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Pour le premier, qui tend à disparaître, quoique son application
Fi^. 41S Wagon de
élévation latérale).
puisse se justifier dans certains cas, on emploie deux sortes de
Fig. il3. Wagon de Bessèges (plan horiiontal).
matériel. L'une, formée de petits wagonnets conduits à bras, du
chantier à la mère-galerie, où ils sont embarqués sur de grands véhicules nommés plates- formes, ckarioU-porleurs, trucs f chars à bennes (fig. 421). On assemble ces derniers en trains, rames ou convois, tirés par des chevaux, que mènent des conducteurs.
appelés aussi kercheurs ou suiveurs de rames. Ce système présente Tinconvénient d'augmenter énormément le
Pig. i\L Wagon de Bessèges . j . ti * *
(élévation antérieure). pOlds mort. U UC peut trOUVCr Sa JUS-
MATÉRIEL ROUUKT.
tification que dans le motif d'économiser l'abatage, en employant
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Pig. 415 et 416. Wagonnet en boit, (houillères de Béthune), (élévations latérale >t antérieure).
des tailles basses, où circulera un petit matériel, et coupant ensuite
Fig. 417 et 41&. Berline en tôle (houillères d'Anzin), (élévations latérale et antérieure).
le mur, pour établir des galeries-mai tresses, où les chars à bennes
Fig. 419 et 4W. Benne à roulettes (élévations antérieure et latérale).
viennent afQeurer à peu près au niveau des gares d'embarquement des wagonnets (').
Fig. m. i'M»T à b«ansi.
eS4 — Dans le second système, il n'y a plus qu'un seul type de matériel roulant; mais les wagonnets ne quitlentpas l'intérieur;
(') Ces;«tènic est poussé à l'extrime dans les mioes de schistes cuiweui du lUnsfeU (n'«0, noie). On yemploie de petits cliariols de 0".20 de hiulear. U rouleur, de H à 18 ana, attache sous sa cuisse gauche (dg. lH) une jdaDcbelle de bois, année, t sa partie antérieure, de deuï petits pieds en fer. Pour proléger l'avant-bras, ù saisît de
FIg. lïi. Chariot riu Hanifcld.
M main gauche une planchette analogue, munie d'une poignée, et rampe sur le cM gauche. A son pied droit est attaché, ayec une courroie de cuir, le chariot, qu'il remorque ainsi jusqu'à la galerie des cheisui.
Je rapprocherai de ce petit véhicule, un moyen employé dans les tailles basses de Hatenay. pour circuler rapidement et sans Taligue. Une plate-forme carrée, de O'.SO de ebli, esl montée sur de peliles roulettes, et circule sur U voie ferrée. Le mineur s'y assied sur la cuisse gauche, en rejdiant le genou, et y déposant sa lampe qa'il mainlient de la main gauche, il se pousse alors avec le pied droit, en obtenant très facilement des titedscs, qui ne sont tempérées que par la prudence. Si l'on se trouve trop lancé, on amortit la rapidité de la marche, en labourant la voie avec bi pointe du pied droit qui agit comme un frein, A la rencontre d'un train, on relève contre U paroi de la galerie ce petit chariot, qui esl 1res léger.
On emploie* de mânie, dans les mines de Gréasque. sous le nom de coiariau, une petite plal«-fonne très basse, destinée à faciliter le Iraïuport dea paotert.
ils déversent, à Taccrochage, leur contenu dans le cufTat, qui Télève au jour. On peut reprochera cette combinaison un transbordement inutile, qui exige une certaine main-d'œuvre, et augmente la pro* portion de menu ('). En outre, les charbons de toutes provenances se trouvent par là confondus dans la benne. C'est donc au fond, qu*il faut visiter le contenu des wagonnets, pour surveiller les piqueurs dont ils portent la marque, et cette appréciation sera évidemment moins facile et moins exacte que lorsqu'elle s'efTectue à la lumière du jour.
Pour tous ces motifs, cette combinaison a progressivement dis* paru, bien que Ton en rencontre encore quelques exemples. Toute* fois, la question a été soulevée de nouveau, et M. Alayrac tend à admettre 0 qu'au-dessous d'une profondeur d'environ 300 mètres, cette organisation peut devenir économique. En outre, il est des charbonnages, tels que ceux do la Sarthe et de la Mayenne, dans lesquels, d'après la nature du combustible, la production du menu est, en quelque sorte, favorisée plutdt que redoutée. Ce principe s'y rencontre donc encore, ainsi que dans quelques mines de Westphalie ft.
