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lies choquantes. Le coup est plus sec pour le fin, plus adouci pour le gros.
L'amplitude de l'écart influence également le mouvement pendulaire. Elle est, en général, de 0™,20 avec tendance à diminuer en même temps que la grosseur du grain.
L'inclinaison de la table varie dans le môme sens, et se tient entre 1/20 et 1/25. On la fait varier en raccourcissant, à l'aide d'une vis, les chaînes du pied de la table.
La quantité d'eau diminue aussi avec le calibre des matières, ainsi que le chiffre de la production.
La table à secousses fait, comme le bocard, un vacarme qui tend de plus en plus à la faire bannir de toute laverie soignée. On peut, en outre, lui reprocher une certaine confusion, en ce que, si la classification effectuée par le mouvement remontant procède d'après la densité, il subsiste, dans la descente produite le long de la table par l'entraînement du courant, une tendance au classement par équivalence. Mais cette imperfection a été écartée, de la manièix* la plus heureuse (*), par M. de Rittinger, dans l'appareil suivant.
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1368 — Tables de Rittinger, — Le principe de la table de Rittinger (*) consiste à séparer les deux effets précédents suivant deux sens rectangulaires, au lieu de les laisser se confondre dans la même direction. La lavée est donnée sur une petite largeur horizontale, voisine de l'un des angles supérieurs de la table (fig. 814, 815, 816) dont un courant d'eau balaye toute la largeur. L'inclinaison de la surface entretient, jusqu'à la partie inférieure, cet écou-
(') On a imaginé une combinaison analogue, mais plus compliquée, et moins satisfaisante, dans le seizheerd (Matrot, Annales, 6*, XU , 365). La surface plane qui reçoit les secousses, pendant que les matières y voyagent, est une tôle perforée, soumise par-dessous au pistonnage, comme dans le criblage à la cuve.
Je mentionnerai de môme le lavoir Artois (CRM, 1880, 185). Le classeur est inunergé dans une cuve pleine d'eau, jusqu au niveau de l'axe du heurtoir, contre lequel il éprouve, par minute, 320 à 350 secousses, d'une amplitude de 4 à 7 millimètres, suivant la grosseur des schlarams charbonneux, dont on traite environ 35 tonnes en dix heures. I^ tamis qui forme le fond du lavoir est constitué par une tôle perforée de 3 millimètres, sur laquelle est rivée une seconde tôle de cuivre de 1/2 millimètre. On a annoncé que des poussières, à 25 % de cendres, avaient été ainsi ramenées à 5 ou 6 %, avec un rendement de 80 %, et en isolant des stériles à 75 % de cendres.
(•) Rev. univ. d. m. et m., 1'% IV. — Henry [Annales, 6% XIX, 364).
LAVAGE SDR LES TABLES. 81 ï
lement qui influence les matières (n° 1354) d'après le produit ca-^ ractéristique /(8 — i). Les secousses sont imprimées dans le sens transversal, et non plus, comme tout à l'heure, suivant la direction longitudinale. Dès lors, si l'abscisse du parcours du grain varie d'après l'équivalence, l'ordonnée procède plutôt d'après la densité.
Or la loi de variation de l'abscisse n'a d'effet que sur l'époque, plus ou moins prochaine, à laquelle le corps parviendra au pied de la table; et une fois que les grains sont réunis dans l'auge, il n'y reste aucune trace de ces inégalités dans la durée de leurs séjours respectifs sur l'appareil. Au contraire, la plus ou moins grande rapidité de croissance de l'ordonnée, pendant le trajet qui s'accomplit depuis le chevet jusqu'au pied de la table, a pour résultat que le grain, parti d'un coin de cette dernière, parviendra jusqu'au côté opposé, ou qu'il restera, au contraire, dans les environs du côté aboutissant à ce point de départ, ou encore qu'il atteindra telle ou telle zone intermédiaire. Si donc on dispose, à la partie inférieure, plusieurs auges séparées, pour recevoir les matières qui y parviennent par des trajectoires plus ou moins tendues, on recueillera, dans ces récipients, des dépôts de natures distinctes (*). La séparation s'accuse de bonne heure, par des traînées paraboliques d'aspects caractéristiques. On les dirige vers les diverses auges, à l'aide de raclettes mobiles, qui permettent de choisir, avec précision, les limites de chacune des catégories, que l'on veut isoler dans ces divers compartiments.
