AV
si V désigne le volume engendré.
Finalement donc, nous poserons l'égalité
i. x>îY-« = 5000*V,
d'où Ton déduit pour le volume engendré
8!B9 — Dimensions du qflindre. — L'allure des cages variant avec le rayon d'enroulement, nous avons vu que leur vitesse moyenne V correspond au rayon R de la rencontre (n** 789, éq. H), c'est-àdire à un déroulement égal à ttR pour une course simple du piston. Si donc w marque la vitesse moyenne de ce dernier, déduite du nombre de coups doubles et de la valeur de la course, w correspondra à la longueur / parcourue pendant le même temps, et Ton aura la proportion :
V irR
d'où l'on déduit la course :
nliw
On connaîtra dès lors le diamètre d du cylindre par la relation :
c'est-à-dire (4) (5)
830 — Nombre de tours. — Souvent, au lieu de donner directement la vitesse moyenne linéaire w du piston, on fait connaître le nombre de tours m par minute. C'est une donnée équivalente, qu'il est facile de rattacher à la précédente.
En effet, si l'arbre fait m tours par minute, ou ^ par seconde, le piston parcourt un même nombre de fois la double course 2/, c'est-
Tïil
à-dire le chemin total ^« Or ce chemin définit précisément la vitesse moyenne. On a donc :
ml '
d'où l'on déduit inversement :
La connaissance du nombre m de révolutions par minute et celle du nombre de chevaux déterminent le travail effectif à fournir par tour, ou par cylindrée. Comme nous possédons de plus le volume V de chacun des cylindres et le timbre k de la chaudière, les formules de la théorie générale de la machine à vapeur permettront d'en déduire le degré de détente à employer, ou, si l'on veut marcher en pleine pression, l'étranglement à effectuer sur la vapeur fournie par le générateur. De cette manière, on conciliera les exigences d'ordre statique et d'ordre dynamique, auxquelles la machine doit pouvoir satisfaire.
831 — Éléments numériques. — Ces divers éléments doivent d'ailleurs rester renfermés entre des limites que la pratique a consacrées, et dont il y aurait souvent inconvénient à s'écarter sensiblement. Si donc, dans l'établissement d'un projet, quelqu'un des résultats du calcul arrivait à les franchir d'une manière notable, il conviendrait d'en remanier les éléments, en modifiant par tâtonnement les arbitraires, jusqu'à ce que toutes les valeurs à la fois fussent convenablement acceptables^
La course / du piston reste comprise entre 1 et 2 mètres, plus près, en général, de la limite inférieure que de l'autre.
La valeur du diamètre d s'étend de 0*°, 50 à 1 mètre.
La vitesse moyenne w du piston varie très peu, et se maintient entrel»,50etl",50.
La vitesse v, très modérée pour les bennes non guidées, esl alors restreinte entre 1 mètre et l^jSO. Elle varie ordinairement de 4 à 8 mètres pour les cages guidées, et a même été poussée jusqu'à i^ et 15 mètres. On marche couramment en Angleterre à raison de 10 mètres par seconde (*). On peut dire d'ailleurs, d'une manière générale, qu'il est plus rationnel de mener vite de petites charges que de manœuvrer lentement de lourds enlevages. On arrive, par ce moyen, à effectuer le service avec de moindres poids morts, et, comme conséquence, avec des câbles moins dispendieux et moins fatigués.
Le nombre 2N de tours reste ordinairement compris entre 15 et 30, bien qu'on l'ait poussé jusqu'à 75.
La force en chevaux ne comporte, pour ainsi dire, pas de minimum. On l'a d'ailleurs poussée souvent à plusieurs centaines de chevaux. Il s'est même produit, sous ce rapport, des excès incroyables, dont nous avons donné ci-dessus un exemple (n^ 812, note).
SSZ — Quant au tonnage, il est également des plus variables. On considère comme de petites extractions celles qui élèvent 150 à 200 tonnes par jour. On en rencontre fréquemment de 300 à 500 tonnes. On peut citer un certain nombre d'exemples de 1000 à 1200 tonnes utiles. En y comprenant l'eau, les hommes, les maténaux, on a réalisé très exceptionnellement des résultats de 1500 et 1600 tonnes, et même, paraît-il, à Newcastle, le chiffre exorbitant de 1750 tonnes.
Dans une juste mesure, la tendance actuelle au développement de la puissance des puits d'extraction est rationnelle, et bien en rapport avec l'emploi des tractions mécaniques. Mais il est permis de se
(') A Rosebridge, la vitesse moyenne est de 15 mètres. Elle atteint, à Tinstant du maximum, 26 mètres par seconde. (Naudce Luuyt, AntiaUê^ 8*, V, 74.)
demander, si Ton n'est pas sur le point de tomber, à cet égard, dans une grande exagération. Les doubles services d'extraction installés sur certains puits en augmentent démesurément les dimensions horizontales. D'autre part, avec un service unique trop surmené, on arrive à des vitesses vertigineuses qui ne sont pas sans dai^er. Enfin la trop grande concentration sur un petit nombre de puits, d*un tonnage exagéré, augmente l'influence des chômages déternninés par les moindres accidents, qui surviennent soit dans l'extraction verticale, soit dans les tractions mécaniques destinées à Tali* monter.
Je terminerai ces indications numériques par le tableau sui^* vaut (*) :
(') Dressé à Taide des documents Insérés par M. Pernolet dans Façenda-Ounod pour les mines (1882, 106 et 116).
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