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CHAPITRE XXXVI

APPAREIIiS D'EXTRACTION OSCILLANTS

86» — Le système pneumatique dont nous venons de nous occuper constitue un procédé d'extraction sans câble. On a également imaginé, dans le même but, des engins compliqués sur lesquels je passerai rapidement, d'un côté parce qu'ils présentent une gi'ande analogie avec les fahrkunst dont nous nous occuperons plus tard (n* 1259), et surtout parce qu'ils ont été complètement abandonnés.

En 1849, M. Mehu a inauguré à Ânzin le principe des appareils à taquets (*). Que Ton se figure à cet égard (fig. 548) une série de clichages équidistants, que j'appellerai A, disposés sur toute la hauteur du puits, de manière à pouvoir être soulevés et effacés par le chariot qui se présente par-dessous, mais à l'arrêter, au contraire, dans son mouvement descendant. Imaginons, de même, deux poutrelles régnant du haut en bas, et portant un système analogue de clichages que je désignerai par B. Ces longuerines sont animées d'un mouvement vertical de va-et-vient, sous l'action d'un moteur établi à la surface.

Si un chariot plein repose actuellement sur le n' clichage B^, les tiges, en montant, l'amèneront à soulever le n -f- 1* clichage

(*) Annale*, 4*, XX, 3. ~ Ponson, Traité de l'exploitation des mines de houille, UI, 327. — Cil irjanYier et février 1874.

fixe A.„ +

qui retombera aussitôt après son passage. Les poutrellos se dérobent alors dans une oscillation descendante, maïs le wagon ne peut les suivre. Il est immédiatement lelenu sur les taquets A,^, . Bientôt ii sera rencontré, sur son bord supérieur , par ta face inférieure des taquets B,+|. Ceux-ci basculeront par l'efTel de cet obstacle , s'effaceront pour passer le long de sa face verticale, et reprendront ensuite, au-dessous, leur position horizontale. Les longuerines remontant de nouveau,

Hl^ 1 6,^1 saisit le véhicule par-dessous, et f n" pJ le monte, jusqu'à ce qu'il rencontre de

bas en haut le clîchage A, + „ l'efface, et passe au-dessus, en le laissant retomber suivant l'horizontale. Lorsque le système de tiges redescend de nouveau, le wagon reste sur les taquets A,^,,. et les mêmes effets se reproduisent consécutivement. La benne pleine linit ainsi par arriver à la partie supérieure.

La descente des wagons vides s'opère dans une autre travée, à l'aide d'un second système de tiges et de clichages un peu plus compliques.

Les taquets des tiges mobiles, après avoir déposé le chariot sur des clichages ûxes s'effacent par la rencontre d'un obstacle, de manière à ne pas le reprendre en remontant ; -j. . . i^g puis ils retombent en place plus loin,

flpniPr ,^4 «fi" d'aller saisir le véhicule supé-

Fig 548 Appareil Vchu rieur.

863 — M. Bource a imaginé un dispositif à double effet, en employant deux couples de tiges» dont les unes montent, pendant que lés autres descendent. Il n'existe plus alors de taquets fixes, et le wagon qui vient de monter avec une paire de longuerines, se trouve déposé sur les taquets de l'autre, qui vient de descendre et, par suite, va remonter. De cette manière, il n'y a pas de stagnation pour le chariot entre chaque manœuvre, et l'ascension est rendue deux fois plus rapide.

M. Schultz avait disposé, à Ronchamp, un système analogue le long d'un plan incliné, circonstance qui était de nature à en augmenter encore la complication.

M. Ehrenger (*) en avait cependant amélioré le fonctionnement, en commandant tous les clichages à l'aide d'une tringle, au lieu d'en abandonner la manœuvre à leur propre poids.

M. Guibal (') a encore proposé un système analogue, dans lequel les couples de tiges oscillantes actionnent des planchers sur lesquels repose le wagon. Il passe alternativement de l'un à l'autre des deux systèmes, en raison d'une inclinaison que prend spontanément le plancher, en ariuvant à la fm de l'oscillation, et qui détermine le roulement du véhicule jusqu'à l'autre travée. De cette manière, le wagon plein se place, à chaque étage, sur celui des deux planchers qui est sur le point de monter. Il parvient ainsi jusqu'en haut, tandis que, sur une autre voie, le wagon vide se trouve incessamment sur le plancher qui va descendre, ce qui le conduit au fond.

M. Houdailie (') a dernièrement proposé un système analogue, dont les taquets s'effacent par un mouvement de rotation.

Disons enfln que des appareils oscillants ont fonctionné autrefois en Suède, aux mines de Polhammar (*).

864 — Toutes ces inventions ont mis en évidence l'ingéniosité de leurs auteurs, pour lutter contre les difficultés d'exécution. Mais elles présentent une telle complication, dans un service où lés prin-

(«) Annales, A\ XX, 43.

(«) Ponson, TraiU de Vexplùitation de$ mineê de houille, III, 337.

P) Écho des mines, 1877, 325. — Uabets [Hev, unh, d. m. et u., 2-,* XI, 115).

(*) Bev. univ. d, m. et u., l™, Vï, 377.

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cipaies préoccupations doivent être celles de la simplification, de la sécurité et de la rapidité, qu'elles ont partout disparu. Inactivité toujours croissante de Textraction leur créerait évidemment des conditions de plus en plus défavorables.

On comprend, en efTet, que ces innombrables articulations sont exposées à s^encrasser par la poussière, à se rouiller sous Tinfluence de Teau, à perdre leur aplomb par les mouvements du terrain. Or il suffît qu'une seule d'entre elles cesse de fonctionner, pour tout entraver, et déterminer un arrêt plus ou moins prolongé (*).

M. Taskin (*) avait modifié la donnée précédente, en conservant une machine à molettes et à câbles, qui dessert, dans les conditions ordinaires, un étage supérieur de profondeur A, et manœuvre en outre, à l'extrémité des câbles, deux tiges de longueur H — A, si H désigne la hauteur totale du puits. Ces longuerines portent des paliers distants entre eux de la longueur A, et oscillant avec elles sur cette hauteur /i, entre des recettes consécutives pratiquées dans les parois du puits, et destinées au déchargement du wagon vide, pour le remplacer par un chariot plein, ou réciproquement.

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