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et affectées, soit à une seule familie, soil, bu plus, à deux ménages, séparés par une cloison médiane et sans aucune communicalion (flg. 725 à 726).
Des aménagements d'ensemble fournissent )'eau et le gaz. En outre, les Compagnies houillères affectent à chacun un certain affouage en charbon ('). La Société perçoit, pour ses logements, un
(■) ISO kllograrames par seiniine en biTer, SO en été.
loyer, ordinairement illusoire, de 4 à 6 francs par mois et par maison. Cette considération n'a d'ailleurs qu'une importance secondaire, car elle se réduit, en dernière analyse, à une appréciation d'ensemble, par le mineur, des avantages qui lui sont ofTerts par la Compagnie, et, pour celle-ci, des déboursés dont il est pour elle l'occasion. L'ouvrier préfère, en général, cette combinaison. Il se |
sent, en quelque sorte, mieux chez lui, quand il a payé son loyer. Des primes sont attribuées aux ménages qui sont tenus avec le plus d'ordre et de propreté. L'intérieur est repeint tous les cinq ans, à Mariemont; l'extérieur, badigeonné à la chaux chaque année. Des étables, des buanderies, des fours à pain, sont rattachés aux divers groupes de maisons.
L'organisation de trains spéciaux sur les voies ferrées des Sociétés houillères, avec leur propre matériel ou celui des grandes Compagnies, peut permettre de disséminer les centres de population à quelque distance des puits, de manière à économiser des constructions coûteuses, en se servant d'agglomération déjà existantes.
11MB — Certaines mines, comme le Hasard (Liège) (*), Tharsis (Huelva), ont créé pour l'ouvrier célibataire, qui ne trouve chez lui, au sortir de la mine, aucune des nécessités de l'existence, des hôtels garnis, où tout lui est fourni dans des conditions très économiques. En Allemagne {*), on a institué des maisons-dortoirs (Schlafhaùser), dans lesquelles le mineur est défrayé pendant la semaine, retournant ensuite, à quelque distance, passer le dimanche, dans sa famille.
Beaucoup de Compagnies organisent des cantines, limitées à ce qui concerne la nourriture, afin de ne pas dégénérer en cafés, ou cabarets. L'ouvrier y trouve une certaine économie, et des garanties sérieuses pour son hygiène. On a aussi créé des boulangeries, qui livrent le pain au prix le plus réduit que permette d'atteindre la 6 panification en grand.
(*) Installations ouTriéres du charbonnage du Hasard (Rev, imtv. d, m. et u., XXXni, 198)..
(*) Dans les mines de Langenbogen, Hudersdorf, Sarrebruck, Stassforth, etc
iS44 SERVICES DIVERS.
1250 — Le bain est indispensable pour le mineur, qui sort des chantiers couvert de sueur et de charbon, avec des vêtements trempés par la transpiration et les infiltrations des puits. L'ouvrier marié le trouve souvent chez lui, s'il demeure à peu de distance. Cependant certaines Compagnies le fournissent à tous indistinctement, sur le carreau du puits (*).
De longues baignoires sont disposées avec un jeu de robinets, sous lesquels l'ouvrier se lave, et trouve même une installation hydrothérapique, élémentaire mais bienfaisante. Ces bassins ont i",60 de large, et une longueur indéfinie, sur laquelle il convient d'attribuer à chacun 0"*,60. Le mineur y resie cinq minutes, de sorte que ce même emplacement peut servir à un certain nombre, pendant la durée du trait des hommes.
Le baigneur laisse ses habits mouillés, et en trouve de secs. Du jour au lendemain, un service de blanchissage, muni d'essoreuses, étuves, etc., nettoie ces vêtements, pour que l'ouvrier puisse les reprendre. Le vestiaire, bien que contigu à la salle de bains, en doit être séparé assez nettement, pour que la buée ne puisse imprégner les objets qui s'y trouvent conservés. Une certaine aération de cette dernière salle est nécessaire afin d'éliminer la vapeur, tout en évitant les courants d'air. La température variera, suivant la saison, de 15 à 18 degrés pour Tair, de 28 à 35 degrés pour l'eau. Les bassins sont lavés à fond, après le passage de chaque poste.
