‹ Cours d'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 83 sur 120 · PÉRIODES · texte numérisé non relu

PÉRIODES

DÉCÈS

Cette marche graduelle est bien propre à manifester les progrès que les conditions de sécurité ont accomplis, parallèlement avec l'accroissement de la production et de la profondeur. Certaines années ont été absolument indemnes, comme 1837 et 1853. Dans d'autres, au contraire, le chiffre est exceptionnellement élevé : 21,47 en 1838, et 23,38 en 1859, qui constitue le maximum. Depuis 1853, si l'on excepte les années 1879 (9,00) et 1875 (10,79), qui ont été marquées par les deux accidents de TAgrappe, on n'avait jamais dépassé 5,33. La moyenne de ces vingt-sept années a été de 2,57. Si l'on défalquait, pour les mettre à part, ces deux accidents exceptionnels, elle s'abaisserait, pour les vingt-cinq autres années, à 1 ,99. Il semble donc que, si Ton arrivait à éviter les accidents très exceptionnels, la moyenne normale pourrait se limiter, en ce qui concerne le grisou seulement, à un décès pour 500 000 tonnes.

En rapportant à un total abstrait de cent mille ouvriers employés à l'intérieur, les décès occasionnés en Belgique par le grisou, on arrive à une moyenne de 46 dans les vingt-cinq années qui ont précédé 1880, et de 105 pendant les vingt-cinq autres années antérieures. C'est donc une moyenne générale de 74 par an, pendant ce demi-siècle. Mais la subdivision en deux périodes met encore en évidence les progrès réalisés sous ce rapport.

(«) Rapport de la Commiision belge du grisou, 232.

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^RTICES MTERS.

1^34 — Allemagfne. — En Pmsse ('). on a, m sf limitanl aux décès oceoMÛmnés par le grwm^ enregistré ces rÉsoItats :

JI55ÉES

50XB1E extraites

50101E an fond et an joor

POOPOnHKI

ES CBSTliBtS

da porobrc de décès

dos am srisoa

au efaiffre lolil de

morts aceidcBlelies

ll,7t

En Saxe f), on a obtenu, pour le grisou seulement, les chiflres suivants, comme moyenne des six années comprises de 1873 à 1878 :

Nombre de décès par million de fonnes extraites .... 2,98

— — pour cent mille ooTriers de rinférieur. 71,00

Proportion en centièmes du nombre des morts dues an

grisoa,au cfaiflre total des décès accidentels 18,48

1235 — Comparaison. — M. Blavier, dans une intéressante étude (^), établit clairement la supériorité des conditions de sécurité des houillères françaises sur celles de la Grande-Bretagne, au moyen des chiflres suivants, relatifs à l'année i880, et qui expriment le nombre d'ouvriers employés correspondant à une seule mort accidentelle.

ACCIDENTS

FBANŒ

A.%GU!:TERitE

Grisou

Éboul^iïM^nt? . . . . ....-.--

Puil«

Causes diverses

Extérieur

(*) Pi4, Allemagne, 121. — Dombre, Le grisou, 167.

(«) PA, Allemagne» 25.

(*) Bull. Soc. éCenc, 5% XI, 45.

M. Yuillemin, dans un récent travail basé sur une statistique de dix années, établit, plus largement encore, la supériorité des conditions des mines de France (*). Le nombre douvriers tués sur 100 000 se répartit efTecti veinent de la manière suivante :

Saxe 339

Prusse 290

Belgique (Hainaut) 238

Angleterre 218

Autriche 211

France 209

La comparaison suivante, entre les charbonnages des pays européens de grande production, a été portée à la tribune de la Chambre des Représentants de Belgique (').

(') Mémotrei de la Société det Ingénieurs civile^ mars 1884, p. 349.

[*) Discours de M. Sainctelette, Ministre des travaux publics (séance du 6 avril 1880).

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Tableau.

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Cette même comparaison, présentée par M. le Conseiller Royal des mines de Prusse llasslacher, pour la période décennale 1871-1880, donne les résultats suivants (*) :

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