‹ Cours d'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 54 sur 142 · MAXIMUM · texte numérisé non relu

MAXIMUM

\cacia

Xune

Bouleau

Charme

Chàtaiemier

fchéne blanc

Chêne vert

Frêne ....

Hêtre

Mélèze

Orme

Peuplier

Pin

Sanin

939 — Les propriétés par lesquelles se recommandent ces diverses espèces sont les suivantes.

La solidité, pour laquelle le chêne se place au premier rang, et après lui le sapin rouge (•); les bois blancs au dernier. Ceux-ci résistent mieux aux chocs. Quelques-uns d'entre eux, particulière^ ment Taune, le tremble, et surtout le saule, présentent cet avantage,,que, lorsqu'ils sont sur le point de; se briser, ils font entendre un craquement précurseur qui avertit l'ouvrier, et lui permet do se mettre à l'abri de Féboulement.

La rectilignitéy qui appartient principalement au chêne, au pin, au châtaignier et au hêtre. Au contraire, l'orme et le frêne sont recherchés pour les emplois en pièces courbes.

La légèretéf que présentent surtout les bois résineux et les bois blancs,

La résistance à Vhumidité, pour laquelle l'aune se place au

(') On appelle ainsi dans le Nord le pin sylvestre, qui est un vrai bois de mines. On a moins de conUancc dans le pin maritime, et surtout dans les pieds qui ont subi l'opération du réainage. L'écoulement de la résine parait leur ôter une partie de leur élasticité et de leur résistance. On a renoncé à cette pratique dans les forêts de la Grand- Coinbe» . • . ' /

premier rang, et après lui le chônc, le hêli'e, le châtaignier, le pinn.

Enfin la résistance au mauvais air. Une atmosphère viciée développe en eiTet dans le bois une véritable maladie organique qu'on appelle la carie sèche (*). L'acacia passe pour résister très bien à celte influence ('); le chêne, bien; l'aune, le tremble, le saule, assez bien; le mélèze, assez mal; le châtaignier, le hêtre, mal; le §apin, très mal. Le bouleau présente cet inconvénient spécial, que souvent son écorce ne participe pas à la décomposition de l'intérieur, et peut la dissimuler d'une manière dangereuse.

23T — Conservation des bois, — On a proposé divers procédés pour prolonger la durée des bois (% Ces formules sont assez analogues à celles que l'on emploie pour la conservation des traverses de Xîhemin de fer. Il y a pourtant entre ces deux cas une différence essentielle. Les traverses ne périssent que par altération chimique, résultant de leur vétusté, tandis que, d'ordinaire» les bois de mine sont voués à l'écrasement, avant d'être atteints par une décomposition profonde. Aussi les procédés doivent-ils être pour eux beaucoup plus sommaires et moins coûteux. On peut

(') Nous avons déjà dit (n* 100) qye si les alternatives de sécheresse et d'humidité sont destructives du bois, son séjoui* permanent dans l'eau tend plutôt à le conserver. On pourrait citer certains puits, dans lesquels on ménage à dessein des suintements d'eau sur les boisages. A la mine Ottilia (Westphalie), on arrose de même les fahrkunst.

On a également proposé de commencer par saturer d'eau les bois, en les faisant !»ôjourner au fond de quelque puits abandonné, sous une grande pression hydrostatique. Les tiges de bois employées dans les sondages prennent une densité très supérieure a l'unité, tant par suite d'une réduction de volume, due à la compression qu'elles subissent, que par l'introduction du liquide dans le tissu fibreux. L'eau, ainsi unie à la matière ligneuse, ne l'abandonne plus ensuite que très lentement.

(*) £lle est contagieuse et se propage d'un cadi*e & l'auti'e. Elle répand une odeur iuigeneris. Le bois qui en est attaqué pcMpeu â peu sa con&istancc, et se laisse pénétrer facilement par une pointe de fer.

Des végétaux parasites y alimentent leurs racines. Des cryptogames s'y développent, sous la forme de grosses touffes, excessivement légères, d'une mousse blanche comme la neige ou légèrement verdàtre, ou encore de dentelles blanches infiniment déliées, plaquées sur le plafond, et formant, autour de la tète des bois, des cercles qui atteignent jusqu'à 1",50 de diamètre. Pai*fois ces végétations sont légèrement phosphorescentes.

(*) Mais on lui reproche de caster sec.

{*] Fouert, Buli. min., 2«, VUI, 289. — Paulet, Traité de la conservation des bois, Annales télégraphiquUy juillet, août 1874.

même les supprimer complètement, dans les exploitations où le toit travaille d'une manière notable.

Le flambage produit peu d'effet. Le goudronnage laisse les bois poisseux et odorants.

Avec le procédé Lostal (*), on fait digérer les bois dans un lait de chaux. La dépense revient à 1 fr. 71 par mètre cube, ou 0 fr. 062 par mètre courant. La dui'ée est, dit-on, doublée, et les bois deviennent moins cassants, à l'inverse de ce que produit l'imprégnation par les dissolutions métalliques. Le chêne, toutefois, a un tissu trop serré pour éprouver de la part de l'eau de chaux une véritable influence.

La naphtaline, la créosote et le tannate de fer ont été Clément essayés. La saumure de chlorure de sodium paraît préserver les bois dans les mines de sel, seulement elle les rend très cassants. On a essayé de môme, soit à froid, soit à la température de 130**, le bichlorure de mercure, le chloinire de zinc et celui de calcium ; mais ce dernier est très hygroscopique. Les eaux vitrioliques des mines de pyrite de fer ou de cuivre ont été également utilisées pour c^t usage, par analogie avec les procédés du docteur Boucherie ou de MM. Léger et Fleury.

M. Fayol a systématisé l'emploi du sulfate de fer('), au moyen d'une solution de 150 kilogrammes de vitriol par mètre cube d'eau. On ne donne à l'immersion qu'une durée de 24 heures, pour éviter de rendre le bois cassant. L'imprégnation ne pénètre guère, dans ces conditions, qu'à un millimètre de profondeur, et néanmoins cette modification a paru décupler la durée. L'opération revient à 0 fr. 05 par mètre courant.

IS88 — M. Fayol a fait des études comparatives f), portant à la fois sur l'influence de l'essence végétale et sur celle du l'éactif employé. Les chiffres de durée proportionnelle mentionnés dans le premier tableau ont été établis, en prenant pour unité pour chaque

(•) CRM, novembre 1877, 7.

(>) CRM, 1878, 38. — Bull, min., 2-, lil, 569.

0 CRM, 1878, 118,

espèce celle du même bois à l'état naturel. On considère eu outre comme usées les pièces qui ont perdu la moitié de leur résistance.

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