1251 — L'hôpital, et les soins médicaux, constituent une nécessité de premier ordre, pour une population exposée à tant de dangers. Les Compagnies y pourvoient par la construction d'un édifice approprié, et l'organisation d'un matériel de secours et de transport , d'une pharmacie , et d'un service de médecins ordi-
|; naires; dépassant en cela, de beaucoup, les obligations qui leur
sont imposées, à cet égard, par les articles 15 et 16 du décret du 5 janvier 1813. Plusieurs de ces docteurs ont publié, dans divers
(') Dans la seule .année 1874, on a construit 52 établissements de |)ains, sur les puits du district de Dortmund . .
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opuscules (^), les observations qu'il leur avait été donné de faire, dans le service spécial auquel ils se sont consacrés.
La question de l'assistance médicale se relie d'ailleurs étroitetement à celle de la caisse de secours, dont nous parlerons plus loin.
tZ^lt — Institutions morales. — Lorsque les régions minières ne présentent pas d'édifices religieux, à proximité des centres d'exploitation, les grandes Compagnies n'ont jamais manqué d'en élever à leurs frais : églises catholiques ou temples protestants.
(*] D' Barella. Anémie des bouilleurs (Revue dei questionê scientifiques de la Société de Bruxelles, 1881, p. 337].
D' Bauzon (de Blanzy). Rapport sur l'accident de Nontceau-Ies-Vines, 1872.
D' Bourguet (de Graissessac). Brûlure par le ^isou et accidents produits par son explosion, 1876. — Explosfon de grisou du puits Sainte-Barbe, 1877.
D" Bugmois. Monograpbie de Tankylostome. Lausanne.
D' Dransart (d'Anicbe). De l'anémie cbez les mineurs (Bulletin de VassodaHon française pour le progrès des sciences. Congrès de 1882, p. 697).
D** Dujol (de Saint-Ëlienne). Appareil pour le transport des blessés dans les mines (CRM. 1883, 244).
D' Fabre (de Gommentry). Anoxbémie des bouilleurs (Revue des Sociétés savantes. Congrès du 16 avril 1879). — Du rôle des ankylostomes dans la palbologie des mineurs (Bull, min., 2% XI, 801. — CRM, 1882> juillet, 31). — Des eaux dans les travaux de mine, au point de vue de l'bygiëne professionnelle (CRM, 1883, 139). — Rôle des poussières cbarbonneuses dans la patbologie des mineurs (CRM, 1882, 98). — Conditions bygiéniques des bouilleurs (Revue des Sociétés savantes, 3*, I, 195). — Influence du travail souterrain sur la santé des mineurs (CRM, 1878, 235).
D** Giaccone. Le gallerie a foro cieco e la malatlia dei minatori. Turin, 1882.
D' fierpin. Instruction sur les premiers soins à donner aux asphyxiés par l'acide carbonique, 1864, in-12.
D' Ludwig Hirt. Die Krankeiten der Arbeiter,, Leipzick, 1873.
D' ILuhorn, Éludes sur les maladies particulières aux ouvriers mineurs, Paris, 1863.
D' Lombard. La maladie des mineurs employés au percement du tunnel du Saint' Golhard, Genève, 1880.
D' Nanouvriei (d'Anzin). De l'anémie des mineurs, Paris, 1878. — CRM, 1878, 148, 227. — Maladie et hygiène des ouvriers travaillant à la fabrication des agglomérés de houille et de brai. 1876, in-8<*.
D' Perroncito. L'ankylostome duodénal de Dubini et la maladie des mineurs (Comptes rendus de V Académie des sciences, XGIY, 29).
D*" Riembaut (de Saint-Étienne). Appareil de transport des blessés. Saint-Étienne, 1880, in-g". — Anémie des mineurs (CRM, 1878, 148). — Hygiène des ouvriers mineurs dans les exploitations houillères, Paris, 1861.
D*^ Sonderegger. Rapport ofiiciel sur l'état sanitaire des ouvriers du Saint-Gotbard {CorrespondenZ'Blatt fur Schw. aerste Jahrg., X, 1880).
Die Sogenannte Tunnelkrankeit (OEsterreichische Zeitschrift f. B. u. H. 1881, 416).
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Plusieurs l'ont fait avec un luxe dont les populations se montrent justement fières.
