VI
Vig. 626. Pompe sans limite IVudhomme.
remplir l'espace engendré par le double piston. Un volume égal est donc encore indispensable, en raison de Tinsuffisance de celui-ci, et il arrive du puisard par le clapetd'introduction.
La même régularisation s'obtient encore avec la pompe différentielle de Kirchweger (*).
Imaginons que le piston creux d'une pompe élévatoire soit muni d'une grosse tige, dont la section soit égale à la moitié de celle du cylindre.
Pendant la course descendante , l'introduction de cette sorte de plongeur dans le sein de la masse liquide chassera du corps de pompe la moitié du volume d'eau .
Dans la course ascendante, le piston soulèvera tout ce qui reste, c'està-dire l'autre moitié.
(') Burat, Supplément au Cours (t exploitation des mines , 78. — Zeitsckrift DHS, XXH, 179 ; XXni, 67. — OEslerreichiêche Zeitschrifl fur Berg und Hûttenwesen, XIV, 301.
— Berg und Hûttenmànnisches Jahrbuch der OEsterr, Ungar, Bergakademieen^ X](IV, 311.
P9MPE8 A ■■rtll.«l«lll SB VAPBVB
067 — Fultùmèire. — On désigne sous le nom générique de pompes (I impuhion de vapeur toute une classe d'engins, dans lesquels les distributions cinématiqucs ont été supprimées, et remplacées par le contact direct, s'opérant aux instants voulus, entre la vapeur et l'eau ('),
Ou ne peut nier, d'une pari, que la simplification qui résulte de la suppression d'organes nombreux et compliqués, ne soit un avantage sérieux pour des appareils d'épuisement secondaires , mal situés dans des cavités d'accès difiicile, et exposés à être noyés.
D'un aulrp cflté, il est également évident que ces distributions seront plus capricieuses, et d'un jeu moins certain, que celles qui sont commandées par des connexions géométriques. En outre, la consommation de vapeur sera naturellement élevée, et le rendement défectueux. Ces appareils agissent en effet sans détente, et au contact di; parois périodiquement refroidies par le contact de l'eau. On peut s'attendre à dépenser ainsi de trois à cinq fois plus de vapeur qu'avec une boime pompe ordinaire.
Le premier exemple de l'application de ce principe original remonte à Manoury d'Ectot. On peut citer, dans le même ordre d'idées : le pulsateur Brctonnièrc('), la pompe universelle de HaywardC), la pompe ParkiTel WestonC), lepulsomètre Degotlial, la pompe pulsoraétrique Clermont('), le pulsomètre de Hall('), etc.
{■) Nous relrouverons une acIioD analo^e dans le lavoir i vapeur de M. Haximitien Evrard (chap. liiI.
[•) Bail, min., 2", ÏHI, 8i*- — Hirsch, Rapport! du jury iiUemafional de CExpotion de 187S, çrojpc VI. dusse 54, p. 257.— Casalooga. Chronique iiidustrielU, 1S78, S63.
1=) K«ffi»eirrHtj. 187S,1I.45.
Cl Engineering, 1876, II, 120.
{') Cfilf, 18S0, 190.
(*) Bull. iain-.»,ym.Ui. — CRM. mO. m, Brau\e\n. — Journal dee mina, un, fiV. — llirecb. Rapport» du jurjf inlemational de lErpotUion de 1878, groupe VI, claEse 54. p. 256. — De Haupeou, Journal de mathématique» pures et appliquée*, auûtlKSO. — C. Eichlcr, iiber Puleomiter, Berlin, ifili. — Œitareickitcke Zeiteekrifl fàr Berg und UOltenaeien, 1880, 28»; 1K83. 370. — Zeittchrift BUS, XIV. 235; XXVl*
968 — Dans ce dernier appareil (Gg. 627), deux récipients, en forme de poire, sont réunis, par la base, au tuyau d'aspiration d'eau, ainsi qu'aux conduites élévatoires, et, dans la partie supérieure, à l'arrivée de vapeur. Un boulet métallique, en se portant alteraativement d'un côté à l'autre, permet l'admission du fluide moteur
dans chacune de ces capacités successivement.
Supposons, pour fixer les idées, que ce clapet vient de fermer le second compartiment, tandis que le premier a été préalablement rempli d'eau. La vapeur refoule ce liquide.