On observe que les matières les plus riches sortent à l'extrémité du côté inférieur, qui est opposé, en diagonale, au point d'entrée. Ce fait peut s'expliquer de la manière suivante. L'équation (1) du mouvement horizontal montre que l'accélération est essentiellement négative, car on a, bien entendu, 3 > 1. Nous mettrons donc son signe en évidence sous la forme :
dv Ht
(*) On remarquera l'analogie de cette ingénieuse combinaison avec celle qui est em« ployée dans le lavoir d'Uren (n« 1361).
On voit ainsi que la valeur absolue décroit lorsque î augmente.
pourvu que l'on ait :
Fig. SU. Tabto de Riltinger (.^oupe loDgltudinile).
Fig. SIS. Table ds Itillingcr (coupe traïuveraile).
Ce seront donc les grains les plus denses qui seront le moins raleotis et qui, par suite, prendront l'avance, si l'on a :
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c'est-à-dire pour des sortes suffisamment fines, qui sont précisément celles que l'on traite sur les tables de Riltinger.
Remarquons, en outre, que l'influence descendante du courant d'eau s'exerce plus énergiquement, à égalité de grosseur, sur les matières légères, ce qui tend à courber encore davantage leurs trajectoires, et à les rapprocher de la ligne de plus grande pente. Cette action est surtout marquée le long du cûté opposé à celui de l'entrée, en raison de l'accumulation d'eau, que les secousses tendent à y produire. Il en résuite un courant plus rapide, dans cette
FIg. BIS. Table ds RilUnEer (prQJeclion horiiontale],
région, et de plus en plus accusé vers le bas. ce qui fournit i complément de lavage utile à la purification finale.
1869 — Tel est le principe, extrêmement ingénieux, de ce remarquable appareil. Autant la (able ordinaire à secousses tend chaque jour à disparaître, autant celles de Rittinger sont en voie de développement. C'est un excellent hnisseur, qui peut être considéré comme un véritable instrument de précision. On y traite des schlamms très fins ('), à l'aide d'un grand nombre É
{') Cependant, lu delà d'an cerUia degré de lènuité, l'inllueiice n'est plus
8i4 PRÉPARATION MÉGANIQUE DES MINERAIS.
jusqu'à 200 et 300 par minute, quand il est nécessaire, et sur une amplitude qui n'excède pas 1 centimètre. Le mouvement pendulaire dû à la pesanteur serait trop lent pour ramener la table avec une telle fréquence. On lui substitue TelTel de ressorts, formes de caoutchouc, d'acier, ou de simples lames de bois superposées.
On a fait beaucoup d'essais, relativement à la matière dont il convient de constituer ces organes. Le bois se gauchit, la tôle ou la fonte rabotée s'oxydent, le verre se fend par la dilatation due aux différences de température; la pierre d'un grain fin, sciée et poncée, le marbre poli, sont du meilleur usage.
On a soin de disposer, en travers de l'écoulement, une ou plusieurs lames obliques, afin de déterminer, dans la surface de l'eau, une ride destinée à faire chavirer les petites lamelles de matières très clivables, que leur finesse rend capables de flotter, sans toucher la table, et, par suite, sans participer au traitement.
Les fondations sont très soignées, et les butoirs s'y trouvent encastrés, pour être dans l'impossibilité de s'écarter. Les tables ont 2"*,50 à 5"',00 de long, sur 1",50 à 1"^,70 de large, et 3à 6 degrés d'inclinaison. La consommation d'eau est de 10 à 20 litres par minute, suivant la finesse des schlamms. La production varie depuis 3 tonnes jusqu'au double.
CLASSEHENT MAGKETIQLE
1370 — Le principe du classement fondé sur l'attraction par les aimants reste naturellement très limité (*). 11 convient principalenette. Les forces de capillarité entrent alors en jeu, et les tables se graissent, par la viscosité du produit. On est alors obligé de s'en tenir & l'emploi des tables tournantes, avec des tuyères d'un jet assez puissant .pour décaper nettement les surfaces.