L'école a toujours été aussi une des premières préoccupations des Sociétés de mine. Écoles de garçons et écoles de filles, écoles d'adultes, écoles maternelles, ouvroirs, crèches, salles d^asile, sont établis avec une sollicitude attentive; et partout d'aussi louables efforts ont été largement récompensés par les résultats obtenus. Certaines Compagnies font une condition absolue, pour l'admission du jeune mineur, qu'il soit capable d'écrire sa demande, séance tenante, et d'une manière satisfaisante. A côté des écoles primaires, on a institué des écoles professionnelles, pour les ouvriers ou les contremaîtres désireux d'acquérir un supplément d'instruction (*).
Des bibliothèques instructives ont été créées pour les ouvriers, et mises à leur disposition ; prêtant des livres à domicile, ou fournissant des salles de lecture chaufTées et éclairées, qui enlèvent aux cafés et aux cabarets de nombreuses recrues. On a institué aussi des collections techniques, pour l'instruction du personnel. Des journaux ont été fondés, tels que VAmi du Mineur (der Bergmannsfreund), journal hebdomadaire de Sarrebruck ; ainsi que des publications de diverses natures, comme VAlmanach du Mineur (Bergmannskalender) . Des conférences sont faites aux ouvriers, non seulement sur les questions techniques de leur profession, mais sur des sujets intéressants de toutes sortes.
Des orphéons, des fanfares sont constitués par quelques Compagnies, qui en font tous les frais. Certaines Sociétés, et l'État, en Allemagne, pour ses mines domaniales, organisent des fêtes spéciales pour les mineurs, ou contribuent, par un concours pécuniaire, à la fête de la Sainte-Barbe.
1253 — Institutions économiques. — Les Compagnies minières ont créé un grand nombre de rouages économiques, pour l'utilité de leurs ouvriers {*).
(*) Ces écoles sont nombreuses en Prusse. On en voit & Bochum, DiLlenburg, Eisleben, Essen, Klausthal, Obei*kirchen, Sarrebruck, Siegen, Tarnowiiz, MValdenburg, etc. (*) Alayrac, Société de coopération des mines deCourrières {Bull, min, ^%; 1,335). —
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La Société coopérative est un organisme commercial, destiné à procurer au mineur la vie au meilleur marché possible, en le faisant profiter des économies réalisées au moyen de l'achat en grandes quantités, et des relations étendues, que ne comporte pas, au même degi*é, le petit commerce. La Société coopérative les met à son service, en lui revendant toutes choses au prix coûtant, et sans bénéfice. Tout se trouve dans ces magasins : alimentation, vêtement, ameublement, etc. Dès qu'un courant suffisant de demandes s'établit sur un article non prévu jusqu'alors, il devient une branche d'opérations de la Société. La qualité des denrées est tellement bonne, en général, et le prix si réduit, que les ingénieurs s'y fournissent souvent, en même temps que l'ouvrier. On est môme obligé d'imposer une limite à la quantité que chacun a le droit d'acheter sur ces divers articles, pour éviter que ces matières ne deviennent le point de départ d'un commerce de revendeur aux étrangers. Certaines Sociétés, au contraire, vendent au public, mais au comptant. L'ouvrier seul obtient crédit. On opère alors d'après les cours généraux, de manière à réaliser un bénéfice, qui est distribué, en fin d'exercice, aux mineurs, proportionnellement aux sommes dépensées par chacun d'eux en achats de marchandises.
La Caisse de secours, dont l'idée remonte jusqu'au règne de Henri IV, fonctionne à Taide d'une retenue obligatoire sur la paye, qui est ordinairement de 2 à 4 pour 100, et à laquelle la Compagnie ajoute ordinairement, à titre gracieux, une somme égale prélevée sur ses bénéfices.
Dupont. Caisses de secours des mines (Comptes rendus de V Académie des sciences morales et politiques), — Salomon. Caisses de secours et de prévoyance des ouvriers mineurs en Europe {Mémoires de la Société des ingénieurs civils. Janvier 1878, 79). — Couriot. Caisses de secours {Mémoires de la Société des ingénieurs civils, mars 1884, 352). — Caisses de secours [Génie civil, HI, 17, 448). — Vuillemin. Caisse commune de prévoyance et caisse particulière de secours du Couchant de Mons (BulL min., 2*, I, 331). — Vuillemin. Institutions de secours et de prévoyance créées en faveur des ouvriers mineurs par les Compagnies houillères du Nord de la France, 1883. — Note sur les institutions fondées par la Compagnie houillère de Bessèges en faveur de ses ouvriers et employés, 188i. — La mine au mineur [Génie civil, lll, 595). — Les ouvriers mineurs devant la Chambre des Députés [Génie civil, Vf, 41). — Leplay. Les ouvriers européens (monographie XXXII, mineur des montagnes métallifères de l'Auvergne; XIV, mineur de la corporation des mines d'argent et de plomb du Haut-Harz; XV, mineur et fondeur de la corporation des mines de mercure de Camiole; XXI, mineur émigrant et paysan agriculteur de la Galice).
