ËPUISEIHENT PAR LE CABLE
977 — Lorsque l'entrelieu d'eau d'une mine n'a qu'une importance limitée, on évite l'établissement des pompes, en se servanl de l'appareil d'extraction, et de cages à eau que l'on substitue aux cages ordinaires{'). Ces engins(fig.642, 643) sont des parallélépipèdes construits en bois ou en tûle, munis de roulettes, pour faciliter leur déplacement sur les rails, et de clapets, pour l'écoulement de l'eau. La soupape de fond s'ouvre d'elle-même, soulevée par la pression du liquide, au moment m le mécanicien descend la cage dans le puisard. Elle se rouvre aulomatiquemenl , à la recette supé-
(') Dorlhac [DuH. min., i", Xil, 231). —Z. Bluichet [Bull. min.. 1~, VII, 67B).
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rieure, par la rencontre de son levier avec un taquet extérieur. L*eau s*élance alors en parabole , et franchit ainsi la petite distance qui sépare la cage, du caniveau préparé aux abords du puits pour recevoir ce jet. Si la cage vient à être montée trop haut, un second taquet fixe remet le clapet en place. On se sert aussi de manches en cuir, pour conduire le liquide jusqu'au caniveau, en déclanchant à la
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Fig. 642 et 6i3. Gage à eau (coape et élévaUon).
main le clapet. Tantôt la cage à eau se substitue complètement à la cage ordinaire; tantôt, sans détacher cette dernière du câble, on se contente d'enlever, s'il y a lieu, les planchers qui la subdivisent en étages, et d'y insérer une caisse à eau, établie sur des dimensions un peu moindres. Il est bon de laisser flotter, sur la surface liquide, un plancher léger, suspendu par quatre chaînettes à la partie supérieure du châssis. On communique ainsi à
l'eau plus de slabililé, pour empocher les clapolcmcnfs et les projectiaiis dans le puits, eu raison des mouvements du câble.
L'épuisement par les cages présente l'avantage d'éviler la mise de fonds considérable, qui serait nécessilée par rétablissement de pompes de mine. L'usure des câbles et de l'appareil d'extraction, duc à ce service supplémentaire, peut ûtre considérée comme formant â peu près l'équivalonl de l'entretien des pompes. Quanta la dépense de force motrice, qui est proportionnelle à la fois à la quantité d'eau et à la hauteur, elle différera peu, de l'un îi l'autre des deu\ modes. Les pompes sont cependant plus économiques. Bien que l'enlèvement de l'eau exige moins de main-d'œuvre que celui du minerai, on peut évaluer approximativement le pris de revient à cinq centimes par tonne élevée à cent mètres, tandis qu'il s'abaisse à trois centimes avec les pompes.
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