Elle éprouve, bien entendu, une condensation partielle, mais dont l'importance se limite à l'influence d'une couche d'eau superficielle, en raison du peu de conductibilité de ce fluide. De plus, une certaine couclie d'air aspirée à chaque coup, comme nous allons le voir, vient se loger sur la surface libre, qu'elle tend, pour le moment, à séparer de la vapeur. Le niveau s'abaissant progressivement, par suite du refoulement dans la conduite montante, la forme évasée du récipient, en augmentant peu 5 peu la section, réduit, en raison inverse, l'épaisseur du matelas d'air interposé. Lorsque ce dernier, ainsi aminci, parvient à l'ouverture du tuyau de refoulement, l'air barbote et s'échappe. Il s'ensuit une secousse générale, et un contact plus complet entre l'eau et la vapeur, qui subit par là une nouvelle condensation. Le vide ainsi produit dans cette capacité ramène le clapet d'évacuation, ouvre celui de l'aspiration et rappelle, d'autre part, le boulet qui, pendant toute celte phase, n'a pas cessé de
KL'. 6i7. Pulsoiiièlro.
376; XXVni, 247. — Proceedings of the Itistitution of civil Engineers, LYI. — Engineenng, 1876, U, 56.
On peut encore rattacher à ce principe la pompe Gensoul, dont l'action est produite par une condensation de vapeur (Oebette, Annale*, 6*, I, 633). Mais cet appareil, qui a rendu des services dans certaines industries pour lesquelles l'eau a besoin d*ètre chauffée, ne parait pas avoir été employé dans les mines.
MOYENS WVERS D'ÉPUISEMENT. 527
fermer le second récipient à son collet supérieur. La condensation se complète dans le précédent, et l'eau s'y trouve aspirée du puisard ; mais, avant elle, un peu d'air, qui formera tampon de choc au moment où le liquide parvient à la partie supérieure, et, en outre, jouera, dans la course suivante, le rôle séparateur dont il a été question. Tout recommence alors, avec interversion des rôles entre les deux compartiments.
Cet appareil est très commode. Ses moyens d'installation se réduisent, au besoin, à une simple chaîne de suspension, servant à le descendre dans une cavité inaccessible, et à le remonter en temps et lieu. Il peut marcher noyé, et n'a qu'un très petit nombre d'organes, lesquels sont libres et incessamment lavés. La suppression des frais de graissage vient en déduction de l'excédent de dépense de vapeur. Le pulsomètre peut fonctionner entre les limites de 2", 50 à 5 mètres de hauteur, pour l'aspiration, et de 10 à 50 mètres, pour le refoulement.
969 — Élévateurs à ajutages. — On peut rapprocher de ces actions de contact statique entre l'eau et la vapeur, le fonctionnement dynamique de ce fluide dans les élévateurs Friedmann, Kôrting, etc., à ajutages convergents-divergents, dérivés del'injecteur Giffard (*). Au lieu d'avoir, comme dans ce dernier appareil, à forcer l'entrer d'une chaudière malgré la pression intérieure, on a, dans le cas actuel, à surmonter le travail de la pesanteur pendant l'ascension.
Ces appareils se recommandent par leur faible volume, la facilité de leur installation, et, surtout, de leur transport à l'étage supérieur, quand on se trouve, dans le fond, gagné par les eaux. Ils pèchent, comme les précédents, sous le rapport de la consommation de vapeur (').
(1) Bull min., 2% I, 559. — CRM, 1879, 24«. — Zeitschrift BHS, XVII, 67. — Zeilgehrifî deê Vereins deuUcher Ingeti., IX, 256. XVH, 757. — Berg und HûUenmàH' nitche Zeitung, 1871, 547.
(') Ainsi que nous l'avons fait remarquer ci-dessus (n" 967, note 8), cet inconvénienl, qui s'atténue dans certaines branches d'industrie, pour lesquelles la température communiquée à l'eau vient en déduction de dépenses ultérieures, comme dans les établissements de bains, les teintureries, etc., ne trouve plus, dans l'épuisement des mines. In même compensation.
ë5 POMPES A AIR COMPRIMÉ
970 — 11 est naturel, en ce qui concerne l'action directe du fluide moteur sur la surface de Teau, de chercher à remplacer la
vapeur, qui est condensable, par l'air comprimé, qui ne présente pas le même inconvénient
Cette application à l'épuisement des mines remonte à l'année 1755. C'est à cette époque que la machine de Héron d'Alexandrie (*) a été employée par Hôll, au puits Amélie des mines de Schemnitz (*) ; mais elle en a disparu depuis cette époque, et a cédé la place à une machine à colonne d'eau.
