CHAPITRE XII PERCEMENT DES GALERIES DE MINE
«ÉNÉBAIilTÉS SUR LES «AliBRIBS
— Nomenclature des galeries. — Les galeries de mine peuvent être classées, soit d*après leur emplacement dans le gite, soit d'après les fonctions qu'elles sont appelées à remplir dans l'aménugement général.
Au point de vue géométrique, on distingue d'abord les galeries tracées suivant l'horizontale du gisement. Elles portent le nom de galerie de direction, galerie d' allongement :^ galerie cliassanle^ chassage, rue, niveau, coslresse, costière. Ces dénominations supposent du reste pour l'ouvrage une longueur de quelque importance. On emploie, en effet, des galeries de direction, essentiellement courtes, qui forment l'élément normal de certaines méthodes d'exploitation, et auxquelles nous réserverons la dénomination de recoupe.
Les galeries tracées horizontalement, mais perpendiculairement à la direction, dans un gîte puissant, sont appelées traverse, cul-desaCf carrément, viaille, volée.
Celles qui sont menées suivant la ligne de plus grande pente du gisement sont désignées sous les noms de montage, remonte, remontée, enlevure, descenderie, vallée. Les plus raides prennent la dénomination de fendue, cheminée, puits incliné.
Les galeries tracées dans le plan du gîte suivant une droite
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quelconque, autre que la direction ou l'inclinaison, sont appelées demi-pente^ diagonale y voie thieme.
Viennent enfin les galeries que Ton pratique en dehors du gitc, pour des motifs spéciaux que nous développerons en parlant des méthodes d'exploitation. Elles sont connues sous les divers noms de galerie au rocher, travers-bancs y houveau^ bowettCy bacnure.
Si Ton envisage, eii second lieu, les galeries sous le rapport des 6ei*vices auxquels elles sont destinées, on distinguera d'abord celles qui servent au transport des véhicules, sous le nom de galerie de roulage, mère-galerie, voie de fond, voie maîtresse, quand elles sont horizontales ; plan incliné dans le cas contraire. Viennent ensuite les galeries de traçage, qui servent à préparer l'opération ultérieure du dépilage ; les galeries d'aérage, appelées aussi voie d'air, chemin d'air, retour d'air, maillage, troussage; enfin les galeries de recherche.
— Dans la section transversale d'une galerie, on distingue la sole, sur laquelle se place la voie ferrée ; les piédroits ou parois latérales; le plafond ou faîte, que l'on appelle aussi le toit, quoiqu'il soit préférable de réserver cette expression pour désigner la roche superposée au minerai, laquelle ne forme pas nécessairement le ciel de l'ouvrage.
Une galerie type aura par exemple 1"*,50 de largeur à la sole et 2°,00 de hauteur. Très souvent cependant les dimensions sont plus restreintes ; soit qu'on les ait établies par économie sur un moindre module, soit par suite de l'aflaissement des bois, sous la charge du terrain.
Si l'aire seule de la section est déterminée a priori, comme dans les questions d'aérage, lorsqu'il s'agit de faire passer par seconde un volume donné, sans dépasser une certaine limite de vitesse, il vaut mieux gagner sur la hauteur que sur la largeur; sans exagération, bien entendu. Par là, en effet, on facilite la circulation des hommes et des chevaux, et l'on diminue la portée horizontale des bois.
Certaines galeries présentent une section plus grande que le type