‹ Cours d'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 58 sur 120 · INFLUENCE BAROMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE BAROMÉTRIQUE

t009 — Étude théorique. — Tout dégagement gazeux ayant pour ses deux facteurs essentiels la pression et la température, on conçoit a priori que les mouvements du baromètre (*) et du thermomètre puissent avoir un certain retentissement sur le régime du grisou. Tout le monde sera sans doute unanime pour admettre le fait en lui-même ; mais le désaccord commence lorsqu'il s'agit de se prononcer sur l'importance effective de cette influence. Les deux opinions opposées ont, à cet égard, leurs partisans très convaincus,

(') II Importe de ne pas perdre de vue, d'après une remarque de M. F. Brabant (Les variations atmosphériques et la ventilation des mines à grisou, Annales des travaux publics de Belgique, XLII), que les variations du baromètre sont plus importantes au fond qu'à la surface.

En effet, la relation des pressions en deux points séparés par une diflérence de niveau égale h H, en un lieu de latitude l, est fournie par la formule de Laplace :

H = 18405 (\ + 0,002552 cos 2/) (i + ^^) Log 4"'

si Pi j/; $t &' désignent les pressions et les températures. Cette équation donne donc :

et, par suite, pour les accroissements finis que subissent simnKanément ces deux

quantités :

Ap = màp'.

Or, c'est au fond que la pression est la plus grande, c'est donc également au fond qu'elle éprouvera les plus fortes variations.

Si l'on suppose, pour nos climats :

la relation devient :

Log4 =0,000051746 H.

On aura, par exemple :

On peut donc facilement admettre, pour des mines profondes, que les variations barométriques de la surface se trouveront amplifiées de 10 % dans le fond.

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