Pour concevoir son fonctionnement, imaginons qu'une galerie d'écoulement A (fig. 628) (') permette de créer une chute motrice dans un puits de l'amont-pendage, et, en môme temps, d'évacuer les eaux de l'aval-pendagc que l'on y relèvera du puisard , où elles se concentrent dans l'étage inférieur. Les eaux motrices parviennent, par le tube B, à la base d'une capacité C, dont la partie supérieure communique, à travers le tuyau D,
Fig. 628. Fontaine de Hcrun,
mines de SchcinniU (diagramme schématique).
(*) Pneumatiques de Héron d'Alexandrie, traduction de A. de Rochas (Bulletin de la Société de statistique, des sciences naturelles et des arts industriels de Vlsère, 3* série, t. XI, 1882).
{*) Mémoires de ^ancienne Académie des sciences^ 1760, p. 160. — Jars, Voyages métallurgiques, n, 155, pi. XIII.
(^) La machine que représente ce dessin schématique, remontait environ 500 mètres cubes d'eau par jour, sur une hauteur de 53 mètres, et sous une chute motrice de 46 mètres, a?ec un rendement d'environ 50 0/0.
avec le sommet du récipient E, alimenté directement par le puisard. Elles refoulent ainsi Tair de l'espace C, et le mettent en tension dans le conduit D, de manière à équilibrer, dans la bâche E, le poids de la colonne liquide F, qui s'élève de ce point jusqu'à la galerie.
Lorsque le récipient C a fini par se remplir d'eau, les clapets G et H, en se refermant, viennent couper les deux colonnes liquides. En même temps, l'ouverture successive des soupapes I et J permet, d'une pari, d'évacuer dans la galerie le liquide qui vient de fonctionner dans la caisse C, et, en môme temps, de remplir de nouveau la bâche inférieure. Tout est prêt alors pour une nouvelle opération,
971 — L'application de l'air comprimé à l'épuisement a repris un nouvel intérêt, depuis que ce puissant moyen d'action fait partie de l'outillage d'un grand nombre de mines, el leur est fourni par des compresseur spéciaux, établis au jour. M. Légal (*) a construit
\CJApetdentauie
Ai
Fig. 629. Appaicil Liàbet, à air cuiiiprimé.
récemment un appareil d'épuisement basé sur l'emploi de l'air comprimé. M. Jarre(') y a fondé également le principe de sa pompe hydropneumalique , très ingénieuse, mais dont le mécanisme serait trop délicat pour les mines. L'appareil de M. Lisbet leur est, au contraire, spécialement destiné.
(«) Bull. 7nin., 2% VIU, 303.
(*) Halon de la Goupillière [DulL Soc. iVenc, 3», l, 377). 31. — Les Mondes^ XXX, 66.
llevue indus Irielle^ 1874,
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■rr.:>
330 ÉrUISEMKNT.
Un récipient en (ôle (fig. 629), ayant été rempli d'eau, à l'aide du clapet ménagé à cet effet, tandis qu'un ajutage laisse échapper l'air, ces deux soupapes se referment ensuite. On admet alors l'air comprimé sur la surface du liquide, qui se trouve refoulé dans la conduite montante, à travers un clapet de retenue, appliqué jusquelà sur son siège par le poids de la colonne. Quand le niveau s'abaisse au delà d'un certain point, l'admission se ferme, soit au dernier moment, soit un peu auparavant, si l'on veut utiliser la détente et amortir la force vive ascensionnelle. On laisse alors échapper l'air comprimé, et l'eau de la bâche s'introduit par sa pression; puis tout recommence.
On remarquera que l'échappement peut, au besoin, contribuer à renouveler l'air de cavités malsaines. Mais il est clair que la hauteur d'eau, qui ne peut dépasser 10 mètres par atmosphère de pression effective, reslera forcément limitée dans cette application.
