PERCEMENT DES TUNNELS
faisait mouvoir dans le sens progressif, en tournant de quantités correspondantes, en sens contraire, les vis des boucliers partiels, immobiles contre le front de taille. On a également combiné, pour cette manœuvre, l'emploi des presses hydrauliques avec celui des vis. Après ce poussage en avant, on ajoutait un nouvel arceau à la maçonnerie.
809 — Telle est l'esquisse de ce mémorable travail ; son exécution a duré 18 ans, à cause des accidents qui l'ont traversée. Deux fois la Tamise est entrée dans* le tunnel. On lui a refait un lit artificiel en noyant des masses d'argile, et reprenant ensuite l'opération. Le prix de revient a atteint le chiffre exorbitant de 46 000 francs par mètre courant.
Depuis lors, un nouveau percement a été exécuté par Barlow, près du premier, avec une section ronde de 2",13 de diamètre seulement (*). Il a été achevé en un an, sur 405 mètres de longueur, et avec un prix de revient de mille francs environ par mètre courant; c'est-à-dire moitié moins cher que la première opération, en les rapportant toutes deux au mètre carré de section.
Je citerai enfin, parmi les moyens qui peuvent être employés * pour le percement des tunnels dans les terrains aquifères, l'emploi de l'air comprimé, qui sera indiqué plus loin (n° 342).
(<) Le nouveau tunnel sous la Tamise [Annaleë de$ ponts et chaunéts^ juin 1870. --^ Rev, univ. d. m. et k., 1'% XXIX, 178).