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Méthode montante. — Le principe de la section divisée

514 VOIES DE COMMUSICATrOV.

peut, k son tour, s'appliquer de deux manières différentes, que nous

appellerons le mode montant et le mode deicei lanl.

Poqr le mode montant (Hg, 233), on pratique deux petites galeries boisées, de 1"',20 à P.SO de largeur, |c long de l'emplacement destiné aux piédroits. Elles laissent entre elles un stross central de ro-

Fie- iSS. Nùlhodc iDaaUntc.

cher. Dans chacune d'elles, on s'élargit latéralement en déboisant une longueur de 2 à 4 mètres, suivant le degré de solidité, et refouillant dans la paroi ta place du piédroit, que l'on élève sur cette étendue restreinte. On fait celte opération de distance en distance, en laissant les entre-deux pour conserver à la galerie sa solidité. Quand les vides ainsi pratiqués ont été remplacés par des travées de ma-

PBRCKMKNT DES TUNNELS, 315

çonnerie, on recommence la même opération pour les parties intermédiaires, de manière à relier les diverses portions du mDrqi)le< ment, en profitant des pierres d'ultonte qu'en laisse (jheyqnoher d« Tune à l'autre.

On perce alors m ceneau de la voûte une galerie de petite seo-

Fig. Kl. Méthode dOKOndanli^.

tion, convenablement boisée. Puis, en procédant encore par travées alternatives, on bat au large pour établir le cintre. On boise en soleil ces divers segments. A cet effet, on pose horizontalement des semelles transversales, formées de deux moitiés que l'on assemble en trait de Jupiter, pour en faciliter la pose et le démontage. Ces pièces sont soutenues par le stross et les piédroits. On y appuie des

buttes divergentes qui supportent la roche soit directement, soit par l'intermédiaire d'écoins pour obtenir plus de portée. Chaque chambre de travail présente ordinairement trois pareilles fermes, placées à V ses. extrémités et en soa milieu. On pose alors les couchis sur les cintres, et Ton exécute un arceau de voûte, en déboisant progressivement. Lorsque les segments partiels [sont élevés, on traite de même les entre-deux pour les relier ensemble.

A ce moment, on dépile le stross, et Ton construit le radier, dont les naissances ont été ménagées à la base des piédroits.

803. — Méthode descendante. — L'ordre montant que nous venons d'esquisser devait dériver naturellement, pour les constructions souterraines, de l'habitude des édifices de la surface, qui n'en comportent pas d'autre. Mais quand, au lieu de s'élever dans le vide, on opère au sein de la terre qui forme un milieu solide, en ayant à excaver préalablement l'espace qu'il s'agit de maçonner, on peut adopter une marche inverse, et, en somme, c'est cet ordre descendant qui tend aujourd'hui à prevaloir.il se recommande, en effet, par cette circonstance que, si l'on commence par l'établissement de la voûte, en finissant par les piédroits, la première se construira dans un terrain solide, qui n'a pas encore joué sur des vides pratiqués en-dessous. On se donnera par là plus de facilités pour établir cette partie, qui est la plus délicate de l'ouvrage.

Pour suivre le mode descendant (fig. 234), on commence par pratiquer au clavage une galerie à petite section. On bat au large, en reproduisant tous les détails qui viennent d'être expliqués, et on laisse porter les naissances à plein sur la roche, par l'intermédiaire de sablières qui régnent suivant la longueur, pour faciliter le soutènement de la voûte lorsque l'on viendra excaver au-dessous la place des piédroits. On creuse 'alors dans l'axe un large fossé, qui descend jusqu'à la sole future. On y bat au large, par travées que l'on attaque de deux en deux, et au fond desquelles on établit des retraites de maçonnerie, pour élever les piédroits jusqu'à la voûte. Cela fait, on abat les entre-deux et l'on complète ces piédroits. II ne reste plus alors qu'à construire le radier.

L'inconvénient de cette méthode est la possibilité des tassements.

PERCEMENT ItES TISSELS. 5(7

On en fait quelquefois la pari a priori, en établissant la voûte un peu au-dessus du ni^cau précis où l'on compte la voir arriver par cet affaissement.

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