S%B — Le troisième système représente aujourd'hui la presque totalité des applications. Le wagonnet, après avoir circulé dans les travaux, est enlevé au jour au moyen de cages guidées, avec son contenu. 11 redescend ensuite à vide, pour équilibrer le poids mort, pendant l'ascension d'un nouveau chariot plein. Les mouvements de ce poids mort n'exigent donc aucune dépense de travail, si ce n'est en raison des résistances passives dont ils deviennent l'occasion. Mais ce poids figure dans la fatigue statique du câble et des molettes.
Un autre inconvénient est l'obligation d'employer un matériel de dimensions restreintes, afin qu'il puisse se loger dans les cages, sans augmenter déraisonnablement leurs dimensions, et, par suite, celles des puits. Mais, en revanche, cette réduction du chariot le rend apte à pénétrer dans des tailles plus exiguës, et à permettre l'emploi
(*) De 4 pour 100, d'après M. Guary (Bull, min., i", IV).
n Bull, min., 2-, 1, 265. — Rev. univ. d. m. et «., i», XXXIV, 218.
(») Bull, min., 2-, IV» 54».
des jeunes gens comme routeurs. On y trouve aussi plus de [facilités, pour remettre le chariot sur la Toie en cas de déraillement.
S%S — Les wagons se font, soit en bois, soit en tdle de 2 à 4 millimètres. Celle-ci est plus chère que le bois, et ses réparations sont plus difficiles. Elle est plus lourde, se rouille, se corrode par les acides. Mais, en revanche, elle est plus durable, et se prête aux formes courbes.
Le volume reste compris entre 3 et 10 hectolitres ('); cependant, les trams du South-Wales contiennent jusqu'à 1750 kilogrammes. Quand on veut augmenter la contenance, il vaut mieux développer le véhicule en longueur. On conserve ainsi aux galeries leur petite section, et les hommes disposent d'un plus grand bras de levier, pour tourner le wagon sur tes plaques.
La forme parallélépipédique est plus avantageuse, sous le rapport de la capacité, que celle d'un cylindre verlkal à base elliptique, qui est également en usage. En effet, à égalité d'encombrement, Itô volumes seront dans la proportion de l'aire de l'ellipse au rectangle
de ses axes, rapport qui a pour valeur ^ouO, 78. Les bennes elliptiques
présentent, par compensation, une plus grande solidité que tes caisses rectangulaires, malgré les ferrures destinées à consolider les angles dièdres de ces dernières.
6S7 -^ Les principales dimensions du chariot varient, en général, entre les limites suivantes» exprimées en mètres :
MNunoiis, Miimiini. MixiHtni*
, ., ( rectilignes. .... 0,010 0,015 Jeu de la roue entre les rails ? . a aoa a a^a
{ courbes 0,030 0,0^
Saillie du mentonnet 0,020 0,025
Largeur de la jante 0,050 0,000
Diamètre de la roue 0,300 0,400
Diamètre de la fusée 0,050 0,040
ficartement des essieux. • . # 0,400 0,600
(*) On ftdmei généralcineiil que l'hectolitre de houille pèse de 80 à 85 kilognmiB»* suivant la nature dti charbon et la proportion de gros et de menu.
On trouvera d'ailleurs des éléments nombreux de comparaison dans le tableau de la page 704.(*). Les lettres B et T y servent à distinguer les wagons en bois ou en tôle ; les lettres C et F : les roues calées ou folles sur l'essieu ; les lettres G et H : l'emploi de la graisse ou de l'huile.
La moyenne de ces 22 exemples indique 216 kilogrammes pour le poids du wagon vide, 472 kilogrammes pour celui du chargement ; 0,4959 pour le rapport du poids mort au poids utile, ou, plus simplement, la moitié; ce qui représente le tiers, pour le rapport du poids mort au poids total (n"" 602). Cependant, si Ton envisage à part le groupe des six exemples relatifs à des mines françaises, ces moyennes deviennent 265 et 578 kilogrammes, et leur rapport 0,4577, résultat plus satisfaisant.
Buts — Le prix du véhicule varie dans des limites très étendues, d'après le système employé. Certaines moyennes permettent cependant d'indiquer, comme première approximation, pour chaque kilogramme entrant dans la construction : 0 fr. 60 pour le métal, et 0 fr. 55 pour le bois.
Je citerai, comme exemple détaillé, le devis suivant (page 705) d'un wagonnet des houillères de Carmaux ('), dont le prix coûtant ressort à 95 francs environ.
(') Dressé à l'aide des intéressants documents rassemblés par M. Pernoiet pour YAgenda-Dunod det minest 1882, 92.
0 Renseignement dû, en 1877, à l'obligeance de feu Sevin, alors directeur de ces mines.
Tableau
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