Souvent aussi, elle alimente seule la caisse de secours. Au point de vue auquel se place Fouvrier, la différence est peu sensible. Il ne se préoccupe que de ce qu'on lui remet, et ne comprend pas, par la pensée, dans son salaire, la retenue qui ne passe pas par ses mains. Au point de vue de la Compagnie, certains patrons aiment mieux fournir seuls les capitaux, afin de pouvoir diriger seuls la caisse, et d'éviter par là des difficultés. D'autres préfèrent précisément le mode inverse, estimant qu'il est plus avantageux d'administrer sous l'œil des intéressés, et de concert avec eux, de manière à désarmer une méfiance instinctive. Il semble, en outre, que la coopération de l'ouvrier à l'alimentation de la caisse, soit de nature à le relever à ses propres yeux, en ôtant à cette institution le caractère de la bienfaisance, pour y substituer plus nettement celui de la prévoyance.
En Allemagne, la loi intervient dans cette matière, en exigeant que la contribution soit, fournie pour moitié par le propriétaire, chiffre qui est souvent dépassé par lui (*).
Toutes les amendes, ainsi que le produit des wagons refusés, sont, en outre, versés dans la caisse de secours ; ce qui donne beaucoup de force à la Compagnie pour édicter des punitions de ce genre, puisqu'elle n'en profite pas, et que le montant, prélevé sur l'ouvrier répréhensible, revient directement à l'ouvrier souffrant.
La caisse de secours assure les soins du médecin, les médicaments gratuits, une paye journalière au malade incapable de tra-
(*) La contribution mise à la charge des Compagnies, en sus du salaire attribué à
chaque ouvrier, est souvent considérable. On en peut juger par quelques exemples,
relatifs à l'exercice 1882 :
Fr.
Firminy 86,50
Blanzy 90,00
Anzin 95,00
Aniche 114,00
Bessèges 118,00
Liévin 165,00
La Société d'Épinac étant restée, pendant quelque temps, sans distribuer aucun dividende à ses actionnaires, n*en attribuait pas moins 86 francs à l'ouvrier. Les charges que s'imposent, à cet égard, certaines Compagnies françaises sont à peu prés doubles de celles que supportent les exploitants de Prusse et de Saxe (Couriot. Mémoiret de la Société deê ingénieurs civils^ mai*s 1884, p. 358).
vailler (*), les frais funéraires en cas de mort, une pension aux veuves non remariées, Téducation des enfants jusqu'à l'âge de quatorze ans.
En Belgique, chaque mine, ou groupe de mines, possède sa caisse de secours particulière, et l'ensemble des exploitations d'un district, une Caisse commune de prévoyance ll^y subventionnée par le gouvernement, les Compagnies, et une retenue effectuée sur les salaires. Les caisses communes ont la charge des pensions temporaires ou viagères, et des secours extraordinaires. Les caisses particulières restent chargées des secours momentanés, et des frais de médecin et de médicaments (*).
La Caisse de retraites^ quand elle est distincte de la caisse de secours, est destinée, comme l'indique son nom, à servir une retraite aux ouvriers qui sont restés, pendant un temps déterminé, au service de la Compagnie. Elle fonctionne à l'aide d'une retenue spéciale sur le salaire, à laquelle la Compagnie ajoute encore une somme égale. La pension atteint, à Bessèges, 600 francs à 55 ans d'âge et 50 ans de service, si le mineur quitte la Société. II peut également toucher une rente de 500 francs, en continuant à travailler. Les retenues sont remboursées à l'ouvrier qui abandonne la Compagnie, si elles ont été versées pendant un minimum de 5 années. A Sarrebruck, on arrive à 450 francs, avec 50 ans de service; et, à Klausthal, à 765 francs, après 40 ans. Une partie de la pension est réversible sur la veuve. En cas de second mariage, elle perd ce revenu, mais on lui accorde, en dot, une somme une fois payée.
