PERCEMENT DES TUNNELS. S
la place de celle maçonnerie, et disparaissant pièce par pièce
Fig. tu. Tunnel de U Tamise (conpe longitadlnilc).
pour la pose de celle-ci , tandis que le cintre intérieur ne s'en-
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lève qu'au moment où l'arceau correspondaut de muraillement a fait prise.
On ouvre d'abord à la base une petite galerie au poussage, puis on bat au large, en enfonçant des palplanches sur tout le périmètre autour du cintre métallique, et attaquant le front de taille par gradins. Ces derniers sont maintenus par les difTérentes parties du bouclier, arc-boutées par des poussards à vis contre les arceaux métalliques.
TERRAINS COVIiANTS
808 — Méthode de Brunel. — Ces derniers procédés deviendraient eux-mêmes impraticables dans un terrain aquifère et coulant. On en est alors réduit à la méthode introduite par Brunel. Il s'agissait pour lui de pratiquer sous le lit de la Tamise, dans un sol absolument détrempé et sans aucune consistance, un vide rectangulaire de 6",85 de hauteur sur H",55 de largeur, pour y inscrire deux cintres murailles (fig. 240).
Le principe suivi reproduit, avec les modifications suivantes dans l'exécution, celui qui a été indiqué au n"" 295. Le bouclier était formé d'un châssis métallique unique pour tout le front de taille (fig. 241), divisé en 6 travées verticales et 6 rangées horizontales, c'est-à-dire en tout : 36 compartiments. Chacun de ces derniers était fermé par une série de madriers métalliques, arc-boutés contre le châssis par des poussards à vis ; sur le périmètre du bouclier régnait une garniture latérale appuyée contre l'extrados de la tête du muraillement.
On faisait avancer, à l'aide des vis, chacun des boucliers. Lorsqu'on arrivait à un refus complet, on soulageait la plaque, en laissant couler un peu de boue par des . orifices d'une fermeture facile. Les 56 boucliers partiels étant ainsi avancés par rapport au châssis, il restait à mettre celui-ci en mouvement pour les rejoindre. On y arrivait à l'aide d'une autre série de vis, qui prenaient leur point d'appui sur la tête de la maçonnerie, et que l'on