9756 — Pompe Parson à impulsion hydraulique. — Je citerai encore, dans le même ordre d'idées, une conception plus originale sans doute que pratique, mais qui fait naturellement suite aux précédentes, en ce qu'il s'agit toujours du contact direct, et sans intermédiaires solides, enti^e l'eau à élever et le fluide moteur. Seulement ce fluide n'est plus ni la vapeur, ni l'air comprimé, mais bien l'eau elle-même à l'état liquide.
Imaginons qu'un ensemble de travaux soit situé au-dessus d'une galerie d'écoulement, représentée en A sur la figure schématique 630, et puisse fournir, dans un puits B, une colonne d'eau en charge. Il s'agit d'utiliser cette puissance pour élever, jusqu'à la galerie A, les eaux d'une certaine zone de l'aval-pendagc, captées dans un puisard C.
Le tuyau fixe d'amenée de l'eau d'amont se recourbe au point D. en forme d'U, dans le bief inférieur. Un tuyau vertical FG, mobile
HUÏENS DIVERS D'ÉPUISKMENT. 331
autour di! soa axe, remonte de ce point à la galerie. Il se termine par une petite turbine G qui, en raison de ret écoulement , détermine la rotation du tuyau sur lui-même. Le tube tournant est divisé, par trois plans méridiens, en six compartiments. A chaque instant, un seul d'entre euï se trouve au-dessus du débouche de l'eau molricc en E, mais lous s'y présentent successivement dans cette révolution. Ils rtîçoivent donc, l'un après l'autre, l'impulsion ascensionnelle de l'eau moirice, qui sourd en dessous. Comme, d'ailleurs, chacun d'eux se dérobe immédiatement à cette alimentation, en raison du mouvement de gyralion, il s'y produiraitun vide, si, pendant les 5/6" de la réviJulion, l'eau stagnante du bief ne se Irouvait toute prCte pour le remplir, en s'y lançant à la suite de la gorgée d'eau motrice, que le compartiment vient de recevoir à son passage au-dessus du distributeur. La force vive d'impulsion s'userait, à la vérité, bienlât, par l'action de la pesanteur, mais, avant ce moment, cette travée a été ramenée par [a rotation au-dessus de la souree motrice E, pour i-ccevoir une nouvelle alimentation qui entretient le mouvement.
»73 — Machines à colonne d'eau. — Après avoir complet» l'exposition du principe de l'impulsion directe, en mentîonnanl celle de l'eau contre l'eau, je n'ai pas besoin d'ajouler que la véritable solution pratique de l'application de la force hydraulique l'exhaure ne saurait se trouver que dans l'emploi d'intermédiaires solides, recevant d'un côté l'action de l'eau motrice, et la trans^ rucltant, d'aulre pari, au liquide qu'il s'agit d'élever. Il y a donc lieu de distinguer dans cet ensemble, et d'examiner successivement l'oiftane récepteur et l'organe élévateur.
ÉPOISENKNT.
En ce qui concerne ies récepteurs, j'ajouterai aux généralités déjà présentées à ce sujet ('), l'indication des perfeclionnemenls qui ont été apportés récemment à l'emploi spécial de la machine à colonne d'eau pour l'épuisement des mines. Je parlerai d'abord des appareils de M. Davey de Leeds (').
Dans la machine simple (fig. 631), le moteur A agit par traction
directe sur la pompe B, dont le pistou est monté sur la môme tige, et, par le moyen de la touche C et des taquets D, D', sur le tiroir E (fig. 632), qu'il renverse de lui-même aux extrémités de la course. Celui-ci, en ouvrant l'une après l'autre les deux lumières F. F', admet la pression motrice dans les tubes G , G' alternativement, au-dessus des pis- Pompe à coiaiine dv-au tous distributeurs 11 , H' (oo»pe"ioriioi!w7p|, (Hg- 635). Celui de ces derniers, H, qui la subit en (■^'"■pe ir.n5yor»iK|.
ce moment, s'abaisse sous cet effort , ouvre le clapet I , et livre passage, dans le cylindre A, h l'eau motrice fournie par la conduite J. Au contraire, le piston 11' est actuellement soulevé, et permet l'évacuation, à travers K, de l'eau qui a terminé son rôle dans le moteur. Un fourreau L permet d'agrandir, le cas échéant, le diamètre de la pompe, en changeant en même temps le piston (%
[') Tomel. p. 77i.
(*) IiuCilulioii of meckanical Enginecit, avril 18ftO, p. ÏW.
