‹ Cours d'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 128 sur 142 · ROUES · texte numérisé non relu

ROUES

BZO — La roue est venue de fonte d'un seul morceau , ou avec des rayons en fer noyés dans la coulée de fonte. Il est bon de mouler en coquille, pour déterminer un durcissement de la surface.

On fait également des roues pleines, en tôle de fer plate, ou ondulée, afin d'offrir plus de raideur. Un trou y est ménagé pour passer la broche qui sert à embarrer. L'avantage de ce système est de diminuer le brassage de l'air, et le tourbillonnement des poussières qui ont pour effet d'encrasser la boite à graisse.

On substitue aussi, à la fonte et au fer, l'acier, plus résistant sous le même poids, ce qui permet d'alléger le matériel. Ce métal est plus cher, mais plus durable, à la condition, toutefois, que la roue soit établie sur des dimensions suffisantes ; prescription dont l'oubli a occasionné, à l'origine, quelques mécomptes.

621 — Le rayon de la roue ne doit pas excéder des limites assez étroites. Trop petit, il place la traction dans des conditions désavantageuses, puisque l'expression de cette force (n® 596, éq. 13) renferme R en dénominateur. La boite à huile se trouve alors trop rapprochée de la poussière et de la boue. En abaissant ainsi le châssis et le crochet d'attelage, on donne aux traits du cheval une inclinaison sensible, et, comme conséquence, à la traction, une composante qui tend à soulever l'avant du véhicule, à dégager les mentonnets et à faciliter le déraillement.

Si, inversement, le rayon est trop grand, on alourdit la roue, en augmentant le poids mort. Le niveau du chargement se trouve exhaussé (*). Il n'est plus alors possible de placer la roue sous la caisse, comme on le fait dans certains types, afin d'élargir le v?agon sans exagérer l'intervalle des rails.

(') On y remédie, pour certaines méUiodes, en coupant, dans le mur, la voie des wagonnets, pour qu'ils accostent à un niveau un peu inférieur la plate-forme du chargement.

«M ROOUGE.

On a clierché à concilier ces divers points de vue par l'emploi de l'essieu coudé. Le diamètre peut alors augmenter, sans que la caisse cesse d'être basse. Elle peut, en même temps, s'élargir en débordant par-dessus les roues, ce qui a encore l'avantage de préserver ces dernières des chocs. Il est inutile de faire observer, que l'on s'impose par là l'obligation d'employer des roues Toiles sur l'essieu.

La fusée doit être aussi mince que possible, car son rayon figure au numérateur de l'expression de la force de traction (u" 596, éq. 13). Cependant, la question delà solidité doit primer cette considération. L'emploi de l'acier se recommande, à cet^rd. comme tendant à concilier ces deux exigences opposées.

Il est bon de disposer au-dessus de la roue (*) un petit toit protecteur en lOIe, pour empêcher la chute du charbon et des poussiers d'empâter les huiles.

ses — Le graissage exerce, en eflet, une influence essentielle, puisque le coefficient de frottement f figure dans l'expression de la force de traction. Il est bon d'y intéresser l'ouvrier. Le rouleur soignera mieux le wagonnet qui lui sera spécialement afTeclé, que ne le fera un graisseur chargé, d'une manière générale, de cette opération. Parfois on graisse au pinceau, ou en versant une goutte d'huile À travers un petit trou ménagé à cet effet. Mais il est préférable d'employer des systèmes de graissage permanent, à l'aide de boites à huile

On en a proposé bien des types (*). L'un des BofteifSiie P'"^ simples consiste eu une calotte sphérique,

BotMsroii». boulonnée sur le châssis, et dans laquelle débou-

Sjitéme Fsyol. ^

che la tête de la fusée. Un orifice, fermé par une vis, sert à introduire, tous les quinze jours, un mélange, d'une consistance pâteuse, qui ne se perd pas à travers le joint (*).

(') Comme à Bessèges.

[^ SysUmea Baimbridge. Cabuiy, Cbalmeton [Bull, min., 1", T. 39). Fontaiw, Evrard {Aiuiala, 6', II. 331), Godin, Umlwrt [CRM, jaillet 1879, 7). [>) Narsaut [Bidl. min. Xlll. 435). — TeJllon [CRM, juin ISTO, 18).

HATËRIEL ROULUIT. «AT

Dans les systèmes inversables de M. Paul Fayol (') pour les roues folles (fig. 409), et de M. Grand (^ pour les roues calées (6g. 410, 4H). la boite présente la forme d'une double bouteille aplatie, donl les deux parties seraient soudées par le goulot. Elle fait corps avec la roue, dans le premier type. Elle en est indépendante, dans le

second, et se fixe alors sous le châssis. L'alimentation s'effectue tous les quinze jours, et le nettoyage tous les ans. La fourniture annuelle s'abaisse, dans ces conditions très favorables, à 4 kg. 50, soit, par jour f), 14 gr. 40 par wagonnet.

g5 ENBEHBI.B BV VËHICtlLE

6S8 — Les chariots de mine portent, suivant les localités et leur mode de construction, les noms dcwa^n (fig. 413, 415, 414), loagonneU (fig. 415, 416), berlineê ou beriaine» (fig. 417, 418), bennes à roulettes ou bennes roulantes {ûg. 419, 420). Ces véhicules peuvent fitre établis d'après trois types essentiels.

(■) fin», min., S>, V[I. 375.

(*) En supposant 300 jours de tniTail.

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