La Caisse de dépôts, sorte décaisse d'épargne de l'ouvrier, reçoit ses économies, et lui en sert un intérêt, qui est ordinairement de 5 pour 100, pour stimuler eu lui le sentiment de l'épargne. On a
(<) Variaot de 0 fr. 75 à 1 fr. 50 et même 2 fr. 50 par homme; 0 fr. 60 à 1 fr. 00 pour une femme ; 0 fr. 20 à 0 fr. 50 par enfant.
(*) Centre, Liège, Nnmur, Charleroi, Mons, Luxembourg.
(') De semblables fédérations présentei^aient des difOcultés en France, et risqueraient d*entrainer des inconvénients ; cependant les exploitants en ont pris l'initiative, et ont solidarisé, pour former ime caisse centrale des retraites, les six compagnies de Bqaubrun, la Loire» Montrambert, la Péronnière, Saint-Ëtienne, et Villebœuf, en profitant, pour cela, des facilités particulières que présentait l'origine commune de ces Sociétés.
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même créé des caisses spéciales pour les enfants des écoles» afin de les dresser de bonne heure à Tordre et à Téconomie.
On a institué, à Bessèges, des livrets de gratification. Lorsqu'un ouvrier a mérité une récompense de 50 francs par an, au lieu de la lui délivrer, on Tinscrit à ce livret. A partir de ce moment, elle devient productive d'un intérêt de 4 pour 100. Il est de tradition, parmi les mineurs, que cette réserve n'est réclamée par eux qu'au moment où ils quittent le service, ou pour un besoin très urgent.
La Caisse de prêts fournit aux ouvriers qui paraissent offrir des garanties suffisantes, les avances nécessaires pour les aider à devenir propriétaires dans le pays. Les Compagnies y trouvent l'avantage de fixer, sur leurs exploitations, une population stable, plus sérieuse et plus tranquille que l'élément flottant et nomade, avec lequel des désordres sont davantage à redouter. Ces avances sont souvent faites sans intérêt.
V Assurance sur la vie que contractent beaucoup de jeunes ingénieurs, leur est facilitée par certaines Compagnies (^), qui prennent libéralement à leur charge la moitié de l'annuité à servir, pendant le temps que l'ingénieur passe à leur service.
11254 — C'est souvent par des chiffres énormes que s'établissent les budgets de ces diverses institutions. La Compagnie d'Anzin a élevé plus de 3000 habitations d'ouvriers. Ses écoles, dans lesquelles elle entretient 7000 élèves, garçons ou filles, lui ont coûté un million et demi. La Société des mines de Béthune a construit une grande église, qui est une merveille de luxe et d'élégance architecturale. La Compagnie de la Grand'Combe a dépensé 500000 francs, pour créer deux églises catholiques et un temple protestant. Sa Société coopérative a fait, dans certaines années, pour plus de 1 500 000 francs d'affaires. Celle de Blanzy distribue, par an, 1800 tonnes de pain et 270 tonnes de lard. La Caisse de
(^) Noie sur les institutions fondées par la Compagnie houillère de Bessèges en faveur de ses ouvriers et employés. — Badon-Pascal. Conférence relative à l'assurance sur la vie, faite à l'École des Mines de Saint-Étienne, CRM, 1883, 23, 47. — Kûltner. Die Inva-
liditâtund Invaliditâls-Versicherung der Steiukohlenbergleute (Zei7fc^f/1^ BHSy XIX, 155).
secours de cette Compagnie a un budget de 500000 francs. La Caisse de prêts de Bascoup a, en 1875, avancé 100 000 francs environ à ses ouvriers.
Au commencement de 1872, on comptait, en Prusse, 88 Sociétés ouvrières, comprenant 255408 membres, pour 2725 mines, et 202 usines ou salines. Elles ont encaissé, dans l'année, 12825483 francs. Le versement moyen de chaque membre a été de 25',06. Il lui a été attribué en retour 15',29 pour la maladie, et 24S88 pour les pensions, soit en tout 40',08; c'est-à-dire un excé-
dent de 15S02 sur son déboursé. Les dépenses, pendant cet exercice, se sont réparties de la manière suivante :
DÉPEiNSES
Pensions viagères aux ouvriers Pensions viagères aux veuves.
Secours aux orphelins ....
Secours extraordinaires . . .
Frais d'instruction
Salaires de malades
Honoraires de médecins . . .
Dépenses de pharmacie. . . .
Frais funéraires
Frais d'administration. . . .
Dépenses diverses
TOTADX. . . .