(>) A GrifT-Colllery, pi-Ès Miineatou, deux machines de ce type épuùeul, »ou9 une
Fig. 633.
Pompe i colonne i'etu
ds Criff Cullierj
La machine double {fig. 634) présenle trois luyam horizontaux, qui se redressent à angle droit, à une faible dislance, pour verticalement dans le puits. L'eau motrice est amenéi' de l'exlfr rieur par le tuyau A, et parvient, à travers des distiibtileun B, B' semblables k ceux du cas précédent, aux crlindrcs mch
Fin- eu. Pompe i colanjic d'emi ilet ulinei rlu Manireld,
teurs C, C, lesquels actionnent les pompes D, If. L'eau ijiii a terminé son rôle dans le moteur, s'en retourne par If tuyau F,. Quant aux pompes D, D', elles puisent, au moyen des aspirants V, F', le liquide qu'elles envoient A la surface, à travers la c^olonne G (').
974 — Je citerai encore un dispositif très ingénioitx dti lurmo auteur, permettant de renvoyer l'eau extraite, à travers le tuyau même qui amène l'eau motrice.
Celle-ci descend de l'extérieur par la conduite A {fig. (iô.'), (iôG).
pression enéctive de 150 mètres d'eau, un outrage en tallée, i traveri une conduiic de D'île de dîanièti-e, 240 nièlits de longueur incliacc, cl 40 mètres de bauieur viLTlit.jk', en rejetant ainsi, dans le puisard collecteur, 500 raèli-et cubei par jour. Li coui^c o:( di: 0^,16. Les diamètres sont égaui A 0*,10 pour le piston moteur, et O'l'2! (loiir riilui dt.la pompe. Li Titesse atteint 12 coups doubles par minute, et le rendemunt O.ijti.
(<) Cet appareil fonctionne dans les mines de sel du Hanafeid, où il ('K've, en tIiiuI' quatre heures, à 500 mètres de hauteur, 4M mètres cubes de saumure, dniil hi di.'n^ilè dÉTCloppe une presiion d'environ 40 almosphèi'es. Les colonnes liquidiâ jie s<:i'vl'iii, dans le puits, que de transmission pour la force motrice, qui eft ToDroie nu jr)ug' jimi- un accumulateur (Tome I, 781). Le rendement approche de 0,60.
S3Ï ÉPUISEVENT.
traverse le distributeur B et fait périodiquement sentir sa pression, par le tube C. dans le double corps de pompe D, D'. Elle soulève ainsi les plongeurs E, E', par conséquent le poids F, et le piongeur G, qui sont solidaires entre eux. L'ascension de G aspire alors, à travers le tube 11. l'eau du puisard I. qui vient remplir le corps de pompe J.
Le distributeur B venant à se renverser, intercepte l'arrivée des
eaux motrices par la colonne A, et permet l'évacuation, dans le puisard K, de l'eau de la conduite C, et, par suite, de celle du cylindre J, à travers le clapet L, sous la pression de l'accumulateur F. Tout recommence aloi's, et, le clapet L retombant sur son siège, la nouvelle ascension de G appelle encore l'eau du puisard I.
a7S — M. C. Boux est l'auteur d'une remarquable pompe ii colonne d'eau, construite par M. Crozet pour le puits Saint-Pierre du Creusot ('). L'appareil est double, et formé de deux pompes à
C) Rmit mduttrielle. Ifl mura «M. p. 11*. - CRM, 1881, H2. GrtiUol.
VOÏENS IJIVKRS D-KfUISEHENr, 53S
double fllt'l. qui soril on coiiniiuniculion avcr un im>me itservoir d'air. La figuiv lj."7 ifprést'nlo l'uni' dr ses mnilii-s.
Cdl.. [lailir <mi,,,r
M-i-'iM .F \.\''t^'"^Mi'
le jeu des plongeurs B,B' appelle alternativement, par les clapets C,C', l'eau de la bâche D, et la refoule, à travers les soupapes E,É', dans la colonne d'élévation F. Pour actionner les deux plongeurs B,B', on a monte sur leur tige commune un piston central B^, qui reçoit successivement, sur chacune de ses faces, Faction des eaux motrices amenées par la conduite G. Elles lui sont fournies par les lumières II,ir, influencées par le grand distributeur I. Celui-ci est .actionné de son côté par les eaux motrices, à l'aide des lumières J,J', influencées par le petit distributeur K. Ce dernier organe est enfin gouverné par le jeu des conduits L,L' qui aboutissent en M, M' dans les eaux motrices ou résistantes, suivant la situation occupée par le piston moteur Bj.