('] Cette action élective tranclie, par sa nature absolument spéciale, sur le caractère de généralité des procédés précédents, dont nous l'avons séparée, pour ce motif, en Fexposant en dernier lieu. Sous ce rapport, et uniquement au point de vue de la coordination des idées, on peut rapprocher cet emploi d'une influence particulière, de celui de l'amalgamation pour aider à la préparation mécanique des minerais d'or (n«* 1335 et 1348) On peut même, dans cette voie, y rattacher encore, par la pensée, l'afllnité dissolvante
ment au fer oxydulé (*), et, accessoirement, à certaines pyrites magnétiques de fer ou de nickel. Parfois le grillage, avec coup de feu, communique cette propriété au résidu de certaines espèces minérales, qui ne la possèdent pas par elles-mêmes. C'est ainsi que l'on grille la blende à Przibram (*), et dans certaines mines allemandes de zinc et de carbonate de fer. On agit de môme pour les minerais d'étain imprégnés de mispickel, dans le Cornwall et à la Villeder (Morbihan), pour soumettre ensuite, aux trieuses magnétiques, les produits de cette opération. On a également employé ces appareils dans de grands ateliers de constructions mécaniques, tels que ceux de Cail, pour recueillir la limaille de fer.
La trieuse Vavin f) comprend deux cylindres tournants, étages l'un au-dessus de l'autre (fig. 817, 818). Leur surface est formée d'anneaux alternatifs de fer doux et de cuivre. Les premiers sont en contact avec des barreaux aimantés, disposés suivant les rayons. Les anneaux de cuivre ou de fer du second cylindre correspondent inversement à ceux du premier. De cette manière, les sables versés par la trémie supérieure ne peuvent manquer de rencontrer une surface magnétique. Les parties attirables adhèrent au fer, en glissant sur le cuivre; les autres tombent dans un récipient inférieur. Des brosses fixes nettoient les surfaces remontantes, chargées de particules ferreuses.
de l'eau pour le sel, qui est mise en jeu dans la méthode du Salzkammergut (tome I, p. 423), ou dans celle du sondage (tome I, p. 138), pour réaliser le débourbage et la séparation, au chantier même, du produit utile et de l'argile à rejeter, en évitant le transport de celte dernière. C'est encore, au fond, de la préparation mécanique, singulièrement détournée, à la vérité, du caractère ordinaire de ses opérations, mais pas plus, cependant, que ta méthode d'eiploitation^ et les procédés d'évacuation au dehors ne le sont, dans le même cas, des moyens ordinaires d'abatage, de roulage et d'extraction.
(') Sables ferinigineux de l'ile de la Réunion (Debette, Annales), — Séparation du fer et de la blende à Friedrichssegen près Oberlabnstein (Bulletin de V Association scientifique de France^ septembre 1884, 407).
0 Henry, Annales^ 7», H, 293. — E. Clark, Trieuse magnétique de Przibram (Bulletin du Musée de V industrie de Belgique^ décembre 1881).
(') Trieur magnéto-mécanique Vavin (Bull, Soc. d'enc.^ 3*, HI). — Habets, Rapports du jury international de l'exposition de 1878, groupe VI, classe 50, p. 251. — Trieuses magnétiques Vavin, Siemens, Edison (Mining Journal, 15 octobre 1881). — Vavin's magnetiscber Séparations kpparvii (Œsterreichische Zeitschrift /*. B.u. IL, 1879, 154). — Erzseparator (GEsteireiçhische Zeitschrift, 1882, 73). — Bulletin de l'Association scientifique de France, 1*' octobre 1882, p. 412.
810 PRÉPARATION MÉCAniQUE DES HI.IERAIS.
La trieuse de Przibram présente un dispositif un peu différent. 500 petits aimants, en fer à cheval de O'.OS de longueur, ont leurs extrémités noyées dans une enveloppe cylindrique en bois, et font saillie à l'intérieur. On y verse le mélange de blende grillée et de minerai de fer, en grains calibrés d'un millimètre. De légères secousses contribuent à détacher la blende qui pourrait adhérer aux aimants, et n'y laissent que la partie magnétique- La vitesse est de 5 révolutions seulement par minute.
Kg RIT SIS Tilpuse magnétique TitId (coupe cl éléiali
Dans la trieuse de Sella employée pour les minerais de cuivre el de fei de Travei-selles une courroie sans fin de transport amène les matières a passer, en couche mince, très près du point le plus bas d'une roue verticale, formée d'électro-aimants. Des commulateurs permettent de recevoir le courant dans les bobines de la partie inférieure, et de les désaimanter, dès que la rotation les écarte de cette région. Elles s'y chargent donc de parcelles magnétiques, pour les abandonner plus loin.