sur 0",10.
Pour des rails en fer à patins, et des>éhicules pesant entre 500 et 1200 kilogrammes, le prix de revient du mètre courant de voie oscillera entre 8 et 12 francs. Pour les voies légères établies avec le rail méplat, il tombera à 4 ou 6 francs, et même l'on pourra encore retirer sur cette valeur un appoint de 1 fr. 50 ou 2 francs, en reportant la voie sur un autre point.
Le tableau suivant (*) fournit, pour ces diverses données, un certain nombre de points de comparaison.
(i) Dressé à l'aide des intéressants documents rassemblés par M. Pernolet, pour l'agenda-Dunod 1882. p. 83.