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La vitesse qui, tout à l'heure, devait avoir une valeur suflisante, ne doit donc pas non plus devenir trop grande. On voit, en outre, que les deux limites qui la comprennent ainsi sont très resserrées,
car le rapport du maximum au minimum est égal h \/2, ce qui représente environ 40 7o c" sus.
Toutefois on rencontrera, en réalité, plus de facilités que ne semble l'indiquer ce chifTre. D'une part, tous les grains ne partent pas de A, pour prendre ainsi leur élan ; en second lieu, ils se gênent les uns les autres ; enfin nous avons, dans cet aperçu, négligé les résistances passives (frottement sur la paroi et résistance du liquide) dont le travail est essentiellement négatif. Il s'adjoint donc à celui de la force verticale, ce qui revient à amplifier par la
pensée, dans une certaine proportion, le facteur — ^ — > et par suite
à augmenter, au delà de V^, le rapport du maximum au miniinum. Si cependant nous conservons l'expression précédente de la limite de vitesse û, capable de faire franchir les bords de la coupe, et que nous la mettions sous la forme :
--vn-T)
on voit qu'elle croit avec 8. U faudra donc, ainsi que nous lavons déjà énoncé sans démonstration (N® 1466), une allure plus rapide pour expulser les matières denses que pour les corps légers. Ce isont, par suite, les stériles qui sortiront les premiers, tandis que l'or restera au fond de la coupe.
CRIBLAGE À LA CU\E. 951
En appelant o^ et 8,, les densités de ces deux matiëresy le rapport des vitesses correspondantes d'expulsion û^ et û, sera le suivant :
Si Ton admet pour Tor 0^ = 19,00 et pour le quartz î = 2,65 il viendra :
L'écart n'est donc pas môme d'un quart en sus. On voit, par conséquent, à quel point le fonctionnement doit être attentivement surveillé avec cet intéressant enrichisseur, qui constitue, en quelque sorte, un appareil de précision.