ABATAGE A LA VAIN, A L'EAU, AU FEU
147 — Oulre le" pic, le mineur emploie aussi les coirw.. Mais ces deroiers diffèrent de cens du lerrassier. Ils sont plats et entièrement métalliques (fig. 127); on les ri
bat à la massetle (fig. 138). I 1
On assemble souvent les coins au nombre de \ j
trois, en introduisant dans un trou de mine rond, U
foré à l'aide des procédés que nous décrirons poui- i
le tirage a la poudre, deux coins demi-ronds et entre eux aaplat-coin, que l'on y chasse à grands coin de far. coups de masse. Ce dernier- ne rencontre, dans ces conditions, comme obstacle à la pénétration, que le frottement de fer sur fer poli, lequel est notablement moindre que le frottement exercé sur la roche brute avec le mode ordinaire. Cet ensemble porte le nom d'oiguille-coin ou aiguille infernale {^ederketl}.
On dispose également ces aiguilles en sens contraire, en introduisant le coin dans le trou lu tôte la première, et l'attirant vers l'ouverture au moyen d'une vis puissante, à laquelle il est relié et qui prend son point d'appui sur l'orifice du trou. Plusieurs dispositifs ont été combinés dans ce sens ('). La %ure 129 représente celui de M. Levet (*).
(■) Par Ml. CocIirane.I)egbey«.DeinBiiet,Guibal (CAJf, novetnbrclSÎ?. 10; mnilSSO. 91. ^ Ra. nniv. d. m. et u., 1871. 15*; 1877, IW. — Annatei da Irm. publ. de Belgique. ÏIV, 510; XXI. 113. — PA. Angl. S78. — Alfred EïMrd, Traiti pratique de rexploitûlim det mintt, 1. 104).
n CBM, 1880, 07.
i60 ÂBATAGE.
148 — Pour les matières les plus dures, le travail au pic devient impuissant et l'on en était réduit, avant Tintroduction de la poudre dans les mines, à l'emploi de la pointej'olle (fig. 130). Elle ne sert plus aujourd'hui qu'exceptionnellement, pour dresser exactement certaines portées essentielles, que l'on ne veut pas ébranler par l'action des explosifs.
La pointeroUe est un ciseau^ que l'on munit d'un manche pour qu'il soit plus facile à tenir. On l'ajuste d'une main sur le point précis d'où l'on veut détacher un fragment, et de l'autre on frappe sur
Fig. 130. , ^ '^'^
Pointcroiic. la tête avcc une massette.
On reconnaît là un mode tout différent du piquage, et qui se rapproche plutôt en principe du travail du terrassier, puisqu'au lieu d'isoler uii bloc important, on est obligé de tout détruire dans l'étendue du vide à produire. On doit môme
reconnaître que la désagrégation est poussée ici beaucoup plus loin que dans le premier cas. 11 est donc facile de comprendre combien ce genre de travail est long et dispendieux, et Ion ne peut se défendre d'un véritable étonne-
^— im ment en retrouvant, dans certaines
^ mines, des travaux effectués à la
Fig. 131. Assortiment de pointerollcs. pointcrollc par leS aucicns mi-
neurs sur d'immenses étendues.
Le ciseau s'émoussant très vite, l'ouvrier en possède un assortiment qu'il apporte au chantier, enfilés dans une chainette, pour les emmancher les uns après les autres (fig. 131) .
Je compléterai cette description par le tableau suivant (*)., destiné à faire connaître, pour les outils les plus importants, leurs dimensions, leur poids et leur prix. A ce dernier il faut toutefois ajouter
(') Dressé à l'aide des intéressants documents qui ont été insérés par M. Pemolet dans YAgenda-Dunod pour let mities^ 1882, p. 48.
ABATÂGË i LÀ MAIN, A L'ËAU, AU FKl.
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à part le prix du manche, qui est d'environ 0 fr. 25 pour les pelles et 0 fr. 22 pour les pics.