En ce moment, ce dernier vient d'achever sa coui*se de droite à gauche. A l'instant où il a dépassé l'embouchure M, l'eau motrice, agissant à travers le canal ML, a renvoyé à fond de course à droite le petit distributeur K. Celui-ci laissant libre le passage GNOJP, la pression d'amont s'est fait sentir à gauc.he du grand distiibuteur I, et l'a également repoussé vers la droite. Cette manœuvre a dégagé la communication GNOQRSH, et, par conséquent, l'effort moteur sollicite la face gauche du piston R^ pour lui faire opérer sa course rétrograde. Sur sa face droite, au contraire, les passages sont libres en MU'TUD, pour permettre l'évacuation de la cylindrée précédente dans la bâche.
Tel est ce remarquable dispositif, qui n'emploie, pour la distribution, que des renvois de pression à travers des orifices démasqués en temps oppoilnn, sans aucune connexion solide(*).
976 — Élévateurs. — Si, des récepteurs, nous passons aux élévateurs, il convient de dire que celui que l'on adjoindra le plus fréquemment à un récepteur hydraulique sera la pompe, et nous venons d'en avoir un exemple dans les machines Davey (n** 972, 973, 974). Cependant il existe dans l'industrie un certain nombre d'autres élévateurs (*). Je me bornerai à citer seulement
(*) A la pompe Saint-Pierre, les diamètres sont de 0",3o2pour les pistons moteurs B,, et 0",113 pour les plongeurs B, B'. La course est égale à 0*,250. (*) Vis d'Archimède, vis hollandaise, bélier hydraulique, écope, zigzag, otr.
ceux d'entre eux qui peuvent servir, moins, à la vérilé, dans l'iniérieur des mines, qu'il leurs abords, sur les découverts et dans les ateliers de prépamEiou mécanique-
Le chapelet hydraulique {') a élé employé pour un puits de 70 mètres à Tavislock (Dovonsiiirc). Il est formé d'un tuyau de 0"',10 de diamètre environ (fig. 658), traversé par l'une des travées d'une elialne sans lin, qui porte, de mètre en mètre, des pistons de cuir ou de gutla. Pour faciliter leur entrée, on évase, en forme de pavillon, l'orifice inférieur de la colonne. L'une des poulies de renvoi est munie d'un rochet, afin d'éviter le recul.
L'engagement de l'eau s'opère par soulèvement, s'il est possible d'immerger la base de l'appareil sur une hauteur égale à l'intervalle des pistons. On peut aussi procéder par aspiration, le piston forçant l'eau à monter pour le suivre, jusqu'à ce que le suivant vienne couper au pied celte masse liquide, pour la soustraire à l'action barométrique, et la soutenir jusqu'au sommet d'une; colonne, qui pourra, d'après cela, exiîéder 10 mètres.
A cause du jeu et de la perte qu'il détermine, laquelle deviendrait abusive avec Irop de lenteur, il convient de marcher à raison de deux mètres par seconde environ. Le rendement a paru assez satisfaisant.
La noria a également joué un râle dans l'épuisement souter-
■ûi'Ëy:-
Fig. 638. Oupelet.
(') Ponsoti. Supplément, II, 447. — Bélidor, Archittcturû hydraulique, t. I, Ut. Il, ebap. iT, pi. 1 , 3, 3, 5. — Rapport de H. Te Vaux sur l'exposition universelle de Londres de Mm, p. 155. — Bev. univ. d. m. et u., 1-, XII, U9.
raio ('), mais cette application doit Être considérée comme absolument suraonée.
Fig. 6j9. Itoue clévBkiire i paletto.
Les roues étévatoircs sont des engins plus utiles, mais pour
FIg. eiO, Roue «léiiloirc à godeli.
Wirioplou Smilb, la Bouille, traduit pu lUurice, p. S37.
roxlérieur sciilemenl. On emploie la roue à paielles {fig, OÔ9j. la roue à godets (fig. C40), ou la roue à tympans (fig. Cil). La pre-
mière, qui préseate comme le chapelet l'inconvénient du jeu, doii. pour ce motif, Cire menée plus vile que les deux autres,